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Je pense que la question n'est pas tellement "Pourquoi les automobilistes détestent les vélos ?" , mais bien "Pourquoi les automobilistes détestent tout ce qui s'approche de leur voiture ?".
Que l'on soit piéton , cycliste, camion ou une autre voiture, dès que l'on s'approche de LA voiture, on devient un ennemi.
Un ennemi qui va venir empiéter sur SON territoire, l'alsphalte.
Un ennemi qui va venir restreindre ses libertés puiqu'il va obliger l'automobiliste à freiner et l'empêcher d'avancer.
Un ennemi qui , oh sacrilège des sacrilèges, risque même de frôler voire de rayer la peinture métallisée à 1000 € en option.
Quand on vivait dans les cavernes (et même bien après encore) l'empiètement sur son territoire se réglait à coup de poings et le plus fort physiquement avait généralement le dessus. Maintenant c'est celui qui met le plus d'argent dans sa voiture qui veut gagner et nul n'est besoin d'avoir un poing solide pour doubler tout le monde, n'importe quel pied fait l'affaire du moment qu'il est prolongé par un puissant moteur. Donc forcémement, si quelqu'un veut toucher à ce qui fait la puissance d'un homme, là, quelques reminescences des cavernes ressortent et le n'importe qui se croit assez fort pour affronter n'importe qui d'autre surtout si le premier n'importe qui a un gros moteur avec des gros pneus ou alors un engin bien cher. Car la force ne se mesure plus dans la déxtérité à manier le gourdin mais paradoxalement dans le vitesse que l'on met à s'éloigner de son adversaire. Et si en plus, ca fait du bruit, ce n'est que mieux.
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Toutes à vélo
Les dépliants pour la journée "Tous à vélo" des 3 & 4 juin prochain sont arrivés. Sur le dépliant, un encart a attiré mon attention : "Toutes à vélo" avec Danone Taillefine® et je proteste énergiquement.
D'abord parce que je ne crois pas une seconde que Danone Taillefine® puisse m'aider question silhouette.
Ensuite parce que je conteste l'idée que seules les filles seraient intéressées par l'argument : faire du vélo pour garder la ligne. Enfin il faut que je vous dise l'amère vérité : je fais du vélo et je ne perds pas un gramme. Si c'était un argument en faveur du vélo, je vous l'aurais dit tout de suite. Pire, après chaque voyage à vélo (tous les ans depuis 2001, un circuit d'environ 1000 kms en 2 semaines), vous pensez bien qu'une des premières choses que je fais au retour, c'est le test de la balance. Résultat : poids désespérément stable. Heureusement, il y a d'autres arguments en faveur de la bicyclette.
Alors avec ou sans Danone®, toutes et tous à vélo en juin 2006.
