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européana

  • Visite chez Europeana

    Chère Huguette,

    Ce week-end, je vous invite à découvrir Europeana. Vous allez me dire : encore une nouvelle chaîne de magasins comme Ikéa ou Conforama, mais pas du tout.

    Europeana, c’est un peu comme le portage de livres à domicile, mais sur votre ordinateur (ou celui de la Pension des Violettes) et sans la visite de Mme G., la bénévole de la bibliothèque qui passe avec son chariot (voir votre commentaire du 15 novembre 2006)
    Une très grande bibliothèque où l’on peut se promener, feuilleter des livres, mais attention des livres dont les auteurs sont tous morts depuis au moins 70 ans (une histoire de droits d’auteur).
    Enfin, j’ai pensé que ça pouvait vous intéresser de retrouver par exemple : le manuel des dames, ou l'art de l'élégance, sous le rapport de la toilette, des honneurs de la maison, des plaisirs, des occupations agréables / par Mme Celnart ou encore le trésor de la cuisinière et de la maîtresse de maison... et... le dictionnaire complet de cuisine, de pâtisserie et d'office / par A.-B. de Périgord.

    Savez-vous que les américains ont copié la même chose en beaucoup plus grand, une gigantesque bibliothèque qui s’appelle Google Book. Je m’y perds toujours un peu et je trouve leur service pas très fair-play. En effet, je m’installe tranquillement, je commence une lecture passionnante, je tourne la page, et surprise un message me fait comprendre que pour lire la suite, je dois acheter le livre. Vous connaissez beaucoup de bibliothèques qui prêtent des livres avec des pages manquantes ?

    Avec Europeana, pas de surprise de ce genre. Sans doute les éditeurs ne se précipitent-ils pas pour rééditer les manuels de politesse du XIXe siècle. Et puis, leur service est vraiment très efficace, rapide et plein de petites attentions pour les lecteurs : une loupe pour les mal-voyants, des marque-pages pour se souvenir des passages intéressants (où l’on peut s'exercer aux folksonomies), des pense-bêtes qu’on peut ouvrir, déplacer, consulter… et même une boite aux lettres …

    Etant donné mon intérêt pour la bicyclette, j’ai fait quelques recherches dans cette nouvelle bibliothèque. Tiens, j’ai trouvé ce petit extrait dans le Journal des Goncourt : mémoires de la vie littéraire, 1896

    Dimanche 3 décembre. Chez Plon, on disait ces jours-ci, que la bicyclette tuait la vente des livres, d'abord avec le prix d'achat de la manivelle, puis avec la prise de temps, que cette équitation obtient des gens, et qui ne leur laisse plus d'heures pour lire.

    Pour en savoir plus sur Europeana, on peut lire en ligne :
    Europeana, le projet de bibliothèque numérique européenne face à Google, une émission de France Culture, Tinhinane, février 2007
    Les entretiens de la BnF, Marlène's corner, novembre 2006
    Europeana contre Google Livres : le comparatif, Benjamin Ferran, 22 mars 2007