Alors que nous traversions Wassenaar, une station balnéaire en Hollande et quelques boutiques sympas déclenchent une envie de shopping, et puis je suis capable de décrypter le mot magique "soldes" dans de nombreuses langues. Bref, commencent les essayages sous l'oeil patient de Michel. Tout me plait dans la boutique, les matières sont naturelles, je me persuade que j'ai affaire à une ligne de vêtements typiquement hollandais.
Après avoir essayé un pantalon orange, des tee-shirts bleu canard, j'opte pour un très classique bermuda beige en lin, à moitié prix bien sûr. Très contente de mon achat, car il faut le dire, à Poitiers pour le shopping c'est un peu limité : on y trouve une dizaine de boutiques portant la même enseigne que dans toutes les villes de France et d'Europe.
A la caisse, je note l'adresse du site web de la marque, la vendeuse me demande d'où je viens. Sympa, elle me dit qu'il y a plein de magasins en France. Et zut moi qui croyais avoir découvert une marque originale hollandaise, et bien pas du tout. C'est distribué dans plein de pays, de préférence dans des stations de vacances fréquentées, et pas très loin de Poitiers : Saint Martin de Ré, Royan, La Flotte en Ré, La Rochelle, Parthenay, etc...
Avec un nom comme ça, j'aurais pu être plus perspicace The Earth Collection
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Cadeau de la rentrée
Reprise du vélo utile cette semaine pour le retour au travail après le vélo loisir du bord de mer et heureuse surprise: la Mairie de Poitiers nous concocte une nouvelle bande cyclable le long du Boulevard du Pont Joubert et du Boulevard Anatole France. Soit 1 km nouveaux dont j'utilise environ la moitié chaque matin et soir sur mon trajet habituel.
Du coup c'est juste 50 % de mon trajet matinal qui est en bande cyclable. Du moins à l'aller car au retour la descente du Boulevard sous Blossac n'est pas (pas encore ?) "cyclablée".
Un beau cadeau de rentrée donc même si tout n'est pas encore en place (les peintures des bandes sont à peine sèches) et si l'on est encore loin des réelles voies cyclables urbaines que nous avons eu le plaisir d'utiliser au mois de juillet.
Donc un grand bravo à la ville et "continuez l'effort". -
Le hollandais sans peine
Pendant notre voyage en Hollande, nous avons fini par collecter quelques mots et expressions indispensables au cyclocampeur.
Petit lexique de base :
- fietspad = piste cyclable
- fietsers oversteken = cyclistes : traversez (lorsqu'une voie cyclable traverse une route)
- slechte weg = route en mauvais état (en général pas besoin de traduction)
- fietsers uitgezonderd = cyclistes exceptés (sous un panneau de sens interdit, permet de prendre les contresens à vélo, usage très fréquent dans les villes)
- bromfiets = vélomoteur
- let op = faites attention
- gesloten, geopened = fermé, ouvert
- een koffie = un café
- een koffie met een appeltaart = un café avec une tarte aux pommes
- een appeltaart met slagroom = une tarte aux pommes avec de la crème
- huisgemaakte = fait maison
- ijs = une glace (ice-cream marche très bien aussi)
- een Zuckerspin = une barbe à papa (plus rare)
- Natuurkampeerterrein = camping "au vert"
- camping met trekkershutten = camping avec bungalow
et maintenant une phrase complète : Dag verse macquerel met sla en friete. Je vous laisse traduire, un seul indice cette phrase figurait à l'entrée d'un restau. J'espère que je l'ai bien recopiée.
Comme on peut le voir, un peu d'allemand aide à comprendre le sens de certains mots. Ainsi à l'entrée d'un camping, nous avions bien compris le sens d'une pancarte qui disait en gros : "en cas d'absence, installez-vous où vous voulez , quelqu'un passera vous voir plus tard pour le règlement. Si vous ne voyez personne, vous pouvez déposer l'argent dans le "brievenbus bleu". Le mot "brievenbus" nous échappait, aussi un peu au hasard, nous avions déposé l'argent de notre séjour dans une boîte aux lettres bleue, ce qui s'est avéré exact.
Bon à la vérité, nous avons surtout parlé anglais et c'est vraiment facile de communiquer car beaucoup de hollandais parlent très bien anglais. On nous a d'ailleurs fait remarquer que pour des français, on parlait pas trop mal anglais. Trop soucieuse de rétablir la vérité, j'ai expliqué qu'on devait notre pratique de l'anglais non pas à un changement dans l'enseignement des langues en France mais à un séjour de 3 ans en Californie. Aurais-je dû m'abstenir de révéler la vérité? Car malgré les années passées aux US, mon accent anglais reste terriblement frenchy.
Des hollandais sont souvent venus à notre rencontre pour discuter. Peu habitués à voir des français en vacances chez eux (en général c'est plutôt l'inverse), ils nous ont souvent pris au premier abord pour des allemands, des suisses, des belges voire des anglais mais jamais pour des français. Il faut dire que nous n'aidons pas beaucoup car nous arborons un drapeau breton sur notre remorque. -
La route de la Mer du Nord
En juillet 2006, nous avons réalisé notre projet de parcourir une partie de la route de la mer du Nord à vélo (North Sea Cycle Route) soit la Belgique et les Pays-Bas.
L'itinéraire dans ces 2 pays est composé de :
- 95% de pistes cyclables, voies vertes ou véloroutes (les véloroutes sont mixtes mais peu fréquentées par les voitures)
- une grande variété de voies de circulation : digues, canaux, dunes, ferrys, bacs
- plusieurs parcs nationaux, un terrain militaire (ben oui un terrain d'entrainement pour chars militaires dont les pistes sont autorisées à la circulation des vélos et même pourvues d'aires de pique-nique), des grandes villes (Rotterdam, La Haye, Harlem), des parcs à moutons (on a pu remarquer que les pistes cyclables y avaient été nettoyées)
- pas de difficulté technique car le relief y est toujours au niveau de la mer autant en Belgique qu'en Hollande
La route est entièrement balisée, il suffit de suivre les panneaux. Cependant, nous nous sommes perdus plusieurs fois...
...soit parce que les balises sont masquées par la végétation, par une voiture ou autre, soit parce qu'occupés à regarder le paysage nous avons loupé un changement de direction. Aussi nous recommandons d'être attentifs particulièrementdans la traversée des villes.
Le climat a été particulièrement favorable : 15 minutes de pluie le dernier jour au retour en France. Beaucoup de soleil et coups de soleil en conséquence. En revanche, le vent est souvent contraire nous semble-t-il, à moins que ce ne soit mauvaise foi de cyclistes.
Notre projet initial était de rouler jusqu'à Hambourg puis de faire le retour en train. A quelques kms de la frontière allemande, nous avons constaté que nous avions oublié notre téléphone portable dans un camping. Nous avons donc fait demi-tour (70 kms en arrière), retrouvé le portable toujours branché dans les toilettes du camping (dans une prochaine note, je ferai un point sur les campings en Hollande), puis décidé d'effectuer le retour en partie en train de Leeuwarden jusqu'à Amsterdam, puis à vélo jusqu'à Wormhout en France qui était notre point de départ.
2 publications nous ont été utiles pour ce voyage :
- LF1 La route de la Mer du Nord : faire du vélo entre Den Helder et Boulogne sur mer... Cette brochure de 80 pages est en français, coéditée par le Conseil général du Nord. Elle nous a été envoyée gratuitement mais les informations n'ont pas été réactualisées depuis 1995.
- Noordzee/Waddenzee route LF1 LF10 : fietsen langs de Nederlandse kust(ISBN 90-72930-15-0). Cette brochure est en hollandais, elle est disponible en Hollande chez les librairies ou offices de tourisme. Elle complète la brochure en français pour la partie entre Den Helder et Nieuweschans à la frontière de l'Allemagne.
Les 2 brochures fournissent une carte détaillée, des informations historiques ou culturelles liées aux régions traversées, une liste de possibilité d'hébergement (campings, AJ ou hôtels).
Le mois de juillet n'est peut-être pas la période la plus favorable pour voyager tranquille le long de la côte. Même sur les pistes cyclables, nous avons rencontré de véritables embouteillages de ... vélos, particulièrement le dimanche aux abords des quelques grandes stations balnéaires hollandaises : Zandvoort, Katwijk ann Zee, Noordwijk aan Zee, etc... Nous avons pu y observer avec admiration la grande pratique des hollandais pour le transport en tout genre de matériel de plage sur vélos : parasols, chaises longues, bouées, planches, panier pique-nique, glacières, sans compter les enfants, les bébés endormis et les chiens installés dans des remorques.
Dernière précision : on reconnaît le cyclocampeur qui parcourt la LF1 ou la LF10 grâce à son chargement : pas de parasol mais de nombreuses sacoches sur la roue avant et sur le porte-bagage arrière, une tente de camping, une carriole parfois. Les cyclocampeurs se saluent entre eux, mais ne saluent pas les touristes quand ils sont trop nombreux...