08.10.2009
Rubrique pour les filles
De l'art de faire du cyclocamping quand on est une fille ou comment voyager à vélo sans pour autant ressembler à une globe-trotter. Je ne parle pas des grands voyageurs (6 mois à 1 an) car certains arrangements restent un mystère pour moi sur du long terme. Mais mon expérience de presque 10 ans de vacances à vélo me permet de commencer à savoir ce qu'il faut faire, ce qu'il faut carrément oublier, ce qui est facultatif mais qui peut permettre d'apprécier un voyage de 3-4 semaines à vélo.
Ce qu'il faut oublier : dans les sacoches (oui j'ai bien dit sacoches un truc qui n'a pas de forme dans lequel vont s'entasser toutes vos petites affaires et pas la peine d'essayer de partir avec une valise) point de maillot riquiqui, de chapeau à larges bords, de robes à bretelles mais plutôt des chaussures de sport, un chapeau genre Indiana Jones et un short multipoches. De la crème à bronzer et des lunettes de soleil restent malgré tout fort recommandés.
Dans la trousse de toilette, oublions la brosse à dents électrique, l'épilateur et le sèche-cheveux. Revenons aux basiques : une brosse à dent manuelle, une pince à épiler et le vent pour sécher les cheveux. Mais on peut agrémenter de quelques petits plaisirs qui sont appréciables après une journée à transpirer sur le vélo: un déo (utile quand on revient à la civilisation) un parfum (quelques échantillons ou un mini-flacon), un baume à lèvres coloré, une crème hydratante...
Côté fringues, même si le short est plus pratique pour faire du vélo, rien n'interdit de glisser discrètement dans ses sacoches une mini-robe ou une tunique qui prend très peu de place en évitant le modèle qui nécessite du repassage. Par dessus un pantalon, cela pourra faire impression en cas d'invitation à dîner (en fait complètement improbable mais il faut être prêt à toute occasion). Et s'il reste encore un peu de place dans les sacoches, ajouter une paire de ballerines genre bensimon qui prennent très peu de place : c'est bien vous qui portez tout sur le vélo?
Vous l'avez compris, on pourra jouer sur des accessoires (mais j'ai pas dit futile) pour garder un semblant de dignité même après avoir parcouru 60 kms à vélo par une chaleur écrasante ou une pluie torentielle, en ayant perdu son chemin plusieurs fois, et sans espoir de disposer d'une vraie salle de bain ou de dormir dans un vrai lit le soir.
Faut-il qu'on les aime nos compagnons cyclistes pour accepter de les accompagner lors de leurs grandes migrations à vélo à travers l'Europe, l'Asie ou l'Amérique! Ils appellent ça vacances et on acquiesce consciencieusement.
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26.08.2009
Du bonheur de pédaler
Chapitre 3 : les p'tits bonheurs
Mais qu'est-ce qui nous fait pédaler sans relache tous les étés pendant nos vacances au lieu de profiter du confort d'une location de vacances. Qu'est-ce qui nous fait préfèrer dormir sous la tente, la monter et la démonter tous les jours, dans des campings dont l'entretien laisse parfois à désirer?
Pourquoi se nourrir tous les jours de fruits, tomates, sandwiches, cuire des pates tous les soirs accompagnées de sauce tomate en boite alors que l'on pourrait se payer le restaurant plus souvent.
...et pédaler, toujours pédaler, quelque soit le temps et le relief.
Mais où courons-nous et pourquoi??
Sûrement pour tous ces moments exceptionnels que l'on peut vivre grâce aux vélos et que l'on ne pourrait pas connaître dans une relative sécurité et tranquillité de vacances programmées.
Un principe de base : on improvise mais tout s'arrange toujours.
Un jour, nous arrivons sur un camping à 16h00 sur l'île de Wight. Il fait chaud (enfin c'est relatif car en Angleterre s'il fait chaud c'est pas non plus la canicule). Mais bon il fait chaud, on monte la tente, arrive un anglais qui nous dit : "Vous voulez quoi? thé, café?" Nous : "ben du thé s'il-vous-plait" (Moi je n'aime pas trop le thé mais je n'ose pas froisser les anglais). Et notre voisin de camping nous apporte 2 chaises (forcément des chaises on peut pas en avoir sur nos vélos) et 2 tasses de thé. Je ne crois pas qu'ils nous auraient fait la même proposition si on était arrivés au volant d'un 4x4...
Un autre jour, il est midi et nous sommes arrêtés dans un pub anglais, arrive une cycliste qui nous demande "C'est à vous les vélos chargés? Vous allez où?" "Ben justement on cherche sur la carte un camping pour ce soir" "Venez dormir chez moi, il y a de la place". Elle nous inscrit son adresse à une trentaine de kms, numéro de téléphone et voilà une rencontre que l'on est pas près d'oublier parce qu'on a été très bien reçu sans avoir rien demandé. Dire que je m'inquiétais un peu car nous n'avions plus rien à manger dans nos sacoches, parce que c'était dimanche soir ... et qu'on ne voyait pas trop de campings dans la région. Quand on vous dit que tout s'arrange toujours, c'est pas plus compliqué.
Il pleut? (ben oui en Angleterre), un abribus en pleine campagne nous permet d'attendre la fin de l'averse, un pub nous accueille le temps d'une bière, une expo nous permet de patienter (ici à Honfleur)
On arrive trop tard sur le site très touristique des Needles, île de Wight. Bingo : l'accès aux voitures est fermé, on se faufile à vélo et on profite du site pour nous seuls.
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19.08.2009
Galères sur la Manche
Chapitre 2 : On me pose souvent la question au retour de voyage à vélo "Pas trop de galères?" Comme si le fait de faire du cyclocamping devait entraîner forcément des galères... alors que la vraie galère, c'est de rester dépendant de sa voiture pendant les vacances : le pire étant de charger les vélos sur la voiture (pour faire 10 kms à vélo sur l'île de ré?).
Bref des galères pas vraiment, juste des moments un peu plus difficiles qui ne compromettent pas le voyage.
Le mauvais souvenir a été le passage du Pont de Normandie à vélo. Une voie cyclable existe sur le pont qui pourrait faire croire aux cyclistes que l'on peut s'y engager sans problèmes. Et pourtant, je ne recommanderai cette "promenade" à aucun cycliste : la voie cyclable très étroite n'est pas protégée de la circulation, le vent violent ce jour-là (mais j'imagine que cela doit se produire souvent) plus les voitures et camions qui vous frôlent à très grande vitesse, tout cela contribue à rendre peu recommandable cette traversée. D'autant plus qu'à l'arrivée sur le Havre, vous avez le choix entre l'autoroute ou une voie cyclable de quelques kms qui vous lâche en pleine zone industrielle : reste environ 4-5 kms de route à circuler à nouveau avec des camions qui n'ont pas l'espace nécessaire pour doubler un vélo mais le font malgré tout car ils n'ont pas trop le temps de patienter derrière les cyclistes.
Il y a aussi parfois des moments un peu délicats où l'on se demande si l'on va finir par dénicher un camping pour planter la tente, si la supérette sera ouverte pour acheter de quoi manger ou si l'on pourra se mettre à l'abri de la pluie. Mais c'est vraiment de l'anecdote.
Point de vue technique : on a juste changé une chaîne dont un maillon menaçait de s'ouvrir. On a d'abord trouvé des ouvriers qui nous ont prêté un outil pour resserrer provisoirement le maillon de la chaîne, puis 3 kms plus loin un vélociste (à Villedieu-les-Poêles) qui nous a changé la chaîne de vélo promptement et très efficacement.
On n'a pas été malade même après avoir englouti des tonnes de scones anglais accompagnés de clotted cream, on a constaté une seule chute de vélo sans gravité, alors des galères? non décidément je n'en vois pas. Demain je vous parle des p'tits bonheurs en voyage.
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18.08.2009
Les rives de la Manche à vélo
Chapitre 1 : le trajet
Pendant 3 semaines, nous avons parcouru à vélo les rives de la Manche. De retour à Poitiers, c'est l'heure d'un petit bilan pour des vacances un peu différentes.
L'enjeu de départ : ne pas utiliser la voiture pendant nos vacances et se déplacer uniquement à vélo ou en transport en commun. Nous avons donc utilisé le TER au départ de Poitiers pour rejoindre Caen, ensuite le vélo de Caen à Dieppe, ferry pour Angleterre, puis vélo de New Haven à Southampton, ferry vers l'île de Wight, vélo sur l'île de Wight, retour en Angleterre, vélo vers la New Forest puis départ de Poole en ferry vers Cherbourg, puis Cherbourg-Tours à vélo et enfin Tours-Poitiers en TER. Au total, 1101 kms à vélo, le reste en TER ou en ferry. Heureusement pour moi, les vélos ne sont pas autorisés dans le tunnel sous la Manche. Sinon, je suis à peu près sûre que Michel voudrait tester juste pour le fun.
Par ailleurs, nous emportons tout le matériel de camping pour être autonome. Nous avons planté la tente tous les soirs pendant 3 semaines dans un camping différent ce qui constitue un bon échantillon de campings en tout genre : depuis le 3 étoiles avec piscine repéré avec le guide Michelin (mais la piscine nous sert à rien on est trop fatigués pour nager après avoir pédalé toute la journée) jusqu'au camping qui nous a recueilli à 22h30 sous la pluie en sortant du ferry Dieppe-New Haven et pour lequel nous avons découvert notre environnement le lendemain matin au réveil :
Les routes : pas de routes nationales évidemment. Donc uniquement des petites routes départementales peu fréquentées voire ignorées par les automobilistes, des véloroutes (voies ferrées réaménagées pour les piétons et les cyclistes), des voies vertes, des pistes cyclables, des chemins...
à suivre dans le chapitre 2 : demain, je réponds à la question "Et des galères? vous en rencontrez pas trop?"
08:29 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cyclocamping, vacances à vélo, voyage à vélo
16.03.2009
Festival du voyage à vélo
Cette année je ne vous raconterai pas les films visionnés au festival de cyclocamping international. RIEN, vous ne saurez rien de mes coups de cœur, de mes déceptions, de ce qui m'a fait rêver...
Pourquoi??
Tout a commencé 2 mois plus tôt quand Michel m'a dit "Cette année on va donner un coup de main au festival" Moi : "Comment ça ON? Toi mais pas moi. Moi, je veux voir les films, je veux pas faire bénévole"
Et voilà comment je me suis retrouvée samedi dès 9h00 cherchant ma place de bénévole novice parmi les autres bénévoles (120 en tout) s'activant avant l'ouverture du festival. Finalement, c'est derrière le comptoir à pâtisserie que j'ai pu observer les coulisses du festival. Les pâtisseries : un vrai dilemme pour moi qui n'arrive pas à perdre 300 grammes après 1000 kms à vélo. Alors que dire après un week-end au festival du voyage à vélo où l'activité principale consiste à regarder d'autres pédaler autour du monde? D'autant plus que le contrat de bénévole ne précisait pas s'il fallait tester chaque variété proposée : Paris-Brest, mille-feuilles, tartes au citron, brownies, pudding à la cerise...
Bref, Michel a beaucoup travaillé restant très présent derrière le comptoir à pâtisserie et moi un peu moins, m'éclipsant chaque fois que possible pour assister aux films et diaporamas. Entre chaque séance (5 dans la journée de samedi et 4 dimanche) spectateurs, techniciens, projectionnistes et exposants viennent se restaurer. Je deviens très adroite dans l'art de vanter la tartelette au citron ou le flan aux abricots, de faire tenir un paris-brest sur une assiette en carton ou de gérer la pénurie de tarte au citron. "Non plus de tarte au citron mais je vous conseille le flan aux abricots. Tout le monde l'a trouvé excellent." Je repère les gourmands qui reviennent plusieurs fois, les raisonnables, les indécis...
Joëlle qui orchestre l'intendance du festival s'inquiète de voir les stocks diminuer rapidement. Je jure que je n'ai pas aidé à l'écoulement des stocks, tout au plus j'ai craqué pour un mille-feuilles et s'il ne restait plus de pâtisseries à 16h30, je n'y suis pour rien.
Je profite des pauses pour engager la conversation avec mes voisins de comptoir : à droite les salades et les sandwiches, à gauche les boissons et le café. On échange devinez quoi? des impressions de nos voyages à vélo.
Avec ces quelques photos prises en marge du festival 2009, j'ajoute que je n'ai pas regretté de fréquenter les coulisses parce que j'ai rencontré plein de cyclovoyageurs CCistes sympas.
22:28 Publié dans cyclocamping | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage à vélo, cyclocamping, cyclocamping international
07.03.2009
Un rendez-vous pour les cyclo-campeurs
Le festival international du voyage à vélo a lieu ce week-end 14 et 15 mars à Paris.
Une occasion de rappeler aux néophytes en quoi consiste ce festival et pourquoi ils peuvent s'y rendre même s'ils ne pratiquent pas le vélo et/ou le camping.
Non il ne s'agit pas d'un rassemblement de quelques extravagants qui ont fait le tour du monde à vélo et qui tiennent absolument à vous infliger leur diaporama de 2 heures avec commentaires à l'appui : "là c'est moi après avoir traversé le désert du Gobi, crevé 5 fois, mangé des sauterelles."
Non, vous ne rencontrerez pas des cyclistes en tenue de baroudeur*, ayant oublié de se laver et de se raser depuis plusieurs mois mais plutôt des gars et des filles absolument normaux. Tout au plus, vous aurez peut-être la chance d'apercevoir un mollet nu et encore, si le temps le permet.
Non CCI ne cherche pas à enrôler de force des candidats à la route à vélo de Nantes à Vladivostok en hiver et en complète autarcie.
Nul besoin d'être adhérent pour venir assister à ce festival où les films présentés sont de VRAIS films documentaires avec du suspens, de l'émotion, de la poésie, du rire...
Les exposants, auteurs, éditeurs, journalistes présents ont du temps pour vous rencontrer. Rien à voir avec un salon du livre où vous attendez une heure pour une dédicace d'une minute. L'année dernière, j'ai pu discuter avec le journaliste Raphaël Kraft, auteur de "Un petit tour chez les français".
J'ai une vraie admiration pour le travail de ce journaliste cycliste. Raphaël Krafft a produit en 2008 une série de reportages "Roue libre" pour France Inter.Il sera présent au festival CCI 2009 pour un débat sur le thème "Voyage à vélo et journalisme".
Donc, rendez-vous à Paris, Saint-Denis samedi à partir de 11h00. Programme du festival ici (en PDF) Ah au fait, Mr et Mme Vocivelo y annonceront en avant-première les dates et lieu du 2e we CCI en Poitou-Charentes...
*cyclo-campeurs revenant d'une balade dans le Finistère à la Pointe St Mathieu en 1977...
15:10 Publié dans cyclocamping | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cyclocamping, cci, paris, voyage à vélo
17.08.2008
Le superflu
Tout ce que nous avions emporté dans nos sacoches et que nous aurions pu laisser à la maison. Peu de choses en fait, la preuve en images et les explications :
- 3 rouleaux de papier WC, emporté par crainte de ne pas en trouver dans les lieux publics et pas utilisé parce que dans ces pays-là, il y a TOUJOURS du papier dans les toilettes, même en pleine forêt. Mais pourquoi on sait pas faire la même chose en France????
Toilettes en pleine forêt, personne à 10 kms à la ronde, mais des toilettes impeccables pour les quelques randonneurs ou cyclistes qui passent dans la journée.
- un k-way qui s'est révélé totalement inefficace pour protéger des averses en Suède. Avons dû racheter un vrai imperméable étanche (il s'agit d'un North Face).
- une boite de maïs qui a fait l'Allemagne, la Suède et le Danemark et qui vient de finir dans une salade "cosmopolite" à la maison.
- un antivol : sujet de discussion entre Michel et moi. Lui estime qu'il n'y a jamais besoin d'antivol parce que personne n'aurait l'idée de voler nos vélos chargés comme des mulets. Moi, je pencherai plutôt pour 2 antivols par sécurité. Résultat, on emporte 2 antivols pour me rassurer, mais on en utilise qu'un seul.
- Quelques médicaments dont imossel pour intestins délicats, mais en fait on n'en a jamais eu besoin.
- Un guide des nuits de camping au Danemark pour cyclistes. Les campings proposés dans ce guide sont souvent des campings dits "primitifs", c'est à dire que l'on est pas sûr d'avoir des douches, voire même pas d'eau courante. De ce fait, nous avons préféré les campings classiques, plus chers mais qui assurent au moins une douche, parfois une piscine, quelques provisions et souvent une bière fraiche à l'arrivée!
- Une chambre à air de rechange. En fait, on a crevé 1 fois, mais il s'agissait de la roue de la remorque pour laquelle nous n'avions ni rustines, ni chambre à air de rechange.
- un short inutilisé pour Michel. En ce qui me concerne, j'ai tout utilisé et j'ai même réussi à compléter ma garde-robe d'un très chic pantalon et d'un débardeur made in Danemark et en soldes, de la marque Noa Noa, et de caleçons Bjorn Borg super confortables. Pourvu qu'il n'y ait pas les mêmes à Poitiers...
12:05 Publié dans cyclocamping | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cyclocamping, voyage à vélo, Danemark, camping
16.08.2008
L'année des coccinelles
Cette année au Danemark a été l'année des coccinelles. Je ne sais pas si c'est habituel, mais on en a vu partout. Elles nous suivaient, confortablement installées sur nos vélos, ou sous la tente. Nous avons aussi été régulièrement assaillis de guêpes, pas très agressives mais un peu insistantes dans leur façon de tourner autour de nos piques-niques surtout en forêt. Et puis, quelques crapauds nous ont rendu visite sous la tente. Voilà pour les p'tites bêtes.
Côté gross'bêtes, nous avons croisé assez souvent les inévitables moutons de la mer du Nord, très intéressés par le vélo de Michel, des chevaux très contents de grignoter nos restes de pain, et même un troupeau de cerfs et biches d'élevage.
Enfin, comme partout des vaches, quelques lapins, et même une race de veau angora.
Ah, j'oubliais ... quelques moustiques ... de préférence la nuit sous la tente.
17:10 Publié dans vacances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, cyclocamping, voyage à vélo, danemark
15.08.2008
De retour du Danemark
De retour après 3 semaines en Allemagne, au Danemark et en Suède où nous avons parcouru à petite vitesse 1300 kms à vélo le long de la mer du Nord.
Nous avions laissé notre voiture au nord d'Hambourg dans un camping choisi au hasard sur la carte : le camping Seeluft à Wesselburen. Nous avions demandé aux propriétaires de pouvoir stationner la voiture sur le camping pendant notre périple de 3 semaines, explications en allemand car ils ne parlent pas anglais mais apparemment ils avaient bien compris et ils nous ont proposé de garer la voiture dans un hangar. Une fois la voiture en sécurité, nous avons chargé sur les vélos : la tente, les duvets, matelas et tout le matériel pour camper, direction le nord.
Notre projet était de suivre la North Sea Cycle Route. Cette route de 6000 kms passe par 8 pays : Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Danemark, Suède, Norvège, Ecosse et Angleterre. Nous avions déjà suivis cette route en Belgique et au Pays-Bas en 2006. Il fallait donc poursuivre la découverte vers le Nord.
2 semaines de grand soleil et vent dans le dos nous ont permis de remonter sans problèmes jusqu'à l'extrémité nord du Danemark en longeant la côte ouest pour atteindre Skagen, puis de Frederikshavn nous avons pris un ferry pour la Suède. Arrivés à Göteborg sous une tempête, nous nous sommes malgré tout obstinés à continuer à vélo pour atteindre très péniblement l'auberge de jeunesse de Küngalv où nous avons passé une nuit pour sécher notre matériel.
A partir de Küngalv, nous avions envisagé de poursuivre jusqu'en Norvège, puis finalement la météo nous a un peu découragé. Donc demi-tour et ferry pour un retour vers le Danemark. Nous avons alors pédalé dans l'intérieur du pays en suivant les nombreux itinéraires cyclables proposés. A Silkeborg, nous avons pris le train jusqu'en Allemagne : 3 changements mais il faut dire que prendre le train dans ces pays est nettement plus facile qu'en France.
Bilan : 1300 kms à vélo - 1 aller-retour en ferry - 2 chutes de vélo sans gravité - 1 crevaison - 1 kilo perdu
Nous avons grandement apprécié les nombreuses pistes cyclables en ville, les voies cyclables réservées au vélo, les aménagements de route permettant au vélo de rouler sans discontinuité, les panneaux indicateurs permettant de suivre les itinéraires cyclables, les stationnements vélo, les nombreux réparateurs pour vélo. Pour la seule crevaison que nous avons eu en Allemagne, il nous manquait une chambre à air de rechange pour la remorque. Un réparateur se trouvait à 4 kms, ce qui nous a permis de réparer très rapidement.
16:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, suède, danemark, cyclocamping, voyage à vélo
17.07.2008
Voyager léger
En prévision d'un départ imminent, Mme Vocivélo prépare ses sacoches et s'aperçoit affolée qu'il faut choisir 3 livres seulement parmi ces titres empruntés dans différentes bibliothèques où elle travaille ou qu'elle fréquente :

Critères de sélection : le poids, l'encombrement, l'interchangeabilité (avec Mr Vocivélo). Surtout ne pas les avoir déjà lus car c'est ce qui est arrivé l'année dernière et c'est pas drôle.
S'aperçoit également qu'elle n'arrivera jamais à fermer sa trousse de toilette, ayant pourtant réduit au strict minimum ce qu'une femme peut emporter en voyage.
Se demande perplexe où caser ces quelques provisions dans ses sacoches si elle veut garder de la place pour ses tee-shirts, ses shorts, un sarouel (pas commode pour faire du vélo mais peut servir le soir), une paire de ballerines (pour changer des sandales), une chemise blanche (au cas où Mr et Mme Vocivélo lassés du camping choisissent d'aller à l'hôtel) et quelques menues babioles...
Reste la solution ultime pour gagner de la place :
- couper le manche de sa brosse à dents
- couper toutes les longueurs superflues de lacets sur les vêtements, les chaussures, les duvets, etc... lu quelque part mais pas très convaincue
- glisser en douce dans les sacoches de Mr Vocivélo quelques bricoles. Mais hélas, Mr Vocivélo est très autonome, il prépare ses sacoches tout seul.
Cherche désespérément d'autres idées pour alléger ses sacoches...
18:50 Publié dans vacances | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : voyage à vélo, cyclocamping, danemark, allemagne















