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cyclocamping

  • Itinéraire cyclocamping en Suède

    Le voyage commence au Danemark, à Copenhague où nous avons laissé la voiture. Nous aurions préféré prendre le train de nuit Bâle-Copenhague mais nous n'avons pas été assez prévoyant. Il faut réserver 3 mois à l'avance, c'est à dire dès l'ouverture des réservations.

    Un pont gigantesque relie Copenhague à Malmö, mais ce pont est interdit aux cyclistes. Nous avons donc pris la direction d'Helsingor au Danemark par la route cyclable n°9. En route, à Rungsted, le musée Karen Blixen pour les amateurs de littérature. En longeant la mer, on croise de ravissants petits villages avec maisons aux toits de chaume dont la petite ville de Niva. Puis une traversée de 20' en ferry nous permet d'atteindre Helsingborg, ville jumelle en Suède.

    danemark

    En 2013, la Suède comme le Danemark ne sont pas rentrés dans l'euro, échanges avec un danois autour du problème de la conversion euros/couronne danoise : "Heureusement que nous n'avons pas l'euro, il nous faudrait payer pour les grecs !" nous dit-il... On ne surenchérit pas, parce qu'on est pas d'accord, il laisse tomber.

    Après Helsingborg, nous prenons la direction de Malmö en longeant la mer Baltique et on découvre avec plaisir qu'il est possible de s'y baigner, c'est à dire que la température de l'eau est tout à fait acceptable pour des bretons. On déjeune à Landskronna au Why Not Café, juste à côté de la forteresse. Après avoir traversé toute la ville de Malmö, nous passons la nuit au camping de Limhamn, avec vue sur le pont qui relie à Copenhague.

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    Le lendemain, nous atteignons l'extrême pointe sud de la Suède à Smygehamm. Le lieu attire beaucoup de touristes mais il est nettement moins spectaculaire que Skagen, pointe nord du Danemark (voir ici) A Beddinggestrand, nous nous arrêtons au camping d'où nous repartons dès le lendemain pour 30 kms de voies cyclables protégées, le long de la mer, avec une étape à Ystad... la ville de Kurt Wallander (le fameux commissaire suédois héros de la série TV).

    ystad

    Pour avoir un peu de tranquillité, nous quittons la côte méridionale, partie de la Suède qui est très fréquentée en ce mois de juillet. En plongeant dans l'intérieur des terres, nous découvrons une Suède très rurale, beaucoup de cultures, du blé, des maraichers, des élevages, de petites villes comme Tomelilla, St Olov avec à chaque fois, une église et souvent le clocher en bois à côté de l’Église. Nous repérons aussi très vite les cimetières comme des endroits agréables pour pique-niquer : tranquillité, calme, de l'eau et même très souvent des toilettes (irréprochables).

    eglise, suède

    J'insiste pour que l'on fasse un détour vers le site de Stevenshuvud (la tête de Stevens) réputé pour le panorama. En arrivant sur le site, un trail de  quelques kilomètres est signalé, un sacré raccourci pour atteindre Kivik et pas de problèmes pour les cyclistes, nous assure un animateur sur le site. Il n'a pas vu nos vélos chargés, ni la remorque. On avance, le trail devient de plus en plus difficile mais on s'obstine. On refuse de faire demi-tour même devant l'amoncellement de cailloux toujours plus gros. Finalement, il nous faut décrocher les sacoches, dételer la remorque, porter le chargement puis les vélos sur 2-3 kms et cela nous a pris 2 heures.

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    Samedi 27 juillet, fin de la première semaine de vélo, on retrouve le "Cykelsparet", puis une voie cyclable sur une ancienne voie ferrée entre Torparebron et Maglehem. Sur la place du village, un petit comptoir avec des framboises, des cassis, groseilles, lavande, plants de perlagonium, courgettes, oeufs, oignons et personne ne surveille. On paie, on met l'argent dans la boite. La Suède nous étonne, quel pays tranquille !

    A Vittskövle, le château se reflète dans l'eau et nous offre la vue de son grand corps de bâtisse en briques rouges, une tour ronde surmontée d'un dôme. L'étape du soir nous permet de découvrir Kristianstad, une ville surnommée Lille Paris, c'est à dire le petit Paris, de larges avenues et quelques bâtiments colorés. Nous nous offrons le luxe d'une bière dans un bar, luxe car la bière est taxée comme tous les alcools en Suède ; de plus le taux de la taxe s'élève en même temps que le degré d'alcool.

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    De Kristianstad, on passe Fjälkinge, Kiaby et Nymolla, ville de contrebande du XIXe (contrebande de tissus, soie, coton, puis à partir de 1930 contrebande d'alcool). Nous finissons la journée à Pukairt, camping coincé entre l'autoroute et le bord de mer, nous y rencontrons 2 familles venues de Suisse, à vélo avec 5 enfants, un follow-me, une remorque, un tandem... Une super ambiance dans l'équipe, on essaie de les convaincre de proposer un montage vidéo au festival CCI (un jour peut-être...)

    Le lendemain, nous prenons des directions opposées. Eux vers Trelleborg pour un retour en ferry vers l'Allemagne, alors que nous poursuivons la route le long de la côte escarpée. Alors que nous croisons de nombreux cyclistes portant un fanion numéroté, nous comprenons que c'est la semaine cyclotouriste en Suède. 400 engagés, nous croisons même un français venu en camping-car pour participer à l'événement.

    Et la météo, me direz-vous ? Si je n'en ai pas parlé, c'est qu'il n'y avait rien à dire jusqu'à aujourd'hui. Un temps superbe et beaucoup de soleil contrairement à tous les pronostics (la Suède en vacances et à vélo, vous êtes fous ou complètement inconscients, bah c'est vrai vous aimez les pays froids). Mais aujourd'hui 30 juillet, il pleut depuis 6 heures du matin et il faut plier la tente mouillée. Nous rangeons à part le double-toit dans une sacoche, Michel ayant fait le choix judicieux d'un modèle de tente où l'on peut séparer le double-toit et l'intérieur de la tente. On roulera toute la journée sous la pluie : détour par le fjord d'Östre sur une piste nommée Bräkneleden, passage à Ronneby et un arrêt au Radehus Café, c'est à dire au café de l'ancienne mairie. Après un détour volontaire pour éviter la presque-île de Karlskrona (très touristique), la soirée au camping de Gängletorp est pluvieuse. Le lendemain matin, atmosphère toujours pluvieuse, un orage magnifique nous contraint à attendre l'éclaircie dans la salle commune du camping.

    Beau temps revenu, nous roulons dans la forêt et pique-niquons près d'un kiosque aménagé où l'on trouve en libre service fraises, framboises, tomates et même des glaces. L'étape du soir à Kristianopel nous permet de découvrir le camping établi dans une ancienne forteresse. Et bientôt se profile sur la côte est de la Suède, la ville de Kalmar. Rues pavées, vieille ville, cathédrale, château. De Kalmar, on embarque avec les vélos sur un petit ferry en direction de l'île d'Öland. Inquiétude, est-ce un bon choix au regard de l'attrait touristique de l'île ? Il s'avère que passé l'embarcadère de Färjestaden où s'agglutinent les touristes, vers le sud, la circulation à vélo est facile. On traverse Morbylånga puis arrivée à Degerham, Arvisk où se trouve un camping très bien équipé. A notre surprise, il y a peu de monde sur ce camping en bord de mer. En soirée, la baignade dans la mer Baltique et seuls face aux éoliennes en pleine mer nous fait apprécier pleinement notre choix.

    En ce matin ensoleillé, la route nous mène vers le sud de l'île d'Öland. A l'extrémité, les terres ont été confisquées autrefois au profit d'un roi. Un mur barre toujours l'île d'est en ouest (sur environ 5 kms) dans le but de contenir le gibier réservé. Partout sur cette partie de l'île, c'est l'alvaret, un paysage étonnant car dépourvu de végétation.

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    Deux autres journées à vélo sur l'île nous conduisent successivement à Ralla près d'Ekerum dans un camping semi-industriel (450 emplacements en bord de mer) puis à Lotorp dans un camping 5*. Les campings sont chers en Suède, mais on finit par comprendre que les vacances d'été se terminent pour beaucoup de suédois début août, donc les tarifs ont tendance à baisser. Dans le nord de l'île d'Öland, on repère dans une "Gårdsbutiken" des spécialités à base d'un petit fruit orange que l'on finit par identifier comme l'argousier (havtorn en suédois).

    Après 4 jours et demi passés sur l'île, une traversée de 2h30 en ferry nous permet de rejoindre Oskarshamn. A partir d'Oskarshamn, nous abandonnons notre objectif initial d'atteindre Stockholm (il reste environ 250 kms). Le retour prévu en train à partir de Stockholm s'avèrant complexe car les trains de grande ligne n'acceptent pas les vélos. Il nous reste une dizaine de jours pour revenir vers Copenhague en traversant la Suède d'est en ouest. Ce sera une occasion de découvrir les lacs intérieurs avec une inquiétude : rencontrerons-nous les moustiques dont on nous a tant vanté les mérites ?

    Les premiers dénivelés du voyage se profilent, montées et descentes se succèdent et la carte nous indique une altitude de 200 m ! La région autour de Nybro est réputée pour les souffleries de verre et cristal. Après un arrêt à l'ancienne gare de Skruv transformée en café, puis une halte devant une étrange maison abandonnée en forêt, l'étape du soir sera Linneryd au bord d'un lac.

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     Entre Timgsryd et Olofstrôm, le lac de Mien est l'un des plus anciens de Suède. Ce lac immense s'est développé à la suite d'un impact de météorite. Selon la légende, le nord du lac abrite des grottes dont l'entrée se situe au-dessous du niveau de la mer. Mais attention, un gardien géant veille sur l'entrée des grottes, on le reconnait à sa couronne surmontée d'un énorme poisson.

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    Au camping d'Olofström (implantation Volvo), les douches nous réservent une surprise. Comme dans beaucoup de campings, la douche est payante. Mais là où ça se complique, c'est que le monnayeur est à l'extérieur de la douche à une dizaine de pas. Il faut 1KR pour 3' d'eau chaude, mais on peut pas mettre d'avance 3 pièces de 1KR. Il faut donc sortir de la douche tout nu (pas le temps de s'enrouler dans une serviette), remettre 1KR dans le monnayeur, se dépêcher car le temps commence à courir mais pas trop si on vient juste de se savonner pour ne pas glisser...

    Après l'étape d'Olofström, de Nasum à Immeln, les anciennes voies ferrées ont été reconverties en voies cyclables. La "Banvall" suit son cours dans un paysage vallonné et bordé de vergers. A Immeln, bière à la main, nous contemplons une cabane rouge perdue dans les sapins au bord du lac.

    4e semaine de voyage en Suède, et nous atteignons Hassleholm. Lassitude ou envie de changer de paysage ? Nous nous renseignons à la gare. La liaison vers Helsingborg est en travaux, il faudrait prendre le bus, ce qui est difficile avec les vélos. Ce sera donc un retour direct vers Copenhague en quelques heures. Et la fin du voyage au camping de Copenhague.

    La fin du voyage ? déjà ? oui et non car nous restons à Copenhague le temps de visiter le FabLab à la maison de la culture de Valby, de rendre visite à un ami de Cycling for Libraries, puis de parcourir la ville à vélo d'est en ouest avec une facilité de déplacement qui nous enchante.

     

     

     

  • Gastronomie et voyage à vélo

    La question récurrente des non-initiés au voyage à vélo : au fait, mais vous mangez QUOI en voyage ? Pour répondre à cette question, observons les photos rapportées de notre dernier voyage en Suède.

    suède, sandwich crevettes

    Là c'est le deuxième jour, on s'est arrêtés dans un petit resto et on a commandé un sandwich crevettes qui a l'air très appétissant. Le problème, c'est qu'on s'est aperçus par la suite que le même sandwich est servi à peu près partout et qu'il existe très peu de variantes. Exit le sandwich crevettes et feuille de laitue.

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    Sur notre petit réchaud, on arrive à cuisiner quelques légumes : carottes, tomates, champignons, pois gourmands. On trouve très facilement ces légumes soit dans les supérettes ouvertes tous les jours (parfois jusque 21 heures), soit en bordure de route dans des stands non surveillés (on choisit et on met les sous dans la boite). Du coup, on en fait notre menu favori, on prépare le soir une grande quantité, et on garde le reste pour le pique-nique du lendemain midi.

    courgettes suède

    La partie sud de la Suède est une région maraichère, les champs de fraise par exemple sont tellement répandus que nous en avons fait notre dessert préféré surtout avec de la crème fraiche en alternance avec les framboises qui se cueillent sur les bords de route.

    escargot de suède

    Là c'est une fausse piste, on ne mange pas d'escargot de Suède.

    suède, gateaux

    Pause goûter avec croissant, gâteau à la rhubarbe et biscuits. Les lieux touristiques, les musées, les châteaux offrent presque toujours un lieu pour se restaurer. Ce ne sont pas vraiment des restaurants, mais c'est en général moins cher, et si on a très faim le sandwich crevettes sera toujours proposé au menu.

    Comme nous n'avons pas (encore) de frigo dans nos sacoches de vélo, tous les jours nous devons trouver une supérette pour acheter du lait, des yaourts, de la crème fraiche (pour les fraises), des œufs ou du jambon. Dans le fond de nos sacoches, nous avons un paquet de riz et des pâtes en cas de pénurie. Tant que la situation n'est pas désespérée, on n'y touche pas et généralement ces provisions de secours reviennent en France intactes.

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    Et pour répondre à la question de Gilles (fidèle supporter de ce blog depuis les origines), j'ai bien regardé toutes les photos prises (au moins 500) en particulier lors des pauses repas et j'en déduis que nous avons surtout bu du café et du thé. Voici donc l'unique bière que nous avons bue en Suède.

    biere suède

  • Suède à vélo 2

    Avant de parcourir la Suède à vélo, j'avais dans l'idée que nous allions découvrir de grandes forêts de sapins, entrecoupées de lacs, entrevoir des rennes ou des élans. Certains suggéraient gentiment que nous allions surtout affronter des hordes de moustiques. Les moustiques ont été présents mais nettement moins féroces que les moustiques écossais et les seuls élans que nous avons pu apercevoir nous ont un peu déçus.

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    Contrairement à toutes nos prévisions, le temps a été très chaud. Nous avons même pu nous baigner à plusieurs reprises dans la mer Baltique. La côte méridionale de la Suède est très fréquentée, les vacanciers sont nombreux à venir en vacances en Scanie, la province du sud. Malgré l'affluence de touristes, nous n'avons jamais eu de problème à trouver une place de camping en suivant l'itinéraire de la mer Baltique.

    Nous avons passé 4 jours sur l'île d'Öland, une île très touristique. Nous l'avons beaucoup apprécié car il suffit de parcourir quelques kilomètres à vélo pour se retrouver dans la nature et découvrir de superbes paysages. De plus, on peut trouver des campings qui ne sont pas surpeuplés même en bord de mer.

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    camping Arvisk, près de Degerham, île d'Öland

    L'île d'Öland se parcourt facilement à vélo, la partie sud est très sauvage (Alvaret), l'absence d'arbres, la rareté de la végétation lui donne un caractère un peu étonnant pour un paysage scandinave.

    suède oland

    Nous avons fait un tour complet de l'île (140 kms de long) découvrant au hasard des routes l'un des 300 moulins qui tournent sur eux-mêmes, le mur de Gustav ou la forteresse d'Eketorp.

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    Mur de Karl Gustav

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    Fort d'Eketorp

    Cette balade de 4 jours sur l'île d'Öland a été comme une parenthèse pendant ce voyage en nous faisant découvrir une Suède que nous ne pouvions pas imaginer.

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  • Suède à vélo

    Retour de Suède où nous avons passé 4 semaines à vélo et premières impressions de voyage.

    La Suède est un pays idéal pour le voyage à vélo. On trouve de nombreuses voies cyclables, voies vertes, circuits balisés. Ainsi, nous avons suivi alternativement "the Baltic Sea Cycle Route" ou route de la mer Baltique (EuroVélo 10), le Cykelspåret, Banvallsleden ou Sverigeleden, et nous avons toujours été très tranquilles. Peu de circulation automobile sur ces itinéraires et des voies séparées pour les cyclistes dans les zones urbanisées. La cohabitation avec les automobilistes est extrêmement respectueuse. Le cycliste a pratiquement toujours la priorité lorsqu'il croise une route, la voie cyclable ne s'interrompt pas, ce sont les automobilistes qui s'arrêtent. On a vu des automobilistes attendre patiemment que l'on se décide à traverser la route alors que nous étions encore indécis sur l'itinéraire à suivre et que nous avions le pied à terre.

     

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    cykelsparet

    Grâce à ces réseaux balisés, on va de villages en villes, on découvre des châteaux, des ruines, des lacs, des forêts, des églises, des moulins, des vestiges de l'époque viking.

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    Par chance, la météo a été particulièrement favorable : nous n'avons eu que très peu de pluie contrairement à ce que nous avions envisagé compte tenu d'un premier séjour en Suède qui avait duré... 2 jours. Découragés par la pluie, nous avions fait demi-tour vers le Danemark plus ensoleillé.

    Les campings sont assez nombreux dans le sud du pays, provinces de Scanie, Blekinge et Småland. Nous n'avons jamais réservé d'avance puisque nous improvisons l'itinéraire au jour le jour. On trouve toujours de la place pour une tente et 2 cyclistes, même dans les régions touristiques comme l'île d'Öland ou dans les grandes villes comme Malmö. Généralement les campings sont équipés de lave-linge, sèche-linge, four micro-ondes, réfrigérateur, barbecue, piscine ... pour ceux qui en ont besoin !

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    Dans cette partie méridionale de la Suède, on trouve très facilement des supérettes pour s'approvisionner. Du coup, nous avons très peu de réserves dans nos sacoches, car ces supérettes sont ouvertes tous les jours jusque 20h00 ou 21h00 y compris samedi et dimanche. Dans le sud, de très nombreux stands sont installés au bord des routes avec framboises, fraises, courgettes, oeufs, confitures. Personne ne surveille ces stands en libre-service, chaque acheteur place l'argent dans une boite et note sur un cahier ce qu'il a acheté !

    suéde

    Pendant ces 3 semaines, nous avons parcouru plus de 1400 kms à vélo et nous avons surtout apprécié le contact avec la nature et les bords de mer, le calme et même le silence, les lacs, les forêts de sapins, les oiseaux et les petits animaux mais on n'a jamais vu de rennes malgré les panneaux qui l'annoncent. Voici pour les toutes premières impressions. D'ici quelques jours, on reviendra sur l'itinéraire suivi et les découvertes de ce pays.

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  • Une escapade à vélo

    Préambule : le titre de la note est inspiré de l'opération "Ma plus belle escapade en Poitou-Charentes". Du 13 mai au 28 octobre, le Comité régional du Tourisme (CRT) vous propose de partager vos photos sur twitter, instagram ou par mail avec le hashtag #escapadepch. Des lots sont à gagner : un Ipad, un séjour dans la région Poitou-Charentes, des entrées au Futuroscope, un panier garni de produits régionaux, etc.

    Notre escapade a duré quelques jours, où profitant d'un rayon de soleil, nous avons improvisé un voyage à vélo : Saintes-Bordeaux.

    Premier jour : Saintes-Royan-Le Verdon. Pour éviter la nationale, nous empruntons les petites routes de campagne. L'occasion de découvrir Rétaud (pause café), puis Thézac dont voici l'Eglise

    thezac, charente,

    Arrivée à Royan pour prendre le bac qui permet de traverser vers Le Verdon.

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    A l'arrivée au Verdon, on longe la piste cyclable pour trouver assez rapidement le camping du Royannais. La saison n'ayant pas commencé, on s'installe sans souci d'être dérangés par les voisins.

    jour 2 : Le Verdon-Hourtin. Cette étape nous permet de suivre la Vélodyssée, parfaitement fléchée. A Hourtin, nous faisons étape au camping les Ourmes (que l'on recommande : accueil sympa, prix abordable hors saison pour un 4*). Plongeon dans la piscine et soirée relax à la pizzeria du camping.

    jour 3 : Hourtin-Bordeaux par la voie cyclable qui relie Lacanau à Bordeaux. En chemin, nous croisons... 2 biches.

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    Sur cette piste cyclable, un arrêt possible à l'ancienne gare de St Médard en Jalles, transformée en café-restaurant. Nous arrivons au centre de Bordeaux après avoir un peu galéré comme toujours dans les grandes villes.

    jour 4 : journée de visite à Bordeaux où nous retrouvons Plume, Lili, Clara-Lune et leur maman.

    jour 5 : Départ de Bordeaux sous la pluie en passant devant le nouveau pont.

    bordeaux, pont

    La sortie de Bordeaux vers Lamarque par la D209 n'est pas un itinéraire idéal. Faute d'avoir trouvé mieux, nous cotoyons les automobilistes pendant quelques kilomètres le temps de trouver un itinéraire alternatif. Nous prenons le bac de Lamark à Blaye, accompagnés par 2 autres cyclovoyageurs que nous retrouverons au camping de Blaye. Il a plu toute la journée mais la soirée nous réserve une éclaircie, le temps d'admirer le coucher du soleil depuis la citadelle de Blaye.

    blaye

     

    jour 6 : nous quittons la citadelle de Blaye, destination Saintes toujours par les petites routes.

    blaye, citadelle

    Une voie verte nous permet d'atteindre Etauliers. Pause pique-nique sur la pelouse de l'Eglise de Salignac-de-Mirambeau. Nous photographions la corniche ornée de divers sujets gravés, dont la signification nous échappe un peu.

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    Comme nous avons pas mal trainé en route, nous décidons de rejoindre Jonzac pour prendre le train à destination de Saintes. Il s'agit d'un intercités sur la ligne Bordeaux-La Rochelle. Nous peinons à grimper les vélos plus la remorque dans le train pour découvrir qu'il y a déjà 2 autres vélos. Normalement, nous ne pouvons pas y rajouter nos vélos, mais impossible de faire marche arrière, le train a déjà démarré. Nous restons coincés à côté de nos vélos, espérant que le contrôleur sera indulgent.

    Un dernier cliché avant le retour à Poitiers. Si vous voulez faire la même boucle à vélo, compter environ 300 kms la plupart du temps en site protégé ou avec très peu de circulation. Carte à publier dès que Mr Vocivelo aura le temps.

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  • Lituanie (la suite)

    Au précédent épisode, nous entrions en Lituanie vers 17h00 à la recherche d'un camping pour passer la nuit. Notons qu'un trajet direct depuis Vilnius nous aurait fait passer par la Biéolrussie. N'ayant pas de visa pour ce pays, nous longeons donc la frontière biéolorusse avant d'entrer en Lituanie par un chemin de forêt.

    Comme nous ne prévoyons jamais d'étape à l'avance, nous nous en remettons... au hasard... c'est à dire soit à une indication d'un camping sur la carte (indication qui peut s'avérer fausse), une information de l'office du tourisme ou des commerçants que nous interrogeons. Parfois, lorsqu'on a déjà fait 70 kms et qu'on apprend qu'il faut en faire 20 de plus pour trouver peut-être un camping, on envie ceux qui ont un camping-car. Mais non pas du tout c'est une blague, on ne les envie pas du tout, on continue à pédaler dans la joie et la bonne humeur.

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    La première étape en Lituanie a été assez chanceuse : un camping est signalé sur la carte près de Seirijai à environ 30 kms de la frontière. Nous y débarquons à 21 heures : coup de chance, la réception est encore ouverte (cela nous donne une petite chance de pouvoir acheter une bière pour la soirée) et de plus, ils acceptent un paiement en euros, ce qui nous arrange car nous n'avons pas encore trouvé de distributeur. La Lituanie comme la Pologne et la Lettonie ne sont pas dans la zone euro.

    Nous roulons sans difficulté car le relief est peu valloné, en revanche les routes sont rarement goudronnées comme en Pologne. Parfois, les routes pavées de grosses pierres rondes nous obligent à pousser les vélos chargés.

    lituanie

    lituanie

     

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    Nous poursuivons notre route vers Vilnius, mais arriverons-nous à temps pour le départ de Cycling for Libraries ? à suivre

     

  • itinéraires

    Pour répondre aux questions de nos lecteurs, repérage en cours

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  • Premier vrai week-end de 2011

    Jusque là nous n'avions fait que de pâles ersatz de sorties (WE en AJ, sorties à la journée) mais là c'était décidé, on partait pour 3 jours et tant pis si la météo annonçait quelques averses éparses dans le centre, où justement c'est qu'on voulait aller.

    Et nous voilà partis samedi matin, et bien non, pas à vélo, mais en train. Direction Bellac avec un retour sur 3 jours, samedi soir étape au camping de Chateauponsac (pas vraiment sur la route du retour mais quand on aime on n'hésite pas à flâner un peu), étape du dimanche soir à Montmorillon, et retour dans l'après-midi de lundi avant l'orage.

    Donc trois jours sous le soleil avec un peu de pluie aussi.

    On a vu des DSCN1252.JPG

    et puis plein de

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    et des petites routes au milieu de la verdure DSCN1234.JPG(là ça descendait mais faut pas croire, ce n'était pas toujours comme ça)

    on a aussi rencontré les ancêtres de facebook

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    et on a même improvisé un resserrage de boulons sur un pont,DSCN1238.JPG

    on a trouvé une carte IGN n° 2029 O "Magnac-Laval" passablement mouillée mais qui peut encore servir après séchage. Celui (ou celle) qui l'a perdue peut venir la récupérer à la maison, à moins qu'il (elle) ne tourne en rond sans carte depuis dimanche

    On a re-failli la reperdre (la carte qu'on avait mise à sécher sur le pont, mais si, le pont là, celui où on a fait de la mécanique improvisée) mais Michel est allé la récupérer au fond de la rivière au risque de sa vie DSCN1241.JPG(sous le pont y'avait une rivière, il faut tout vous expliquer ou quoi ?).

    on a aussi vu des églises , trop bien pour le pique-nique et la sieste d'aprèsDSCN1263.JPG

    et desDSCN1268.JPG

    et bien sûr des DSCN1257.JPG

    et plein d'autres choses encore.

    Seule ombre au tableau: le groupe de motards qui campaient près de nous à Chateauponsac. Une dizaine de motos qui partent ensemble le matin, ça fait du bruit, presque autant que l'âne esseulé qui brayait tout seul dans son pré, mais lui au moins il savait pourquoi il faisait du bruit. Enfin!

    On est encore à se demander pourquoi il y avait tant de monde sur les routes en voiture et si peu à vélo. Ils ne savent pas ce qu'ils ont raté.

  • Voyage à vélo (5)

    Samedi 31 juillet 2010

    En quittant Saugues, nous empruntons une petite route avec une halte à ND D'Estours, une église du XIIe perchée sur un rocher. Nous approchons des gorges de l'Allier à Prades.Pour y parvenir, une descente à 15%, je ne suis pas très rassurée à cause du poids du chargement et je freine en permanence. A Prades, nous constatons beaucoup d'activités autour de l'Allier, en particulier du canoë. Un chemin pour randonneurs porte le nom "les noisettes sauvages" qui évoque le pays de Robert Sabatier.

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    Nous continuons le voyage en longeant l'Allier sur 8 kms jusque St Arcons d'Allier puis nous remontons vers Rognac et ensuite Siaugues St Romain. L'étape d'aujourd'hui de 30 kms peut sembler très courte mais il a fait très chaud. Nous nous installons au camping qui est pratiquement vide et nous dirigeons vers Siaugues pour ... une bière. Nous y achetons le journal local "La Montagne".

    Retour au camping toujours vide, lorsque 3 motards (très grosses motos) s'installent juste à côté de nous. Je m'inquiète pour notre tranquillité, mais il s'avère qu'ils ont l'air plutôt calmes. Depuis Bâle, ils parcourent la France avec l'objectif de retrouver un ami qui propose des randonnées à cheval vers Montlieu-la-Garde (33). Leurs étapes n'ont rien à voir avec les nôtres : ils ont traversé la France en 2 jours. Mais comme nous, ils recherchent des itinéraires tranquilles et se renseignent sur l'Auvergne, la Dordogne, le Périgord. Sur une carte, ils entourent tous les lieux à voir dans la journée de demain : volcans d'Auvergne, Rocamadour, gorges de l'Allier,...

    Dimanche 1er août 2010

    Devant l'épicerie de Siaugues, nous sommes un peu ébahis de voir les voitures sur le parking moteur en marche (3 en 10 minutes) pendant que leur propriétaire achète le pain. En quittant Siaugues, une pancarte évoque Maurice Fombeure, que l'on connait bien dans la Vienne. Ecrivain né dans la Vienne, un musée lui est consacré à Bonneuil-Matours. Mais il a semble-t-il aussi passé ses vacances à Siaugues et la commune l'évoque très largement sur 3 pancartes.

    L'épicière qui a déjà repéré nos vélos hier soir nous affirme qu'on est courageux de parcourir la route à vélo. La suite lui donne raison : encore 8 kms de montée jusque Chantuzier et une vue sur les Monts d'Auvergne. A Vazeilles-Limandre, quatre ânes dans un pré mangent notre pain dur. Puis à Loudes, on cherche un endroit ombragé pour un pique-nique. On nous conseille un chouette endroit à la sortie de la ville où l'on se rend à vélo pour constater que le chouette endroit est en plein soleil au bord de la nationale avec des voitures qui circulent à grande vitesse. Repli à l'écart vers la ville sur un terrain de jeux pour enfants.

    Au départ de Loudes, on prend une petite route vers St Paulien, puis direction Chavagnac. La route grimpe tellement qu'on est obligés de pousser les vélos avec grande difficulté. En haut, on tente un raccourci en pointillé sur la carte. Michel assure qu'au pire le chemin descend sur une mauvaise pente. Gagné : la route est caillouteuse, les mains sur les freins, il faut faire très attention à ne pas tomber du vélo sur 3-4 kms. Je finis par préférer marcher à côté du vélo!

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    Arrivée à Vorey : le temps change et devient orageux. Au camping, on nous propose le seul emplacement libre près d'un mobil-home inoccupé. La tente est montée en 10 minutes et une heure après l'orage est passé.

    En ville, c'est la fête : bal populaire et soupe aux choux. Dans le camping, aussi il règne une atmosphère de fête. Une fois de plus, nous sommes un peu décalés. Ayant pédalé toute la journée, on voudrait bien dormir mais les campeurs de la caravane tout proche écoute la TV en continu depuis notre arrivée.

  • Prochain départ pour ...

    Lors de la journée des associations à Poitiers, nous avons rencontré Rémi et Adeline qui préparent leur voyage à vélo vers le Maroc. Le départ initialement prévu le 11 octobre a été retardé de quelques jours car leur tandem est en révision suite à quelques problème mécaniques.

    Vous pourrez suivre leur projet sur leur blog : à la découverte de l'eau-tre

  • Voyage à vélo (4)

    Jeudi 29 juillet 2010

    De Nasbinals à Fau-de-Peyre, la route à vélo est très agréable. On trouve des framboises ou des fraises des bois un peu partout et les arrêts se multiplient. Après St Chelvy d'Apcher, on prend la direction "le Malzieu". Un panneau "partageons la route : distance 1m50 pour les vélos" nous semble de bonne augure. Hélas, une voiture nous double dangereusement malgré nos hurlements. Nous décidons de quitter la route et de tenter à nouveau un raccourci bien que la carte n'indique aucune route. Bonne idée car finalement, une petite route nous emmène en descente tranquille sur le Malzieu directement sur le camping. La responsable étant absente, nous nous installons après avoir fait le tour du camping pour choisir le meilleur emplacement. En général, il faut que nous fassions au moins 3 fois le tour complet du camping avant de tomber d'accord sur l'emplacement idéal : un arbre pour le fil à linge, du soleil le matin pour sécher la tente, pas trop de voisins, en tout cas pas avec la TV.

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    En soirée, c'est en parcourant le plan de la ville que l'on découvre "la porte aux fées" : un empilement de rochers à l'extérieur de Malzieu. On décide d'y aller même s'il faut encore grimper à vélo quelques kilomètres. Tout en haut, on croise des jeunes équipés pour l'escalade. Michel s'approche dangeureusement des rochers à pic alors que je reste prudemment sur la terre ferme.

     

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    Assez d'acrobaties pour aujourd'hui, retour à Malzieu et découverte de la ville médiévale entourée de remparts.

    Vendredi 30 juillet 2010

    Avant de quitter le Malzieu, nous faisons quelques courses. A la boucherie, le boucher prépare des steaks énormes et des rôtis pour des clients qu'il connait tous. Ici on consomme de la viande locale abattue à St Chély. Pour nous, ce sera 2 tranches de jambon et un morceau de saucisse au roquefort (saucisse sêche : un aller-retour dit le boucher).
    Puis, à la boulangerie, avec le pain aux céréales, nous achetons un sacristain et 2 mendiants (hier c'était un jésuite acheté à la pâtisserie, demain des religieuses?).

    Notre route à vélo se poursuit dans la région du Gévaudan vers la ville de Saugues par la D48, une petite route qui passe par la forêt et qui fait franchir un col à 1382 mètres : c'est un peu inhabituel pour nous car nous avions privilégié les pays plats lors de nos derniers vaoyages (la Hollande, le Danemark, le long du Danube). Je suis rassurée car finalement cela ne me parait pas insurmontable même avec les vélos chargés de bagages. Un arrêt pique-nique avec vue sur les monts de la Margeride, avant l'arrivée tranquille sur Saugues où le camping donne 4 étoiles mais reste très abordable pour les cyclistes : 6,95 euros la nuit pour 2 personnes. Après la douche et la lessive, nous repartons à Saugues toujours à vélo puisque c'est notre seul moyen de locomotion pour découvrir la Tour des anglais et savourer une bière sur une terrasse où règne l'animation du vendredi soir.

    Retour à la tente où nous profitons largement de la conversation des voisins de caravane qui ont invité d'autres campeurs. Les sujets qui les passionnent : les retraites, la sécurité, les riches trop riches, la bouillabaisse... Vont-ils refaire le monde toute la soirée et nous empêcher de dormir?

  • Voyage à vélo (3)

    3e épisode des vacances à vélo 2010. Depuis hier soir, nous sommes arrivés dans l'Aubrac.

    Mercredi 28 juillet 2010

    Réveil à 8h grâce à la sirène des pompiers. Michel a déjà acheté le pain frais et le journal. Pendant le petit déjeuner, une voisine de caravane s'enquiert : "Alors vous faites tout à vélo?" Ben oui "Vous êtes courageux, faut être entraînés". Je me contente d'opiner silencieusement alors que je sais très bien que l'entraînement n'y est pour rien. Cette année, j'ai passé plus de temps dans le TGV que sur un vélo.

    A 11heures nous quittons le camping alors qu'il fait déjà chaud. Quelques courses à Laguiole : les voyages à vélo nous ont au moins appris une chose. Inutile de courir chercher le supermarché situé en périphérie des villes pour nos achats comme nous avions tendance à le faire dans nos premiers voyages à vélo : les tentations y sont nombreuses et la capacité de nos sacoches ne nous permet pas d'y déverser le contenu d'un caddie. Les commerces de proximité, boulangerie, épicerie et charcuterie suffisent largement à nos besoins.

    Départ vers St Urcize en Aubrac, la route monte encore. Nous essayons un raccourci pour éviter les voitures, l'idée n'est pas très bonne; c'est très caillouteux et ça monte encore plus. Nous persistons et retrouvons la route 3 kms plus loin. Du coup, nous abandonnons l'idée de faire un crochet par le village d'Aubrac pourtant conseillé par la responsable du camping de Laguiole.

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    Après quelques rencontres assez paisibles, nous arrivons à Nasbinals en Lozère.
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    Le camping est calme et nous nous installons entre 2 campings-cars. C'est aujourd'hui que nous ressentons la difficulté de l'étape d'hier. Nous nous endormons rapidement, hélas réveillés 1/2 heure plus tard par des promeneurs qui commentent à voix haute notre tente, les vélos que nous avons abrités sous une bache plastique. La discussion se prolonge, les promeneurs inconscients de nous tenir éveillés et nous attendant patiemment qu'ils en finissent pour pouvoir nous rendormir.


  • Carte postale de vacances

    Vous avez dû noter que cette année votre boîte aux lettres restait désespérément vide malgré que Vocivélo ait annoncé partir en vacances. Vous avez peut-être même tenté de nous joindre pour vérifier que
    1- Nous étions bien partis,
    2- Que rien de fâcheux ne nous était arrivé.
    et sachez que ces marques d'amitié nous vont droit au cœur et que tant de sollicitude nous touche réellement mais il nous faut bien nous excuser platement: nous n'avons cette année, écrit aucune carte ni envoyé aucun message fut-il subliminal.
    Quoi? - vous dites-vous - auraient-ils oublié d'emporter leur carnet d'adresses qui eut pu les alourdir ? ou alors fut-ce le crayon qui manquât ? ou bien alors ne faisons-nous plus partie de leur cercle d'amis ?
    Que nenni, rassurez-vous, l'explication est bien plus simple que cela: nous nous rendîmes dans une région fort peu fréquentée et malgré nos recherches minutieuses (voir la photos de Anne faisant des efforts désespérés pour parcourir inlassablement la campagne à la recherche d'une boîte jaune), nous n'avons pas été en mesure de trouver une boîte aux lettres pour poster nos courriers, donc ceux-ci revinrent avec nous à Poitiers et c'est alors que nous réalisâmes qu'il était un peu tard pour les poster.DSCN0176.jpg
    Promis, l'année prochaine, on choisira une région plus équipée en boites aux lettres.
    Cela étant, les vacances furent excellentes et nous revenons comme d'hab, avec plein d'images de verdure et de paysages dans les yeux.
    Portez vous bien et encore toutes nos excuses à ceux d'entre vous qui se seraient inquiétés de ne pas avoir reçu de nos nouvelles.

    Quelques précisions sur ce voyage à vélo de 1000 kms :
    * nous sommes partis de Poitiers en train le 24 juillet direction Capdenac Gare (Aveyron)
    * puis avons parcouru successivement: la vallée du Lot, l'Aubrac, le sud de l'Auvergne, les gorges de l'Allier, les gorges de la Loire, une partie de la descente de la Loire , la région centre, le parc de la Brenne en suivant la Creuse
    * pour enfin rentrer à Poitiers par une dernière étape qui nous a fait aller de Creuse en Vienne et en Clain.

    Avons donc suivi ou franchi beaucoup de nos magnifiques fleuves et rivières français.

  • Les Colporteurs

    Samedi 3 avril à 11h02, Marine et Olivier ont quitté Poitiers pour un voyage à vélo autour du monde de 2 ans et demi! Amis, famille, cyclistes, une cinquantaine de personnes étaient présentes au départ, certains courageux les ont même accompagnés sous la pluie pour cette première étape. Georges de l'atelier Cyclamen assistait au départ de ces 2 vélos dont il a assuré le montage et tous les réglages.

     

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    Pour ceux qui voudraient voir le reportage de FR3, c'est ici à la 16e minute :  http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=514FA4909429442F8DC6F53C27088451_cafe_lpc_030420102011_F3

     

    Pour suivre leur périple, le blog les Colporteurs et pour en savoir plus sur le projet et les partenariats avec les écoles : les Colporteurs-le off

     

     

  • Rubrique cyclocamping au féminin

    Encore une note rien que pour les filles. Après le matériel de la cyclocampeuse, voici la rubrique pratique : comment faire pipi discrètement lorsque l'on voyage à vélo? Messieurs, tournez la page, cette rubrique n'est assurément pas pour vous qui avez la chance de pouvoir vous dispenser de ce rituel compliqué.

    Après de nombreux voyages à vélo, j'ai expérimenté un certain nombre de situations incongrues, embarassantes, innovantes, inattendues, alors voici mes conseils.

    Première possibilité : les toilettes publiques.

     

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    - d'abord les dénicher : vous l'avez sûrement remarqué, il existe des toilettes publiques dans la plupart des villes françaises mais le plus souvent cachées dans des endroits improbables. Quelques pistes intéressantes : autour de la Mairie, place du marché, à côté d'un parking public, à la bibliothèque, derrière l'église, au musée, à l'office de tourisme, sur le ferry (oui on prend souvent le ferry quand on fait du vélo). A noter qu'un iphone peut servir aussi à localiser des toilettes puisqu'il existe une appli "où sont les toilettes?".

    - identifier correctement le pictogramme qui vous oriente vers les toilettes femmes et non les toilettes hommes pour éviter une situation embarassante. Incroyable la diversité des pictogrammes dont certains vous laissent perplexes : vous trouverez plein d'idées sur ce site toilet blog.

    - Ensuite, les inspecter : propreté? papier? discrétion? lavabos? agressions olfactives? graffitis? pourboire?  personnellement, les toilettes des bibliothèques publiques ont ma préférence au regard de tous ces critères.

    A défaut de toilettes publiques, lorsque vous êtes loin de toute zone urbanisée, quelles sont les possibilités de s'isoler?

    - en forêt, dans les bois, on trouve assez facilement des arbustes, des bosquets... mes petits trucs : éviter les endroits surélevés, faire attention à la direction du vent, surveiller les fourmillières et autres insectes rampants. Parfois, en pleine forêt on peut avoir la chance de découvrir des toilettes comme celles-ci au Danemark, mais c'est assez rare.

     

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    - en campagne, le truc incroyablement efficace : le champ de maïs pour lequel Michel a développé une seconde nature pour les repérer, me les signaler et faire le guet. S'engager dans une allée de maïs : invisibilité et tranquillité garantie, enfin pendant la saison où le maïs est suffisamment haut.

    En zone dépourvue d'arbres, de champ de maïs, de haies, de murs en pierre, que reste-t-il? Faire pipi debout. Une courageuse cycliste a testé 3 accessoires proposés à la vente . Je ne vous traduirai pas toutes les explications techniques mais sachez qu'elle recommande de préférence le Pstyle (il y a un jeu de mot ou je me trompe?).