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circuler à vélo

  • Et si les cyclistes urbaines avaient aussi leur mot à dire ?

    Peut-on circuler à vélo facilement à Poitiers avec un bébé et des courses ? D'après le témoignage que nous avons entendu place du Marché, la réponse est NON.

    Samedi, nous avons croisé une jeune mère de famille près de la Poste place Notre Dame à Poitiers. Elle venait de faire ses courses et devait installer sa petite fille sur le siège à l'arrière du vélo. Un peu découragée, elle nous a expliqué que les appuis-vélos étant très souvent installés en pente, il lui était difficile de soulever l'enfant, le placer sur le siège, tout en maintenant l'équilibre du vélo qui a tendance à rouler dans la pente.

    Vous me direz "Elle n'a qu'à stationner son vélo plus loin... sur un emplacement plat" OK Sauf que si portez un enfant plus les courses de la semaine, vous cherchez à vous garer au plus près.

    Puis vient la rue de la Tranchée : à partir de la place Notre Dame,  il lui faut traverser toute la ville pour aller vers l'avenue de la Libération. L'itinéraire le plus direct pour un cycliste est la rue de la Tranchée. Mais cette rue est en sens unique (dans le sens entrant vers Poitiers) sans contresens cyclable.

    Vous me direz "Elle n'a qu'à utiliser la voie conseillée, c'est à dire, le parc de Blossac". OK Sauf qu'à Blossac, il y a des escaliers. "Oui mais les escaliers sont équipés d'une glissière pour les vélos" OK mais pour l'avoir emprunté, je peux vous affirmer que j'y ai renoncé par peur d'être entraînée dans la chute par le poids de mon vélo. L'opération est déjà compliquée à vide, mais avec un bébé sur le siège arrière et des courses à l'avant ? Elle peut décharger les courses, le bébé, faire descendre le vélo, puis les courses, puis le bébé (qui attend bien sagement en haut des marches) et tout recharger en bas. Ben oui, c'est bien connu, les mères de famille ont une énergie débordante et n'ont rien d'autre à faire de leur journée.

    De plus, le parc de Blossac est fermé la nuit : bon d'accord, la mère de famille ne fait pas ses courses la nuit. Mais rien ne lui interdit de se promener avec son bébé après 22h30 ou 21h30 en hiver ou avant 7h.

    Quel itinéraire lui reste-t-il ? Le trottoir rue de la Tranchée, en espérant, ne pas se faire verbaliser et ne pas rencontrer de voitures stationnées sur le trottoir.

    Grande discussion avec Mr Vocivélo car je regrette que les besoins des cyclistes urbaines (je pense aux mamans avec enfants et courses entre autres) soient si peu considérés. Selon lui, elles ne se font pas suffisamment entendre. Personnellement, je trouve ça étrange, faut-il absolument manifester pour exprimer son mécontentement ? Il me semble qu'un aménageur d'espace public qui souhaite promouvoir l'usage du vélo en ville doit penser à tous les usagers : le cycliste urbain n'est pas uniquement un jeune sportif équipé d'un VTT. Souvent, il s'agit de personnes plus agées, de parents accompagnés d'enfants, de cyclistes qui font leurs courses avec une remorque, etc.

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  • Choix d'un vélo

    Bonjour
    Voyant que vous vadrouillez pas mal à vélo dans notre chère ville vallonnée, j'aimerais savoir si vous pouviez me dire (ici ou par mail pour ne pas citer de marque...) quel type de vélo vous utilisez? Sachant que je souhaite en utiliser un tous les jours (en ce moment j'utilise ceux de la CAP mais a force ça n'est plus rentable... même si c'est pas cher!) que conseillez vous ou , du moins, pensez qui est le mieux?
    Merci ;) Chloé


    Je ne suis pas une spécialiste du choix de vélo, je me repose beaucoup sur Michel pour l'achat et l'entretien des vélos, mais voici mes impressions. Nous avons roulé longtemps avec des vélos Peugeot très satisfaisants. Puis nous avons investi dans des nouveaux vélos de marque Scott : à ce sujet, Michel a dû vaincre mes réticences car je ne voulais pas lâcher mon vélo Peugeot vieux de plus de 10 ans. Pourtant, il avait raison, j'ai bien senti le changement : confort et performance, souplesse et maniabilité en particulier à Poitiers où le relief est difficile pour les non-sportifs. Or je ne suis pas sportive du tout. Bref, nos vélos Scott sont équipés de 3 plateaux et 9 pignons, ce qui fait 27 vitesses si j'ai bien compris. La manette de changement de vitesse se trouve sur le guidon, ce qui facilite énormément les changements de vitesse, je l'utilise beaucoup en ville pour adapter l'effort de pédalage. Grâce à ce vélo, j'ai réussi à monter la rue de la Chaîne à Poitiers, bon mais je le ferai pas tous les matins. La selle et le guidon sont sur suspension, ça doit être une question de confort. Côté technique je suis incapable d'en dire plus, mais ça a l'air de très bonne qualité et costaud. L'achat de ce vélo représente un très gros investissement : je pense qu'il faudrait plusieurs années de location de vélos de la CAP (Communauté d'agglo de Poitiers) pour amortir un tel achat. La location à 5 euros par mois, on peut difficilement faire mieux.

    Cependant, nous estimons être remboursés largement. Nous avons supprimé notre 2e voiture. Mais surtout, nous avions besoin de vélos fiables et capables de supporter le poids de nos bagages et de la remorque pour Michel lors de nos voyages d'été.
    Notre fournisseur est Freecycle à Saint-Benoît, mais il y a aussi Cyclamen, boulevard du Pont Achard (quartier de la Gare de Poitiers) et d'autres...


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    Sachez qu'il existe aussi à Poitiers une association "Vélocité86" dont l'objet est de promouvoir l'utilisation du vélo en ville. Lors de la journée des associations au Parc de Blossac, le dimanche 24 septembre 2006, vous pourrez rencontrer des membres de l'association Vélocité86. Tous pratiquent le vélo à Poitiers depuis longtemps et peuvent vous conseiller soit pour l'achat d'un vélo, soit pour des itinéraires adaptés en ville, soit pour recueillir vos remarques et suggestions au sujet d'aménagements nécessaires (stationnement et circulation en ville).

    Bon courage Chloé et à bientôt.

    Note : surtout lire le commentaire de Michel ci-dessous pour plus d'infos

  • Bison futé fait du vélo

    Sur une idée de Jef, j'ouvre une nouvelle rubrique : "l'itinéraire du mois", à bicyclette bien sûr dans les rues de Poitiers.
    Pour commencer, mon itinéraire de Saint-Eloi au campus soit 2,5 kms. Selon mon expérience : 10 minutes en voiture par la rocade, et même parfois plus, 10 minutes à vélo par l'itinéraire ci-dessous.
    Facile me direz-vous, c'est tout plat et pour la circulation...
    Sauf qu'à Poitiers tout le monde semble-t-il "embauche" à 9h00, donc tout le monde est sur la route à 8h49, soit pour le boulot, soit pour l'ouverture de la grande surface juste à côté ou l'ouverture de la Poste, soit pour déposer les petits à l'école...
    (Note pour les non-poitevins : on dit "embaucher" à Poitiers que ce soit pour aller au collège, à l'université, au bureau ou à l'usine.)
    Donc départ de Saint Eloi par la route de Bignoux.
    A la caserne des pompiers, prendre le raccourci par le parking visiteurs de la caserne, cela permet d'éviter le rond-point de St Jacques de Compostelle. On arrive avenue de Northampton, et on longe le dépôt des bus.
    Grande prudence en arrivant sur le rond-point du haut de l'avenue Northampton car les voitures qui s'engagent dans ce rond-point s'arrêtent rarement. C'est comme ça qu'une voiture m'a heurtée un jour. La conductrice s'est excusée "Je vous avais pas vu" "Ben oui, il faudrait que je me déguise en fluo pour aller travailler?"
    Bon ensuite redoubler encore de prudence, prendre garde à gauche aux voitures rasantes, prendre garde à droite aux voitures sortant de la voie rapide qui ont pris la bonne habitude de ne plus s'arrêter au panneau "céder le passage", ni même au panneau "stop". En option, utiliser la voie de bus malgré le panneau qui dit "sens interdit sauf bus". Au moins là on est en sécurité pour quelques mètres.
    Ensuite, suivre le boulevard René Cassin jusqu'à l'arrêt de bus "Foyer soleil" et profiter du passage réservé exclusivement aux bus (pourquoi seuls les bus et pas les vélos? c'est un mystère pour moi) puis entrer directement sur le campus pendant que les voitures font le grand détour par le boulevard circulaire.

    En prime ma version illustrée en couleur :

  • Chers amis cyclistes urbains

    Chers amis cyclistes urbains, : Assez ! STOP ! Arrêtons ! Ça ne peut plus durer !

    Il est temps de prendre conscience du danger que représente l'usage du vélo dans nos rues.

    Plusieurs faits graves me font pousser ce cri d'alarme :

    en préambule, je dois admettre que je ne peux pas arguer de ne pas avoir été prévenu puisque même avant mes premiers tours de volant, le Livret de formation au Code de la Route, dans son édition Sécurité Routière édité par EDISER m'apprenait ceci "vérifiez qu'aucun obstacle (piéton, cycliste ...) n'obligera le véhicule devant vous à se déporter vers la gauche" et donc m'avait prévenu : à partir de maintenant, à vélo ou à pied je ne serai qu'un obstacle !

    · La non discipline des cyclistes est un danger permanent pour les autres utilisateurs de la rue et pour les voitures en particulier. Il n’est pas pensable de continuer ainsi à laisser les vélos griller les feux et les stops quand les automobilistes font tout pour les respecter !
    · Et quand bien même il arriverait à un automobiliste de passer par inadvertance au feu rouge, cette erreur est bien moins dangereuse pour les autres véhicules puisqu’une voiture qui roule à 50 km/h met moins d’une seconde et demie à traverser un carrefour de 20 m contre plus de 7 secondes pour un cycliste à 10 km/h. Etant 5 fois plus longtemps au milieu du carrefour, le cycliste en grillant un feu fait donc courir 5 fois plus de risques d’accident qu’une voiture. Et plus la vitesse de l’automobile augmente (ce qui lui est aisé) plus le risque diminue, alors que le vélo est lui limité et ne pourra jamais prétendre à la célérité de la voiture.
    · Un vélo en ville est par nature instable et fait des écarts sur la chaussée, surtout pendant les phases de démarrage, mettant ainsi en péril la sécurité de son environnement proche.
    · Les fabricants d’automobiles font des efforts conséquents pour minimiser les effets d’un éventuel impact de leurs voitures sur un piéton. Pendant ce temps que proposent les constructeurs de vélo ? Rien ! et si l’on regarde bien, un vélo n’est qu’un ensemble de parties saillantes et contondantes qui vont agresser le piéton sans même avoir besoin d’un choc : pédales dans les chevilles, guidons, poignées de freins et autre garde-boue sont de véritables armes tranchantes en cas d’impact avec un autre utilisateur (piéton ou voiture).
    · Quand ce ne sont pas des rajouts intempestifs tels ces écarteurs que l’on voit fleurir de plus en plus sur toutes les bicyclettes de ville qui sont un véritable danger pour les voitures et qui créent une psychose dans un rayon conséquent autour du vélo. Que dirions-nous si les automobiles s’équipaient de systèmes écarteurs de la largeur du véhicule ? Et que dire de ces porte-bagages avant totalement incongrus en ville et qui ressemblent à des pare-buffles équipant les camions dans la savane. Est-ce pour mieux se débarrasser des piétons ou renforcer leur impact en cas de choc avec une voiture ?
    · Le stationnement en double file est interdit pour les voitures, et d’ailleurs aucun automobiliste ne s’y risque, alors qu’il est autorisé pour les cycles (non munis de side-car il est vrai – article R 417-10 du Code de la Route) ce qui contraint les automobiles à faire un écart pour contourner l’obstacle mettant ainsi en péril leur sécurité et celle des autres usagers.
    · Parlons maintenant du casque : certains veulent le rendre obligatoire pour protéger les cyclistes, or il est clair que ce casque deviendrait un bélier supplémentaire en cas de choc, aggravant encore les conséquences pour la voiture. Combien de pare-brises éclatés faudra-t-il avoir eu avant de l'interdire ?
    · Nos constructeurs automobiles font preuve de la plus grande ingéniosité pour rendre toujours plus sûr l’environnement de la voiture (ABS, EPS, limiteurs de vitesse pour un plus grand confort de conduite …) alors que encore une fois sur les vélos rien n’est fait. Pas le moindre détecteur de voiture en danger, pas le moindre avertisseur de risque même en option alors que se généralisent sur nos voitures les détecteurs de danger (piétons et cyclistes, trottoirs…) qui pourraient mettre la sécurité de l’automobiliste en jeu !
    "Quand la classe S se surpasse ... avec un système de visualisation automatique qui se charge de prévenir le conducteur des dangers potentiels (cycliste, piéton..)" Auto-Journal n° 675 de Juin 2005.
    · Dû à sa faible vitesse, le cycliste ralentit les échanges dans la ville et par là même, l’économie de notre pays. Combien de fois n’avons nous pas fait perdre son poste à un employé arrivé en retard à son travail ? ou un marché à cet artisan qui n’a pu rendre son devis à l’heure car nous l'avons freiné au guidon de nos machines ?
    · Le permis de conduire. Certains esprits bien pensant demandent que le même barème de retraits de points du permis s'applique aux cyclistes et aux automobilistes ayant commis la même infraction. Erreur on ne peut plus funeste. et qui va à l'encontre de la règle d'être puni par là ou tu as péché. Ainsi, un cycliste grillant un feu rouge se verrait interdire la conduite d'une voiture mais pourrait continuer à utiliser son vélo en toute impunité ? Quelle nouvelle hérésie ! Appliquons plutôt le principe du fauteur / payeur et instaurons l'interdiction de vélo dès la première infraction. Ainsi nous libérerons nos villes des cyclistes les plus dévergondés.
    · Le cycliste fait peur dans la ville. Les enfants, les personnes âgées et même celles dans la force de l’âge n’osent plus traverser une rue en empruntant un passage piéton dès qu'un vélo apparaît alors même que par la loi, ils y sont prioritaires ! Il faut les voir s’agglutiner au bord des passages piétons attendant une accalmie dans le flot des vélos pour oser s’aventurer sur la chaussée. Spectacle indigne de notre civilisation avancée.
    · L’agressivité des cyclistes envers les autres usagers est bien connue des automobilistes.
    Déjà avant de démarrer, ne dit-on pas en effet « enfourcher sa bicyclette » (prendre par la fourche !) réminiscence d’une époque pas si lointaine où les conflits se réglaient encore à coup de fourche, là où l’automobiliste « monte dans sa voiture » expression quand même plus bucolique ! Et que dire ensuite des cris et regards méchants, voire des coups de sonnette rageurs, lancés par les cyclistes à tout ce qui approche de près ou de loin de leur monture !
    · La pollution. Tout le monde pense que le vélo est la solution au manque chronique d'oxygène et d'air pur dont souffrent nos villes. Or il n'est que nous voir haletants et suants au premier feu en haut d'une petite montée pour comprendre que pour reprendre notre souffle nous consommons 4 à 5 fois plus d'oxygène que l'automobiliste sagement assis dans sa voiture et à qui la climatisation diffuse un agréable air frais. Et pour peu que sa voiture soit d'un gros modèle (généralement de couleur noire), cette climatisation est équipée de filtres divers et variés (à particule, à pollen, à odeurs …) qui ont pour effet de nettoyer l'air aspiré et donc d'en rejeter un plus propre en dehors de l'habitacle. Sans compter la nécessité pour le cycliste de prendre une douche à l'arrivée à destination et donc de polluer encore un peu plus nos réserves si précieuses en eau. L'automobiliste et sa climatisation lui, n'aura nul besoin de douche à l'arrivée et quand bien même pour son confort il en prendrait une, l'eau en serait moins affectée car il n'aura pas de poussière collante et de sueur à évacuer.
    · Le vélo est une plaie dans les voies piétonnes. L’automobiliste à qui on a interdit de se garer devant son magasin préféré et qui de fait redevient piéton, doit encore subir nos montures et se garder de tous côtés contre nos chevauchées et là pour le coup, sans la moindre protection de tôle. Il y risque sa vie à chaque instant.
    · Quand à la conduite en état d’ivresse,même si elle doit être condamnée dans tous les cas, reconnaissons qu’elle est quand même moins risquée au volant d’une voiture, stable et nécessitant que peu d’effort et de maîtrise, plutôt qu’au guidon d’un vélo dont la stabilité déjà dangereuse à jeun, devient critique dans ce cas.
    · Enfin, les bandes cyclables ! Quelle hérésie ! Cette zone censée protéger le cycliste (de quoi ? je vous le demande ) ne sert en fait que de prétexte à une course effrénée à la vitesse en toute impunité sans tenir compte ni des automobilistes ni de leurs passagers qui tentent de sortir de leur voiture. Quel automobiliste n’a jamais risqué de se faire renverser par un vélo en ouvrant sa portière ?

    Français, on nous trompe. Vraisemblablement sous la pression du lobbying cycliste, aucun gouvernement n’a jamais osé publié d’étude sur le nombre d’automobilistes tués ou blessés à cause d’un cycliste en ville ! Combien de familles ainsi décimées, combien de nouveaux orphelins chaque année en France dans l’indifférence la plus totale ? Ainsi, je demande solennellement aux plus hautes instances politiques de notre pays de communiquer, enfin, les vrais chiffres de cette véritable hécatombe.


    Face à cette situation, vous comprendrez donc, amis cyclistes des villes, pour le bien de la communauté toute entière, et la sécurité de nos concitoyens, et en particulier des automobilistes, que je ne peux que vous demander d’arrêter le vélo avant qu’il ne soit trop tard. Ma conscience me pose même la question de savoir s’il ne faudrait pas proposer une loi interdisant toute pratique du vélo en agglomération. Je vais en parler à mon député.

    La semaine prochaine je traiterai d’un sujet qui nous préoccupe tous à la veille des vacances et qui n’est pas sans rappeler celui d’aujourd’hui: le danger que font subir les baigneurs imprudents aux conducteurs de jet-ski sur nos plages.

    A bientôt.