Sondage exclusif réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1 personne représentant la moyenne des Français de plus de huit ans pratiquant le vélo.
A la question « Selon vous, quels sont les bienfaits associés à l’usage de la bicyclette utilitaire ? » les Français répondent (plusieurs réponses possibles)
· ça me met de bonne humeur...................................100 %
· je fais un geste pour l’environnement.......................100 %
· j’économise des euros.............................................100 %
· ça entretient ma forme............................................100 %
· ça me dégage des soucis d’entretien d’une voiture.....100 %
Au vu de ces résultats, un constat s’impose :
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MAIS QU’ATENDENT LES AUTRES POUR S’Y METTRE ? -
Le trajet à vélo de Gilles
Dans la série, itinéraire malin à Poitiers, voici l'itinéraire communiqué par Gilles. Ça a l'air compliqué, mais pas du tout. Et je témoigne que Gilles arrive le matin non essouflé, pas du tout transpirant, et les cheveux à peine décoiffés par le vent.
Mon trajet à vélo
Je suis arrivé depuis maintenant presque trois ans à Poitiers et dès mon installation je m’étais dit : « la ville est à taille humaine, je rêve d’avoir des mollets musclés donc je vais aller au travail à vélo ». Habitant en centre ville à trois kilomètres seulement de mon lieu de travail situé sur le campus universitaire cela ne semblait pas relever de l’exploit. Et pourtant il m’a fallu presque deux ans pour me décider … J’ai pendant longtemps trouvé de bonnes excuses pour prendre ma voiture. Pour ceux qui manqueraient d’imagination et auraient des collègues cyclistes qui les regardent de travers sur le parking de leur boulot, en voici d’ailleurs quelques unes :
- Beh y pleut aujourd’hui ( à utiliser même si le ciel est tout juste un peu chargé et que la météo prévoit du grand beau temps)
- Ce soir je travaille tard (à utiliser même si vous ne devez sortir qu’un quart d’heure après votre horaire habituel)
- Mon pantalon est blanc je risque de le salir (mais là il faut que le blanc vous aille …)
- J’ai un peu mal au genoux ( il faudra dans la journée grimacer de temps à autre en portant la main sur le genou – cela suppose aussi de toujours choisir le même sinon on pourra vous soupçonner de mensonge…)
- J’aurais bien pris mon vélo mais ce soir je dois porter la voiture au garage
- A Poitiers toutes les rues elles montent et pis elles sont étroites et les automobilistes y font rien que me frôler (ne pas hésiter alors à frôler vous même les cyclistes quand vous êtes en voiture pour donner encore plus de poids à cette excuse… non là je plaisante bien sûr)
- Mince où est-ce que j’ai mis la clé de mon antivol ? ( nécessite de ne pas avoir un antivol à code…)
- C’est la journée sans voiture aujourd’hui je ne vais pas faire comme tout le monde non mais !
Finalement, à l’occasion d’un changement d’appartement, et grâce à l’exemple quasi-quotidien d’une collègue admirable, j’ai commencé à prendre mon vélo et là j’ai découvert des choses simples mais essentielles :
- La sensation du vent dans les cheveux ( vu leur chute accélérée, j’ai bien fait de m’y mettre dès maintenant…)
- Le plaisir de dépasser les files interminables de voitures bloquées Faubourg du Pont-Neuf ( on peut exprimer sa joie en jouant de la sonnette et en faisant des clins d’œil aux pauvres automobilistes coincés depuis 20 minutes mais cela suppose de pouvoir pédaler vite en cas de réaction agressive…)
- Le plaisir de ne pas faire le plein toutes les semaines
Pour les pictaviens du Centre-ville qui travaillent à l’est de la ville (quartier Université / CHU), voici le parcours que j’utilise et qui me permet de limiter au maximum mes efforts et surtout d’éviter le trafic automobile :
Pas de difficulté pour quitter le plateau puisque ça descend mais ensuite se pose un problème : le Faubourg du Pont-Neuf est non seulement surchargé mais il est particulièrement étroit. Si vous passez par là, vous risquez d’avoir 150 voitures piaffant derrière vous et prenant tous les risques ( risques en ce qui vous concerne bien entendu….. pour vous dépasser et arriver ainsi 22 secondes plus tôt au travail). La solution que j’ai adopté est donc de passer par le Pont saint Cyprien puis la rue Pasteur qui est ouverte dans ce sens à la circulation des vélos. Là une centaine de mètres après son début, je tourne à droite et prends le chemin de la Brouette du vinaigrier. La pente est rude donc je pose pied à terre pendant une centaine de mètres jusqu’à l’avenue des Terrasses ( A partir de là, tout est plat ou presque !!!) où je prends sur ma gauche. Le parcours se poursuit par la rue de la Brouette du vinaigrier. Arrivé rue de la Chatonnerie je tourne à droite puis première à gauche pour prendrela rue Paul Painlevérue de la Plaine où je passe devant le dépôt de bus des Rapides du Poitou. Tout cela m’amène Route de Gençay, elle aussi fort fréquentée le matin. Je ne fais que la traverser et à vingt mètres sur ma droite je prends un petit passage qui m’amène dans un quartier beaucoup plus calme. Un panneau bricolé , dont le côté artisanal me fait fortement soupçonner qu’il a été installé par un riverain irascible affirme que ce passage est interdit au vélo mais je l’ignore quotidiennement et je n’ai jamais eu aucune remarque de qui que ce soit. J’arrive alors rue Emile Zola , je tourne deuxième rue sur ma gauche (rue des villas). Je prends alors sur ma droite la route de Nouaillé puis presque tout de suite sur ma gauche rue de la Gibauderie. Je passe alors devant le Lycée Camille Guérin pour rejoindre l’avenue du 11 Novembre qui sur la gauche nous amène très rapidement vers le CHU et l’Université. -
Ode à la bicyclette
Pour bien commencer le week-end, un poème de Neruda adressé par Jean-Pierre, cyclo-lecteur :
ODE À LA BICYCLETTE
J’allais sur le chemin crépitant :
le soleil s’égrenait comme maïs ardent
et la terre chaleureuse était un cercle infini
avec un ciel là-haut, azur, inhabité.
Passèrent près de moi les bicyclettes,
les uniques insectes
de cette minute sèche de l’été,
discrètes, véloces, transparentes :
elles m’ont semblé simples mouvements de l’air.
Ouvriers et filles allaient aux usines,
livrant leurs yeux à l’été,
leur tête au ciel, assis
sur les élytres des vertigineuses
bicyclettes qui sifflaient passant
ponts, rosiers, ronces
et midi.
J’ai pensé au soir, quand les jeunes se lavent
chantent, mangent, lèvent un verre de vin
en l’honneur de l’amour et de la vie,
et qu’à la porte attend la bicyclette,
immobile parce que son âme
n’était que de mouvement,
et, tombée là, elle n’est pas
insecte transparent qui parcourt l’été,
mais squelette froid
qui seulement retrouve un corps errant
avec l’urgence et la lumière,
c’est-à-dire avec la
résurrection de chaque jour.
Pablo NERUDA
(Troisième livre des odes, trad. Jean-Francis Reille)

La musique est extraite de :
"Canto general", musique : Mikis Theodorakis, textes : Pablo Neruda, concert du 12 juin 2004 à Poitiers par 600 choristes de la Vienne -
Mardi 13 mars
Beau temps sur toute la France et premier jour de sortie d'hiver où je fais l'aller et le retour sans éclairage.
Bon, il faut dire que ce soir je suis sorti plus tôt du bureau et que c'était un peu limite à l'arrivée, mais de toutes les façons mes batteries étaient à plat. Eh oui, c'est toujours le cordonnier .... Donc sans éclairage un peu contraint mais sans éclairage quand même. Le printemps arrive !
Cela étant je suis super content, car grâce à Carnets d'Aventures (voir le Coup de Coeur du week end) nous avions vu que Décathlon proposait des jambières pour couvrir les pieds en cas de pluie, et j'ai fait un saut au Décat de Poitiers et IL Y EN AVAIT ! Deux paires qui sont maintenant dans le garage et qu'on vient d'essayer. "Pas très seyant" dit Mme Vocivélo mais quand il pleut, personne ne doit regarder à ce genre de choses. J'en serai presque à dire "Vivement la pluie" pour pouvoir les essayer....
A la prochaine averse pour un avis.