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  • Du bonheur de pédaler

    Chapitre 3 : les p'tits bonheurs

    Mais qu'est-ce qui nous fait pédaler sans relache tous les étés pendant nos vacances au lieu de profiter du confort d'une location de vacances. Qu'est-ce qui nous fait préfèrer dormir sous la tente, la monter et la démonter tous les jours, dans des campings dont l'entretien laisse parfois à désirer?

    Pourquoi se nourrir tous les jours de fruits, tomates, sandwiches, cuire des pates tous les soirs accompagnées de sauce tomate en boite alors que l'on pourrait se payer le restaurant plus souvent.

    ...et pédaler, toujours pédaler, quelque soit le temps et le relief.

    Mais où courons-nous et pourquoi??

    Sûrement pour tous ces moments exceptionnels que l'on peut vivre grâce aux vélos et que l'on ne pourrait pas connaître dans une relative sécurité et tranquillité de vacances programmées.

    Un principe de base : on improvise mais tout s'arrange toujours.

    Un jour, nous arrivons sur un camping à 16h00 sur l'île de Wight. Il fait chaud (enfin c'est relatif car en Angleterre s'il fait chaud c'est pas non plus la canicule). Mais bon il fait chaud, on monte la tente, arrive un anglais qui nous dit : "Vous voulez quoi? thé, café?" Nous : "ben du thé s'il-vous-plait" (Moi je n'aime pas trop le thé mais je n'ose pas froisser les anglais). Et notre voisin de camping nous apporte 2 chaises (forcément des chaises on peut pas en avoir sur nos vélos) et 2 tasses de thé. Je ne crois pas qu'ils nous auraient fait la même proposition si on était arrivés au volant d'un 4x4...

    Un autre jour, il est midi et nous sommes arrêtés dans un pub anglais, arrive une cycliste qui nous demande "C'est à vous les vélos chargés? Vous allez où?" "Ben justement on cherche sur la carte un camping pour ce soir" "Venez dormir chez moi, il y a de la place". Elle nous inscrit son adresse à une trentaine de kms, numéro de téléphone et voilà une rencontre que l'on est pas près d'oublier parce qu'on a été très bien reçu sans avoir rien demandé. Dire que je m'inquiétais un peu car nous n'avions plus rien à manger dans nos sacoches, parce que c'était dimanche soir ... et qu'on ne voyait pas trop de campings dans la région. Quand on vous dit que tout s'arrange toujours, c'est pas plus compliqué.

    Il pleut? (ben oui en Angleterre), un abribus en pleine campagne nous permet d'attendre la fin de l'averse, un pub nous accueille le temps d'une bière, une expo nous permet de patienter (ici à Honfleur)

     

    On arrive trop tard sur le site très touristique des Needles, île de Wight. Bingo : l'accès aux voitures est fermé, on se faufile à vélo et on profite du site pour nous seuls.

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  • Fish-on-a-bike

    Un artiste anglais crée des sculptures disons un peu spéciales à partir de pièces de vélos : chaines, pignons, roues, pédaliers, etc...

    C'est assez drôle mais peut-être pas facile à caser dans un jardin.

    Metal Sculpture from Bicycle Parts

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  • Cycliste et documentaliste

    Pour les bibliothécaires ou documentalistes qui passent sur ce blog et je sais qu'il y en a quelques un(e)s qui viennent très régulièrement:) voici une offre d'emploi qui pourrait vous intéresser.

    L'association "Pignon sur rue" recrute un(e) documentaliste : rappelons que l'association fait la promotion des déplacements à vélo et des déplacements doux. La mission de la personne recrutée sera de développer un portail documentaire de portée nationale. Compétences requises : tout ce qui touche à l'informatique documentaire. Un intérêt minimum pour le vélo est bienvenu mais l'annonce ne précise pas si le véhicule de fonction est fourni (un vélo bien sûr). Le poste est basé à Lyon.

    Aux personnes bien intentionnées qui m'ont fait suivre l'annonce, je précise que bien que le poste me paraisse très intéressant, je n'ai pas l'intention de postuler pour occuper mes longues soirées à venir (2009-2010) alors que je serai en formation à l'ENSSIB de Lyon.

     

    Consulter l'offre d'emploi sur Pignon sur Rue

    Consulter le site de Pignon sur Rue

    Consulter le catalogue de Pignon sur Rue (PMB)

  • Objets hétéroclites ramassés en chemin allez savoir pourquoi … et que nous n'avions bien sûr pas en partant

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    A - Quelques livres sterling et de la menue monnaie

    B - 6 sardines oubliées par nos prédécesseurs sur divers campings (ce n'est pas le modèle que nous utilisons et comme on en ramène à chaque fois, on les accumule dans un sac dans le garage au fils de nos voyages …)

    C - Un bout de bois !

    D - Une lanière avec son attache (trop courte pour en faire quoi que ce soit)

    E - Un tendeur de fil de tente (oui, mais presque neuf !)

    F - Une balle de golf (abîmée mais de toutes les façons on n'y joue pas, alors…)

    G - Une vis à bois (oui, mais une petite)

    H - Un caillou bien lisse et bien blanc

    I - 2 fossiles datés du Miocène (environ 15 millions d'années) et provenant de la mer des faluns découverts dans la carrière-musée de Channay sur Lauthan

    J – Un étui porte-adresse pour collier. Sans son collier et sans le chien mais contenant une adresse !

    K – 2 dosettes de sucre (pour un éventuel soir de pénurie ?)

    L – Un peu de sable de Yarmouth sur l'île de Wight pour notre collection de sable de voyages.

    Bref, un tas d'ojets qui ne servent à pas grand chose, qui ne nous serviront à encore moins mais que l'on glâne au fil des routes. Un peu comme si nous répétions à l'envers l'histoire du petit poucet. Une façon de démarquer notre territoire en somme.

  • La révolution cycliste vue de Poitiers

    Compté les cyclistes croisés ce matin entre 7h42 heure de départ et 8h03 mon heure d’arrivée à destination:

    Sur les 6 identifiés :

    • 4 étaient des cyclistes
    • Et 2 des cyclistes,

    Heu, pardon

    • 4 étaient des femmes
    • 2 des hommes

    Et encore, sur les 2 hommes croisés à vélo, 1 s’arrêtait à la boulangerie vraisemblablement pour acheter des croissants pour sa copine et donc je devrais compter ½ pour chaque catégorie. Mais bon, ne mégotons pas.

    De ce sondage exclusif (et gratuit pour le contribuable !) il se dégage donc qu’il y a une large majorité de femmes à vélo à Poitiers. La révolution est en marche et viendra de nos compagnes malgré ce que prétend Mme Vocivélo qui elle ne voit que des « mecs » à vélo !

    A moins que ce ne soit là que réside le truc ?

    • Moi, en tant que mec, je ne vois que les nanas
    • Et ma nana ne voit que les mecs !

    Une petite constatation annexe:

    • Entre St Eloy et Blossac : 4 cyclistes croisés, 4 femmes.
    • Entre Blossac et la Pointe à Miteau: 2 cyclistes, 2 hommes.

    Y-a-t’il une répartition naturelle des sexes à vélo sur Poitiers ? Mais alors, dans quelle catégorie me mettre puisque je couvre les deux zones ?

    Bon, allez, arrêtons les questions existentielles et ne faisons pas trop de philo de bazar par ces températures et l’enseignement principal est qu’il faut malgré tout rester modeste et surtout voir que ces 6 cyclistes ne représentent qu’une très très faible minorité des personnes croisées ce matin qui malgré le beau temps et les résolutions des vacances, continuent à se déplacer individuellement en voiture.

    Même si la révolution est en marche, Poitiers à encore beaucoup de chemin à faire !

  • Galères sur la Manche

    Chapitre 2 : On me pose souvent la question au retour de voyage à vélo "Pas trop de galères?" Comme si le fait de faire du cyclocamping devait entraîner forcément des galères... alors que la vraie galère, c'est de rester dépendant de sa voiture pendant les vacances : le pire étant de charger les vélos sur la voiture (pour faire 10 kms à vélo sur l'île de ré?).

    Bref des galères pas vraiment, juste des moments un peu plus difficiles qui ne compromettent pas le voyage.

    Le mauvais souvenir a été le passage du Pont de Normandie à vélo. Une voie cyclable existe sur le pont qui pourrait faire croire aux cyclistes que l'on peut s'y engager sans problèmes. Et pourtant, je ne recommanderai cette "promenade" à aucun cycliste : la voie cyclable très étroite n'est pas protégée de la circulation, le vent violent ce jour-là (mais j'imagine que cela doit se produire souvent) plus les voitures et camions qui vous frôlent à très grande vitesse, tout cela contribue à rendre peu recommandable cette traversée. D'autant plus qu'à l'arrivée sur le Havre, vous avez le choix entre l'autoroute ou une voie cyclable de quelques kms qui vous lâche en pleine zone industrielle : reste environ 4-5 kms de route à circuler à nouveau avec des camions qui n'ont pas l'espace nécessaire pour doubler un vélo mais le font malgré tout car ils n'ont pas trop le temps de patienter derrière les cyclistes.

    Il y a aussi parfois des moments un peu délicats où l'on se demande si l'on va finir par dénicher un camping pour planter la tente, si la supérette sera ouverte pour acheter de quoi manger ou si l'on pourra se mettre à l'abri de la pluie. Mais c'est vraiment de l'anecdote.

    Point de vue technique : on a juste changé une chaîne dont un maillon menaçait de s'ouvrir. On a d'abord trouvé des ouvriers qui nous ont prêté un outil pour resserrer provisoirement le maillon de la chaîne, puis 3 kms plus loin un vélociste (à Villedieu-les-Poêles) qui nous a changé la chaîne de vélo promptement et très efficacement.

    On n'a pas été malade même après avoir englouti des tonnes de scones anglais accompagnés de clotted cream, on a constaté une seule chute de vélo sans gravité, alors des galères? non décidément je n'en vois pas. Demain je vous parle des p'tits bonheurs en voyage.

     

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  • Les rives de la Manche à vélo

    Chapitre 1 : le trajet

    Pendant 3 semaines, nous avons parcouru à vélo les rives de la Manche. De retour à Poitiers, c'est l'heure d'un petit bilan pour des vacances un peu différentes.

    L'enjeu de départ : ne pas utiliser la voiture pendant nos vacances et se déplacer uniquement à vélo ou en transport en commun. Nous avons donc utilisé le TER au départ de Poitiers pour rejoindre Caen, ensuite le vélo de Caen à Dieppe, ferry pour Angleterre, puis vélo de New Haven à Southampton, ferry vers l'île de Wight, vélo sur l'île de Wight, retour en Angleterre, vélo vers la New Forest puis départ de Poole en ferry vers Cherbourg, puis Cherbourg-Tours à vélo et enfin Tours-Poitiers en TER. Au total, 1101 kms à vélo, le reste en TER ou en ferry. Heureusement pour moi, les vélos ne sont pas autorisés dans le tunnel sous la Manche. Sinon, je suis à peu près sûre que Michel voudrait tester juste pour le fun.

    Par ailleurs, nous emportons tout le matériel de camping pour être autonome. Nous avons planté la tente tous les soirs pendant 3 semaines dans un camping différent ce qui constitue un bon échantillon de campings en tout genre : depuis le 3 étoiles avec piscine repéré avec le guide Michelin (mais la piscine nous sert à rien on est trop fatigués pour nager après avoir pédalé toute la journée) jusqu'au camping qui nous a recueilli à 22h30 sous la pluie en sortant du ferry Dieppe-New Haven et pour lequel nous avons découvert notre environnement le lendemain matin au réveil :

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    Les routes : pas de routes nationales évidemment. Donc uniquement des petites routes départementales peu fréquentées voire ignorées par les automobilistes, des véloroutes (voies ferrées réaménagées pour les piétons et les cyclistes), des voies vertes, des pistes cyclables, des chemins...

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    à suivre dans le chapitre 2 : demain, je réponds à la question "Et des galères? vous en rencontrez pas trop?"

     

     

     

     

     

  • Carottes, je vous aime

    Au retour d'Angleterre, où nous avons parcouru quelques 600 kms au travers de la côte sud et de la campagne anglaise avec un petit détour sur l'île de Wight, Mr Vocivélo a offert une croisière à Mme Vocivélo pour leur anniversaire de mariage : une nuit en fauteuil inclinable sur le ferry Poole-Cherbourg. Départ 23h30-arrivée 7h00 : après un solide petit déjeuner sur le port de Cherbourg, direction Créances (78 kms à vélo quand même) où nous attendait la fête de la carotte. Hélas, nous sommes arrivés trop tard pour assister à l'élection de Miss Carotte (non ça je l'ai inventé) et à l'intronisation de 3 chevaliers de la Confrérie de la Carotte.

    Depuis notre retour (24 heures), après une semaine consacrée aux cream teas (scones, clotted cream, thé et confiture), nous avons retrouvé avec plaisir des abricots, des croquants aux amandes, du pain frais, des pêches et cette assiette le prouve : en Normandie, on mange bien comme nous l'a affirmé la jeune vendeuse de fruits et légumes à Brix.

     

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