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vacances à vélo

  • Rubrique pour les filles

    De l'art de faire du cyclocamping quand on est une fille ou comment voyager à vélo sans pour autant ressembler à une globe-trotter. Je ne parle pas des grands voyageurs (6 mois à 1 an) car certains arrangements restent un mystère pour moi sur du long terme. Mais mon expérience de presque 10 ans de vacances à vélo me permet de commencer à savoir ce qu'il faut faire, ce qu'il faut carrément oublier, ce qui est facultatif mais qui peut permettre d'apprécier un voyage de 3-4 semaines à vélo.

    Ce qu'il faut oublier : dans les sacoches (oui j'ai bien dit sacoches un truc qui n'a pas de forme dans lequel vont s'entasser toutes vos petites affaires et pas la peine d'essayer de partir avec une valise) point de maillot riquiqui, de chapeau à larges bords, de robes à bretelles mais plutôt des chaussures de sport, un chapeau genre Indiana Jones et un short multipoches. De la crème à bronzer et des lunettes de soleil restent malgré tout fort recommandés.

    Dans la trousse de toilette, oublions la brosse à dents électrique, l'épilateur et le sèche-cheveux. Revenons aux basiques : une brosse à dent manuelle, une pince à épiler et le vent pour sécher les cheveux. Mais on peut agrémenter de quelques petits plaisirs qui sont appréciables après une journée à transpirer sur le vélo: un déo (utile quand on revient à la civilisation) un parfum (quelques échantillons ou un mini-flacon), un baume à lèvres coloré, une crème hydratante...

    Côté fringues, même si le short est plus pratique pour faire du vélo, rien n'interdit de glisser discrètement dans ses sacoches une mini-robe ou une tunique qui prend très peu de place en évitant le modèle qui nécessite du repassage. Par dessus un pantalon, cela pourra faire impression en cas d'invitation à dîner (en fait complètement improbable mais il faut être prêt à toute occasion). Et s'il reste encore un peu de place dans les sacoches, ajouter une paire de ballerines genre bensimon qui prennent très peu de place : c'est bien vous qui portez tout sur le vélo?

    Vous l'avez compris, on pourra jouer sur des accessoires (mais j'ai pas dit futile) pour garder un semblant de dignité même après avoir parcouru 60 kms à vélo par une chaleur écrasante ou une pluie torentielle, en ayant perdu son chemin plusieurs fois, et sans espoir de disposer d'une vraie salle de bain ou de dormir dans un vrai lit le soir.

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    Faut-il qu'on les aime nos compagnons cyclistes pour accepter de les accompagner lors de leurs grandes migrations à vélo à travers l'Europe, l'Asie ou l'Amérique! Ils appellent ça vacances et on acquiesce consciencieusement.

  • Du bonheur de pédaler

    Chapitre 3 : les p'tits bonheurs

    Mais qu'est-ce qui nous fait pédaler sans relache tous les étés pendant nos vacances au lieu de profiter du confort d'une location de vacances. Qu'est-ce qui nous fait préfèrer dormir sous la tente, la monter et la démonter tous les jours, dans des campings dont l'entretien laisse parfois à désirer?

    Pourquoi se nourrir tous les jours de fruits, tomates, sandwiches, cuire des pates tous les soirs accompagnées de sauce tomate en boite alors que l'on pourrait se payer le restaurant plus souvent.

    ...et pédaler, toujours pédaler, quelque soit le temps et le relief.

    Mais où courons-nous et pourquoi??

    Sûrement pour tous ces moments exceptionnels que l'on peut vivre grâce aux vélos et que l'on ne pourrait pas connaître dans une relative sécurité et tranquillité de vacances programmées.

    Un principe de base : on improvise mais tout s'arrange toujours.

    Un jour, nous arrivons sur un camping à 16h00 sur l'île de Wight. Il fait chaud (enfin c'est relatif car en Angleterre s'il fait chaud c'est pas non plus la canicule). Mais bon il fait chaud, on monte la tente, arrive un anglais qui nous dit : "Vous voulez quoi? thé, café?" Nous : "ben du thé s'il-vous-plait" (Moi je n'aime pas trop le thé mais je n'ose pas froisser les anglais). Et notre voisin de camping nous apporte 2 chaises (forcément des chaises on peut pas en avoir sur nos vélos) et 2 tasses de thé. Je ne crois pas qu'ils nous auraient fait la même proposition si on était arrivés au volant d'un 4x4...

    Un autre jour, il est midi et nous sommes arrêtés dans un pub anglais, arrive une cycliste qui nous demande "C'est à vous les vélos chargés? Vous allez où?" "Ben justement on cherche sur la carte un camping pour ce soir" "Venez dormir chez moi, il y a de la place". Elle nous inscrit son adresse à une trentaine de kms, numéro de téléphone et voilà une rencontre que l'on est pas près d'oublier parce qu'on a été très bien reçu sans avoir rien demandé. Dire que je m'inquiétais un peu car nous n'avions plus rien à manger dans nos sacoches, parce que c'était dimanche soir ... et qu'on ne voyait pas trop de campings dans la région. Quand on vous dit que tout s'arrange toujours, c'est pas plus compliqué.

    Il pleut? (ben oui en Angleterre), un abribus en pleine campagne nous permet d'attendre la fin de l'averse, un pub nous accueille le temps d'une bière, une expo nous permet de patienter (ici à Honfleur)

     

    On arrive trop tard sur le site très touristique des Needles, île de Wight. Bingo : l'accès aux voitures est fermé, on se faufile à vélo et on profite du site pour nous seuls.

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  • Galères sur la Manche

    Chapitre 2 : On me pose souvent la question au retour de voyage à vélo "Pas trop de galères?" Comme si le fait de faire du cyclocamping devait entraîner forcément des galères... alors que la vraie galère, c'est de rester dépendant de sa voiture pendant les vacances : le pire étant de charger les vélos sur la voiture (pour faire 10 kms à vélo sur l'île de ré?).

    Bref des galères pas vraiment, juste des moments un peu plus difficiles qui ne compromettent pas le voyage.

    Le mauvais souvenir a été le passage du Pont de Normandie à vélo. Une voie cyclable existe sur le pont qui pourrait faire croire aux cyclistes que l'on peut s'y engager sans problèmes. Et pourtant, je ne recommanderai cette "promenade" à aucun cycliste : la voie cyclable très étroite n'est pas protégée de la circulation, le vent violent ce jour-là (mais j'imagine que cela doit se produire souvent) plus les voitures et camions qui vous frôlent à très grande vitesse, tout cela contribue à rendre peu recommandable cette traversée. D'autant plus qu'à l'arrivée sur le Havre, vous avez le choix entre l'autoroute ou une voie cyclable de quelques kms qui vous lâche en pleine zone industrielle : reste environ 4-5 kms de route à circuler à nouveau avec des camions qui n'ont pas l'espace nécessaire pour doubler un vélo mais le font malgré tout car ils n'ont pas trop le temps de patienter derrière les cyclistes.

    Il y a aussi parfois des moments un peu délicats où l'on se demande si l'on va finir par dénicher un camping pour planter la tente, si la supérette sera ouverte pour acheter de quoi manger ou si l'on pourra se mettre à l'abri de la pluie. Mais c'est vraiment de l'anecdote.

    Point de vue technique : on a juste changé une chaîne dont un maillon menaçait de s'ouvrir. On a d'abord trouvé des ouvriers qui nous ont prêté un outil pour resserrer provisoirement le maillon de la chaîne, puis 3 kms plus loin un vélociste (à Villedieu-les-Poêles) qui nous a changé la chaîne de vélo promptement et très efficacement.

    On n'a pas été malade même après avoir englouti des tonnes de scones anglais accompagnés de clotted cream, on a constaté une seule chute de vélo sans gravité, alors des galères? non décidément je n'en vois pas. Demain je vous parle des p'tits bonheurs en voyage.

     

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  • Les rives de la Manche à vélo

    Chapitre 1 : le trajet

    Pendant 3 semaines, nous avons parcouru à vélo les rives de la Manche. De retour à Poitiers, c'est l'heure d'un petit bilan pour des vacances un peu différentes.

    L'enjeu de départ : ne pas utiliser la voiture pendant nos vacances et se déplacer uniquement à vélo ou en transport en commun. Nous avons donc utilisé le TER au départ de Poitiers pour rejoindre Caen, ensuite le vélo de Caen à Dieppe, ferry pour Angleterre, puis vélo de New Haven à Southampton, ferry vers l'île de Wight, vélo sur l'île de Wight, retour en Angleterre, vélo vers la New Forest puis départ de Poole en ferry vers Cherbourg, puis Cherbourg-Tours à vélo et enfin Tours-Poitiers en TER. Au total, 1101 kms à vélo, le reste en TER ou en ferry. Heureusement pour moi, les vélos ne sont pas autorisés dans le tunnel sous la Manche. Sinon, je suis à peu près sûre que Michel voudrait tester juste pour le fun.

    Par ailleurs, nous emportons tout le matériel de camping pour être autonome. Nous avons planté la tente tous les soirs pendant 3 semaines dans un camping différent ce qui constitue un bon échantillon de campings en tout genre : depuis le 3 étoiles avec piscine repéré avec le guide Michelin (mais la piscine nous sert à rien on est trop fatigués pour nager après avoir pédalé toute la journée) jusqu'au camping qui nous a recueilli à 22h30 sous la pluie en sortant du ferry Dieppe-New Haven et pour lequel nous avons découvert notre environnement le lendemain matin au réveil :

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    Les routes : pas de routes nationales évidemment. Donc uniquement des petites routes départementales peu fréquentées voire ignorées par les automobilistes, des véloroutes (voies ferrées réaménagées pour les piétons et les cyclistes), des voies vertes, des pistes cyclables, des chemins...

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    à suivre dans le chapitre 2 : demain, je réponds à la question "Et des galères? vous en rencontrez pas trop?"