Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Savoir vivre à bicyclette

    La bicyclette est diversement appréciée, les hommes s'en servent pour dévorer l'espace, ce qui leur permet de faire rapidement leurs affaires, de se distraire ; les femmes, ont trouvé charmant ce sport, qui leur donne enfin le droit de porter la culotte ; cependant, elles ont fini par comprendre que la jupe était plus décente. Une femme montant en tandem prend la seconde place tout comme si elle montait à cheval en croupe. On ne doit pas dire monter en bicyclette mais à bicyclette. Toute mise excentrique est de mauvais goût ainsi que l'exhibition des mollets nus, si ce n'est pour les enfants. Une femme ne doit pas s'aventurer seule, non seulement par crainte du danger, mais aussi par raison de convenances.



    Texte numérisé de : Baronne d'Orval. Usages mondains : guide du savoir-vivre moderne. Paris : Victor-Havard, 1901. Consultable sur : Gallica

    medium_usages_mondains.png


    La prochaine fois, je vous dévoilerai le chapitre intitulé "la voilette, le gant et l'éventail", trois effets qui ont grande importance dans la toilette d'une femme.

  • Biciclette

    Oui vous avez bien lu : biciclette. Voici l'histoire : j'étais à Paris mercredi et j'en ai profité pour aller chez un grand libraire du boulevard Saint-Michel. Je voulais acheter pour Michel un livre dont le titre est "On est amoureux qu'à bicyclette". Je demande mon livre à un charmant jeune homme qui se trouvait là pour renseigner le client, il fronce les sourcils : "Vous voulez ÇA?" moi, un peu gênée comme si j'avais demandé un livre défendu : "Ben oui" lui : "Bon je vais voir".
    Ecran d'ordinateur et il tape "amoureux biciclette" oh la la, je me dis qu'il va rien trouver mais je n'ose pas lui faire remarquer son énorme faute d'orthographe. Je fais comme si tout était normal. Comme je suis bibliothécaire dans la vraie vie, je regarde quand même très intéressée par ce qui va se passer. Et là, MIRACLE : un résultat, mon bouquin avec la bonne orthographe. Un coup d'oeil discret me permet de vérifier qu'il a coché la case "recherche phonétique", j'aurais du y penser. Un autre coup d'oeil me permet de voir le sous-titre : journal d'un Tour de France. Finalement, je ne suis plus très sûre de le vouloir ce bouquin. Seul le titre me plaisait. Heureusement, le charmant jeune homme me dit : "On a ÇA nulle part" comprendre aucun des nombreux magasins Gibert Jeune du boulevard Saint Michel ne vend ce genre d'articles.



    On est amoureux qu'à biciclette

  • Mésaventure

    Hier je devais me rendre à Paris pour une réunion professionnelle. J'avais prévu de quitter la maison à 8h30 sachant qu'il me faut 15 minutes pour aller à la gare et 5 minutes pour me garer au parcotrain, ça devait le faire sans problèmes pour le TGV de 9h00. Michel me suggère d'y aller à vélo. Je tergiverse, il faut dire qu'il n'y a pas vraiment d'espace prévu pour les vélos en stationnement, ma tenue vestimentaire est prévue pour une réunion pas pour faire du vélo et puis pour dire la vérité j'ai peur qu'on me le vole.
    Jusqu'au dernier moment, j'hésite et j'opte finalement pour la voiture en pensant que ça sera plus sûr.
    MAUVAIS CHOIX : en arrivant au parcotrain, je découvre une affiche "PARKING COMPLET". Je fais demi-tour, je cherche une place, toutes les places autour de la gare sont limitées à un stationnement de 2 heures et je ne rentre pas avant 20h30. Résultat : je rate mon train et j'appelle Michel au secours.
    Bref, vous voyez la conclusion : Michel a été sympa, il est venu (à vélo!) pour déplacer la voiture avant le PV et j'ai pu assister à ma réunion l'esprit tranquille et même faire du shopping à Paris. Le plus drôle, c'est que j'ai trimballé toute la journée l'antivol de mon vélo qui était resté dans mon sac à dos. C'est lourd un antivol de vélo.

  • le vélo rebelle

    Lu 2 articles très critiques sur le site Rebellyon au sujet de la location de vélo. J'avais jusqu'à aujourd'hui une image plutôt positive de l'expérience menée à Lyon en faveur du vélo. Souvent relayée par la presse en termes élogieux, le point de vue qui est exposé ici et , apporte un autre éclairage.
    Quelques questions :
    - tout d'abord le contrat passé entre Lyon et la société Decaux : des vélos en libre-service contre le marché du mobilier urbain pour une durée de 13 ans. Je ne connais pas suffisamment les règles d'attribution des marchés publics mais est-ce bien légal? Comment s'est déroulé l'appel d'offres? Si Lyon ne renouvelle pas son marché, quid des vélos en libre-service?
    - autre question : la location est-elle vraiment la bonne solution pour inciter les usagers à changer leurs habitudes? qui plus est location d'un vélo inadapté de 22 kilos. A titre de comparaison, mon vélo qui n'est pas spécialement léger pèse 17 kilos.
    - enfin la verbalisation en augmentation des cyclistes notée également à Bordeaux pour des contresens pris à vélo, à Poitiers pour des cyclistes sur voies piétonnes comme à Lyon pour des feux rouges anticipés. Serait-il plus facile de verbaliser un cycliste qui roule à 10-15 km/h qu'un automobiliste en excès de vitesse?