24.10.2006

Sport extrême

15 jours après avoir été opérée, je me suis dit : après tout on ne pédale pas avec la thyroide donc je peux reprendre le vélo et ça :

- malgré la trouille de me faire amocher par une voiture
- malgré le mauvais temps, le vent et les risques d'averse
- malgré que je sois à jeun, prise de sang oblige
- malgré l'absence de parkings à vélo devant la clinique de la Providence à Poitiers
- malgré la distance (mauvaise excuse je le fais aussi vite à vélo qu'en voiture)
J'ai réussi à faire taire la petite voix qui me sussurait : "il va faire froid, il va pleuvoir, c'est loin..."

Je me rends compte que le (la) cycliste urbain(e) est très courageux(euse). (Il faut bien que je me congratule). Pourquoi certains vont-ils se faire des séquences frisson en pratiquant des sports extrêmes (rafting, spéléo, funboard, chute libre) alors qu'on a tout ce qu'il faut à Poitiers : une rocade sur laquelle on lance les voitures à grande vitesse avec voies d'entrée et de sortie utilisées comme piste d'envol toujours par les mêmes voitures lancées à grande vitesse, et sur cette même rocade, une bande cyclable pour les quelques cyclistes qui veulent pratiquer un sport extrême sans aller trop loin.

Bonus : la tempête a envoyé un tas de branches d'arbres sur la rocade à hauteur de la patinoire rendant la circulation des cyclistes encore plus imprévisible.

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