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  • Monsieur Vocivélo privé de vélo (suite)

    Ce qu’il y a de bien dans le fait d’être temporairement privé de vélo c’est qu’il faut marcher. Et là je me rend compte que si à vélo j’ai du mal à me faire une place dans le ville, à pieds c’est encore pire et encore, je suis un piéton à peu près valide et sans accessoire !
    Trottoirs exigus qui obligent à marcher sur la chaussée, poteaux de toutes sortes venant entraver la progression, dénivelés plus ou moins abruptes pour créer un accès à un garage sont autant d’obstacles qui font qu’une marche en ville ne peut jamais être une promenade les yeux en l’air mais tien plutôt du parcours du combattant.
    Nos trottoirs sont envahis de tout un tas de poteaux : EDF, de téléphone, d’éclairage, de publicité, de panneaux de signalisation pour la circulation des voitures, arceaux pour accrocher les vélos, et caetera … et caetera … qui deviennent autant d’obstacles que rencontre le quidam marchant dans nos villes.
    Et c'est sans compter les véhicules mal garés et le jeu de roulette russe qui consiste à traverser une rue, fusse dans un passage dit protégé ! (voir note Vocivélo … sans vélo).
    Et encore je suis valide ! Mais qu’en est-il de nos amis qui ont quelques difficultés à marcher, de ceux qui se déplacent en fauteuil ou même tout simplement avec une poussette ? J’ai eu l’occasion de devoir me déplacer avec des béquilles suite à un accident, et une sortie ne ville m’a suffit, ce fut la dernière car trop difficile et dangereuse.
    Donc, vocilétotistes, plaignez-vous mais sachez qu’il y a pire : vous à pieds !
    Ce qui est quand même un des plus grands paradoxes de notre société : les villes ont été construites par des hommes qui allaient essentiellement à pieds. En quelques décennies, ce mode de déplacement, qui reste quand même le plus naturel et le plus partagé par tout le monde, est devenu celui contre lequel on a érigé le plus de barrières et de difficultés et toujours au profit de …. la voiture.
    Rendons les villes aux piétons, à l’homme tout simplement et changeons cette mentalité qui est de voir la voiture comme la reine de la ville alors qu’elle n’est que l’intrus et le perturbateur.