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cyclocamping

  • Tand'Afrika

    Ils ont parcouru l'Afrique à vélo au guidon d'un tandem. De ce projet qui nous parait insensé, ils disent "Une fois sur la route, tout paraît plus simple, l'aventure vous transporte."

    C'est pour en savoir plus que nous les avons invités à projeter leur fim (52') à la soirée qui se tiendra à Poitiers, maison de quartier St Eloi, jeudi 16 avril. Entrée libre.

    D'autres voyageurs ont été invités. Marion, Emmanuelle et Maximilien seront présents pour témoigner de leurs voyages passés ou en projet. Si la technologie le permet, nous contacterons aussi Paul Pichot, actuellement sur la route à vélo quelque part en Roumanie.

    Si vraiment vous ne pouvez être présents jeudi soir à Poitiers, sachez que Tand'Afrika sera projeté également vendredi soir à Niort avec nos amis de VillOvélo, puis à Saintes avec l'association Saintes à vélo le 18.

  • Itinéraire cyclocamping en Suède

    Le voyage commence au Danemark, à Copenhague où nous avons laissé la voiture. Nous aurions préféré prendre le train de nuit Bâle-Copenhague mais nous n'avons pas été assez prévoyant. Il faut réserver 3 mois à l'avance, c'est à dire dès l'ouverture des réservations.

    Un pont gigantesque relie Copenhague à Malmö, mais ce pont est interdit aux cyclistes. Nous avons donc pris la direction d'Helsingor au Danemark par la route cyclable n°9. En route, à Rungsted, le musée Karen Blixen pour les amateurs de littérature. En longeant la mer, on croise de ravissants petits villages avec maisons aux toits de chaume dont la petite ville de Niva. Puis une traversée de 20' en ferry nous permet d'atteindre Helsingborg, ville jumelle en Suède.

    danemark

    En 2013, la Suède comme le Danemark ne sont pas rentrés dans l'euro, échanges avec un danois autour du problème de la conversion euros/couronne danoise : "Heureusement que nous n'avons pas l'euro, il nous faudrait payer pour les grecs !" nous dit-il... On ne surenchérit pas, parce qu'on est pas d'accord, il laisse tomber.

    Après Helsingborg, nous prenons la direction de Malmö en longeant la mer Baltique et on découvre avec plaisir qu'il est possible de s'y baigner, c'est à dire que la température de l'eau est tout à fait acceptable pour des bretons. On déjeune à Landskronna au Why Not Café, juste à côté de la forteresse. Après avoir traversé toute la ville de Malmö, nous passons la nuit au camping de Limhamn, avec vue sur le pont qui relie à Copenhague.

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    Le lendemain, nous atteignons l'extrême pointe sud de la Suède à Smygehamm. Le lieu attire beaucoup de touristes mais il est nettement moins spectaculaire que Skagen, pointe nord du Danemark (voir ici) A Beddinggestrand, nous nous arrêtons au camping d'où nous repartons dès le lendemain pour 30 kms de voies cyclables protégées, le long de la mer, avec une étape à Ystad... la ville de Kurt Wallander (le fameux commissaire suédois héros de la série TV).

    ystad

    Pour avoir un peu de tranquillité, nous quittons la côte méridionale, partie de la Suède qui est très fréquentée en ce mois de juillet. En plongeant dans l'intérieur des terres, nous découvrons une Suède très rurale, beaucoup de cultures, du blé, des maraichers, des élevages, de petites villes comme Tomelilla, St Olov avec à chaque fois, une église et souvent le clocher en bois à côté de l’Église. Nous repérons aussi très vite les cimetières comme des endroits agréables pour pique-niquer : tranquillité, calme, de l'eau et même très souvent des toilettes (irréprochables).

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    J'insiste pour que l'on fasse un détour vers le site de Stevenshuvud (la tête de Stevens) réputé pour le panorama. En arrivant sur le site, un trail de  quelques kilomètres est signalé, un sacré raccourci pour atteindre Kivik et pas de problèmes pour les cyclistes, nous assure un animateur sur le site. Il n'a pas vu nos vélos chargés, ni la remorque. On avance, le trail devient de plus en plus difficile mais on s'obstine. On refuse de faire demi-tour même devant l'amoncellement de cailloux toujours plus gros. Finalement, il nous faut décrocher les sacoches, dételer la remorque, porter le chargement puis les vélos sur 2-3 kms et cela nous a pris 2 heures.

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    Samedi 27 juillet, fin de la première semaine de vélo, on retrouve le "Cykelsparet", puis une voie cyclable sur une ancienne voie ferrée entre Torparebron et Maglehem. Sur la place du village, un petit comptoir avec des framboises, des cassis, groseilles, lavande, plants de perlagonium, courgettes, oeufs, oignons et personne ne surveille. On paie, on met l'argent dans la boite. La Suède nous étonne, quel pays tranquille !

    A Vittskövle, le château se reflète dans l'eau et nous offre la vue de son grand corps de bâtisse en briques rouges, une tour ronde surmontée d'un dôme. L'étape du soir nous permet de découvrir Kristianstad, une ville surnommée Lille Paris, c'est à dire le petit Paris, de larges avenues et quelques bâtiments colorés. Nous nous offrons le luxe d'une bière dans un bar, luxe car la bière est taxée comme tous les alcools en Suède ; de plus le taux de la taxe s'élève en même temps que le degré d'alcool.

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    De Kristianstad, on passe Fjälkinge, Kiaby et Nymolla, ville de contrebande du XIXe (contrebande de tissus, soie, coton, puis à partir de 1930 contrebande d'alcool). Nous finissons la journée à Pukairt, camping coincé entre l'autoroute et le bord de mer, nous y rencontrons 2 familles venues de Suisse, à vélo avec 5 enfants, un follow-me, une remorque, un tandem... Une super ambiance dans l'équipe, on essaie de les convaincre de proposer un montage vidéo au festival CCI (un jour peut-être...)

    Le lendemain, nous prenons des directions opposées. Eux vers Trelleborg pour un retour en ferry vers l'Allemagne, alors que nous poursuivons la route le long de la côte escarpée. Alors que nous croisons de nombreux cyclistes portant un fanion numéroté, nous comprenons que c'est la semaine cyclotouriste en Suède. 400 engagés, nous croisons même un français venu en camping-car pour participer à l'événement.

    Et la météo, me direz-vous ? Si je n'en ai pas parlé, c'est qu'il n'y avait rien à dire jusqu'à aujourd'hui. Un temps superbe et beaucoup de soleil contrairement à tous les pronostics (la Suède en vacances et à vélo, vous êtes fous ou complètement inconscients, bah c'est vrai vous aimez les pays froids). Mais aujourd'hui 30 juillet, il pleut depuis 6 heures du matin et il faut plier la tente mouillée. Nous rangeons à part le double-toit dans une sacoche, Michel ayant fait le choix judicieux d'un modèle de tente où l'on peut séparer le double-toit et l'intérieur de la tente. On roulera toute la journée sous la pluie : détour par le fjord d'Östre sur une piste nommée Bräkneleden, passage à Ronneby et un arrêt au Radehus Café, c'est à dire au café de l'ancienne mairie. Après un détour volontaire pour éviter la presque-île de Karlskrona (très touristique), la soirée au camping de Gängletorp est pluvieuse. Le lendemain matin, atmosphère toujours pluvieuse, un orage magnifique nous contraint à attendre l'éclaircie dans la salle commune du camping.

    Beau temps revenu, nous roulons dans la forêt et pique-niquons près d'un kiosque aménagé où l'on trouve en libre service fraises, framboises, tomates et même des glaces. L'étape du soir à Kristianopel nous permet de découvrir le camping établi dans une ancienne forteresse. Et bientôt se profile sur la côte est de la Suède, la ville de Kalmar. Rues pavées, vieille ville, cathédrale, château. De Kalmar, on embarque avec les vélos sur un petit ferry en direction de l'île d'Öland. Inquiétude, est-ce un bon choix au regard de l'attrait touristique de l'île ? Il s'avère que passé l'embarcadère de Färjestaden où s'agglutinent les touristes, vers le sud, la circulation à vélo est facile. On traverse Morbylånga puis arrivée à Degerham, Arvisk où se trouve un camping très bien équipé. A notre surprise, il y a peu de monde sur ce camping en bord de mer. En soirée, la baignade dans la mer Baltique et seuls face aux éoliennes en pleine mer nous fait apprécier pleinement notre choix.

    En ce matin ensoleillé, la route nous mène vers le sud de l'île d'Öland. A l'extrémité, les terres ont été confisquées autrefois au profit d'un roi. Un mur barre toujours l'île d'est en ouest (sur environ 5 kms) dans le but de contenir le gibier réservé. Partout sur cette partie de l'île, c'est l'alvaret, un paysage étonnant car dépourvu de végétation.

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    Deux autres journées à vélo sur l'île nous conduisent successivement à Ralla près d'Ekerum dans un camping semi-industriel (450 emplacements en bord de mer) puis à Lotorp dans un camping 5*. Les campings sont chers en Suède, mais on finit par comprendre que les vacances d'été se terminent pour beaucoup de suédois début août, donc les tarifs ont tendance à baisser. Dans le nord de l'île d'Öland, on repère dans une "Gårdsbutiken" des spécialités à base d'un petit fruit orange que l'on finit par identifier comme l'argousier (havtorn en suédois).

    Après 4 jours et demi passés sur l'île, une traversée de 2h30 en ferry nous permet de rejoindre Oskarshamn. A partir d'Oskarshamn, nous abandonnons notre objectif initial d'atteindre Stockholm (il reste environ 250 kms). Le retour prévu en train à partir de Stockholm s'avèrant complexe car les trains de grande ligne n'acceptent pas les vélos. Il nous reste une dizaine de jours pour revenir vers Copenhague en traversant la Suède d'est en ouest. Ce sera une occasion de découvrir les lacs intérieurs avec une inquiétude : rencontrerons-nous les moustiques dont on nous a tant vanté les mérites ?

    Les premiers dénivelés du voyage se profilent, montées et descentes se succèdent et la carte nous indique une altitude de 200 m ! La région autour de Nybro est réputée pour les souffleries de verre et cristal. Après un arrêt à l'ancienne gare de Skruv transformée en café, puis une halte devant une étrange maison abandonnée en forêt, l'étape du soir sera Linneryd au bord d'un lac.

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     Entre Timgsryd et Olofstrôm, le lac de Mien est l'un des plus anciens de Suède. Ce lac immense s'est développé à la suite d'un impact de météorite. Selon la légende, le nord du lac abrite des grottes dont l'entrée se situe au-dessous du niveau de la mer. Mais attention, un gardien géant veille sur l'entrée des grottes, on le reconnait à sa couronne surmontée d'un énorme poisson.

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    Au camping d'Olofström (implantation Volvo), les douches nous réservent une surprise. Comme dans beaucoup de campings, la douche est payante. Mais là où ça se complique, c'est que le monnayeur est à l'extérieur de la douche à une dizaine de pas. Il faut 1KR pour 3' d'eau chaude, mais on peut pas mettre d'avance 3 pièces de 1KR. Il faut donc sortir de la douche tout nu (pas le temps de s'enrouler dans une serviette), remettre 1KR dans le monnayeur, se dépêcher car le temps commence à courir mais pas trop si on vient juste de se savonner pour ne pas glisser...

    Après l'étape d'Olofström, de Nasum à Immeln, les anciennes voies ferrées ont été reconverties en voies cyclables. La "Banvall" suit son cours dans un paysage vallonné et bordé de vergers. A Immeln, bière à la main, nous contemplons une cabane rouge perdue dans les sapins au bord du lac.

    4e semaine de voyage en Suède, et nous atteignons Hassleholm. Lassitude ou envie de changer de paysage ? Nous nous renseignons à la gare. La liaison vers Helsingborg est en travaux, il faudrait prendre le bus, ce qui est difficile avec les vélos. Ce sera donc un retour direct vers Copenhague en quelques heures. Et la fin du voyage au camping de Copenhague.

    La fin du voyage ? déjà ? oui et non car nous restons à Copenhague le temps de visiter le FabLab à la maison de la culture de Valby, de rendre visite à un ami de Cycling for Libraries, puis de parcourir la ville à vélo d'est en ouest avec une facilité de déplacement qui nous enchante.

     

     

     

  • Suède à vélo

    Retour de Suède où nous avons passé 4 semaines à vélo et premières impressions de voyage.

    La Suède est un pays idéal pour le voyage à vélo. On trouve de nombreuses voies cyclables, voies vertes, circuits balisés. Ainsi, nous avons suivi alternativement "the Baltic Sea Cycle Route" ou route de la mer Baltique (EuroVélo 10), le Cykelspåret, Banvallsleden ou Sverigeleden, et nous avons toujours été très tranquilles. Peu de circulation automobile sur ces itinéraires et des voies séparées pour les cyclistes dans les zones urbanisées. La cohabitation avec les automobilistes est extrêmement respectueuse. Le cycliste a pratiquement toujours la priorité lorsqu'il croise une route, la voie cyclable ne s'interrompt pas, ce sont les automobilistes qui s'arrêtent. On a vu des automobilistes attendre patiemment que l'on se décide à traverser la route alors que nous étions encore indécis sur l'itinéraire à suivre et que nous avions le pied à terre.

     

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    cykelsparet

    Grâce à ces réseaux balisés, on va de villages en villes, on découvre des châteaux, des ruines, des lacs, des forêts, des églises, des moulins, des vestiges de l'époque viking.

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    Par chance, la météo a été particulièrement favorable : nous n'avons eu que très peu de pluie contrairement à ce que nous avions envisagé compte tenu d'un premier séjour en Suède qui avait duré... 2 jours. Découragés par la pluie, nous avions fait demi-tour vers le Danemark plus ensoleillé.

    Les campings sont assez nombreux dans le sud du pays, provinces de Scanie, Blekinge et Småland. Nous n'avons jamais réservé d'avance puisque nous improvisons l'itinéraire au jour le jour. On trouve toujours de la place pour une tente et 2 cyclistes, même dans les régions touristiques comme l'île d'Öland ou dans les grandes villes comme Malmö. Généralement les campings sont équipés de lave-linge, sèche-linge, four micro-ondes, réfrigérateur, barbecue, piscine ... pour ceux qui en ont besoin !

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    Dans cette partie méridionale de la Suède, on trouve très facilement des supérettes pour s'approvisionner. Du coup, nous avons très peu de réserves dans nos sacoches, car ces supérettes sont ouvertes tous les jours jusque 20h00 ou 21h00 y compris samedi et dimanche. Dans le sud, de très nombreux stands sont installés au bord des routes avec framboises, fraises, courgettes, oeufs, confitures. Personne ne surveille ces stands en libre-service, chaque acheteur place l'argent dans une boite et note sur un cahier ce qu'il a acheté !

    suéde

    Pendant ces 3 semaines, nous avons parcouru plus de 1400 kms à vélo et nous avons surtout apprécié le contact avec la nature et les bords de mer, le calme et même le silence, les lacs, les forêts de sapins, les oiseaux et les petits animaux mais on n'a jamais vu de rennes malgré les panneaux qui l'annoncent. Voici pour les toutes premières impressions. D'ici quelques jours, on reviendra sur l'itinéraire suivi et les découvertes de ce pays.

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  • Balcon privé intérieur

    Dans quelle maison a-t-on la joie de voir au matin la fleur éclore au balcon intérieur ?

    C'est ce que nous avons trouvé au saut du lit dans la tente ce weekend.Fleurs au balcon intérieur 4.JPG

    Profitez de la vie. Cyclo Campez.

  • Naissance d'un livre

    Lorsqu'on est bibliothécaire, on lit toute la journée, c'est bien connu. On passe aussi un temps fou à classer les livres, à les ranger et à faire les gros yeux à tous ceux qui osent abimer les livres (corner les pages, poser un livre à l'envers, tirer un livre par la coiffe ou pire commenter au stylo bille les passages d'un livre).

    Bref, après une journée bien remplie à la BU, comme j'ai beaucoup lu, j'ai encore plein d'énergie. Je m'étais donc laissée convaincre de donner un coup de main à l'association Cyclo-Camping International (une association d'un millier d'adhérents tournant constamment à vélo sur toutes les routes du monde). Du moment où j'ai murmuré "Si vous voulez quelqu'un pour coordonner", je me suis retrouvée aussitôt coordinatrice générale d'un projet pharaonique dont je ne savais plus très bien où étaient les limites et avec une contrainte de taille : comment coincer un cyclovoyageur quelques heures pour lui faire écrire un article sur son expérience du voyage à vélo avant qu'il ne s'échappe vers un autre voyage ?

    Pourquoi rééditer le manuel, le MVV (nom de code pour Manuel du voyage à vélo), demandent certains... ? et bien, parce que Joseph le souhaitait... il pensait que le manuel édité en 2008 ne répondait plus exactement aux questions que pouvaient se poser les candidats au voyage à vélo. Il fallait informer sur les nouveaux vélos (couchés, pliants, tandem mixte, tricycle), sur le matériel qui évolue sans cesse (GPS, tablettes, matériel de camping), sur les conditions du voyage et tout ce qui permet de réussir un voyage à vélo au XXIe siècle ! Joseph n'est plus là mais nous lui avions promis que le MVV sortirait en 2013.

    C'est donc avec un grand plaisir que je peux annoncer la sortie du Manuel du voyage à vélo par l'Association Cyclo-Camping International. Ce manuel a mobilisé des rédacteurs, des coordinateurs, une dessinatrice, une graphiste, des photographes, des relecteurs, une secrétaire de rédaction, un bibliophile, une coordinatrice générale (c'est moi), des conjoints adorables qui n'ont jamais jeté l'éponge.

    On n'a pas compté les heures de travail, les conférences téléphoniques, les week-ends de coordination en Poitou-Charentes et en Aquitaine... mais on est tellement content qu'on a arrosé ça le week-end dernier comme il se doit.

    Une mention spéciale à flblb, l'éditeur poitevin au nom imprononçable, qui a réalisé la maquette et avec qui nous avons eu vraiment beaucoup de plaisir à travailler.

     manuel du voyage à vélo 2013

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Bref, dépêchez-vous de l'acheter. On ne voudrait pas vous faire peur, mais il n'y en aura peut-être pas pour tout le monde. Et puis, tant qu'à en faire venir un exemplaire dans votre région, achetez-en deux car vous aurez certainement envie de l'offrir à quelqu'un.

    Tous les renseignements (le prix, les frais de port, le sommaire et quelques extraits) sont sur le site de CCI, le site des voyageurs à vélo 

  • A la recherche de Frank Zappa

    La suite... demande AnnSo avec impatience. Donc, nous pédalions en direction de Vilnius. Déjà environ 300 kms derrière nous depuis la Pologne, une centaine encore avant d'arriver à Vilnius, capitale de la Lituanie et toujours à la recherche... d'un camping. Avec les précieux conseils d'une charmante jeune fille à l'office de tourisme d'Alytus, nous partons confiants vers un agrotourism (camping à la ferme) dont nous avons l'adresse. Et nous nous projetons dans la soirée que nous passerons au bord d'un lac, une bière à la main, quelques spécialités locales à déguster après une bonne douche. Il a fait chaud toute la journée, les routes sont poussièreuses... bref nous nous perdons, l'adresse est imprécise, on nous renseigne mais on nous envoie dans une autre direction ;

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    il est 21h lorsqu'un agriculteur nous repère errant dans des chemins de sable et poussant nos vélos, il nous fait de grands signes et après quelques explications (on ne parle pas la même langue nous français lui lituanien) : on finit par dénicher notre hébergement. On ne dénoncera pas l'imposture mais disons que c'est un peu roots malgré le panneau annonçant que l'équipement a reçu des financements de l'Union européenne. La propriétaire de l'agrotourism (qui nous fait payer tout de même 7 euros par personne) nous indique l'étang en guise de salle de bains.

     

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    Le lendemain, nous repartons... à la recherche de Frank Zappa. Nous l'avons lu dans le guide des pays baltes : à Vilnius, se trouve un buste sculpté du musicien américain.

    zappa

    La route entre Trakai et Vilnius est en travaux, la circulation à vélo est difficile. Nous peinons à trouver la possibilité d'entrer dans la ville sans passer par l'autoroute. Un cycliste rencontré par hasard nous guide dans de petits chemins. Puis l'entrée dans Vilnius passe par les banlieues tristes, immeubles gris et boulevard à la circulation intense qui nous agresse. Cette vision des banlieues contrastera avec le centre historique de Vilnius parfaitement conservé.

    A Vilnius, nous aurons une journée de repos avant le départ de Cycling for Libraries. Nous avons une chambre dans un hostel et là, nous faisons la connaissance de Palash, étudiant indien, un master de chimie, et en spécialité info-doc à Helsinki. Il participera comme nous au Cycling for Libraries. Nous retrouvons aussi Julia et Andrey, tous deux viennent de Tchéliabinsk en Russie.

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    D'ici quelques jours, nous pédalerons en compagnie d'une centaine d'autres bibliothécaires venus du monde entier : 600 kms à vélo pour rejoindre Tallinn. Quelles surprises nous réservera ce Cycling for Libraries n°2 ? à suivre...

  • Lituanie (la suite)

    Au précédent épisode, nous entrions en Lituanie vers 17h00 à la recherche d'un camping pour passer la nuit. Notons qu'un trajet direct depuis Vilnius nous aurait fait passer par la Biéolrussie. N'ayant pas de visa pour ce pays, nous longeons donc la frontière biéolorusse avant d'entrer en Lituanie par un chemin de forêt.

    Comme nous ne prévoyons jamais d'étape à l'avance, nous nous en remettons... au hasard... c'est à dire soit à une indication d'un camping sur la carte (indication qui peut s'avérer fausse), une information de l'office du tourisme ou des commerçants que nous interrogeons. Parfois, lorsqu'on a déjà fait 70 kms et qu'on apprend qu'il faut en faire 20 de plus pour trouver peut-être un camping, on envie ceux qui ont un camping-car. Mais non pas du tout c'est une blague, on ne les envie pas du tout, on continue à pédaler dans la joie et la bonne humeur.

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    La première étape en Lituanie a été assez chanceuse : un camping est signalé sur la carte près de Seirijai à environ 30 kms de la frontière. Nous y débarquons à 21 heures : coup de chance, la réception est encore ouverte (cela nous donne une petite chance de pouvoir acheter une bière pour la soirée) et de plus, ils acceptent un paiement en euros, ce qui nous arrange car nous n'avons pas encore trouvé de distributeur. La Lituanie comme la Pologne et la Lettonie ne sont pas dans la zone euro.

    Nous roulons sans difficulté car le relief est peu valloné, en revanche les routes sont rarement goudronnées comme en Pologne. Parfois, les routes pavées de grosses pierres rondes nous obligent à pousser les vélos chargés.

    lituanie

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    Nous poursuivons notre route vers Vilnius, mais arriverons-nous à temps pour le départ de Cycling for Libraries ? à suivre

     

  • Le manuel du voyage à vélo

    En avril 2011, nous assistions à l'assemblée générale de l'association Cyclo-Camping International (pour la première fois). Au cours de l'AG, un appel à volontaire a été fait pour coordonner la réédition du manuel du voyage à vélo. J'ai accepté ce job (enfin j'en ai déjà un à la BU c'est donc un 2e job) et depuis les soirées et les week-ends ont été bien occupés.

    Nous avons constitué un groupe de cinq personnes et nous avons sollicité les adhérents de Cyclo-Camping International pour contribuer à la rédaction des articles qui composeront le futur MVV (Manuel du Voyage à Vélo) : magnifique travail collaboratif à la manière de Wikipédia. Nous en sommes maintenant à la phase de mise en maquette du manuscrit qui sera suivie de l'impression; si tout se passe bien, nous devrions être en mesure de le publier comme prévu pour le prochain festival du voyage à vélo en janvier 2013.

    L'expérience a été très enrichissante car il a fallu coordonner le travail de rédaction d'un grand nombre de personnes pour réaliser un guide assez cohérent, en recentrant constamment sur ce qui fait la spécificité du voyage à vélo selon les adhérents de Cyclo Camping International : l'autonomie et l'indépendance.

    J'espère que le résultat répondra aux attentes des nombreux cyclovoyageurs débutants ou expérimentés.

  • Multimodal à San Diego

    Le multimodal se pratique partout avec plus ou moins de chance selon les pays. Bonne surprise pour nos amis Keath et Heather (correspondants pour Vocivélo en Californie) : il semble possible de prendre le train avec des vélos du côté de San Diego. En témoigne cet article sur "The Pass Less Pedal"

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    Ici, il s'agit de nos vélos dans le TER entre Mulhouse et Bâle. Nous les avons simplement déposés sans enlever les sacoches arrière ainsi que la remorque Beez. C'est le cas le plus facile : pas de dénivellé entre le quai et la voiture et pas de crochet obligatoire. Chaque fois que cela se passe comme cela avec la SNCF (ou tout autre compagnie en pays étranger) c'est un grand soulagement. Mais souvent, l'attente sur le quai est source d'interrogations : où se trouvera le compartiment réservé aux vélos ? Le contrôleur interrogé sur le quai n'a jamais la réponse à cette question. Cela nous oblige donc parfois à courir avec nos vélos chargés à l'autre bout du quai. Surtout ne jamais tenter d'enfourcher son vélo sur un quai de gare, c'est l'amende inévitable ou au moins une engueulade avec le contrôleur.

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  • Retour sur le congrès des bibliothécaires à vélo

    Nous avions participé au "cycling for libraries" en mai dernier en parcourant Copenhague - Berlin avec un groupe de 70 bibliothécaires venus de tous pays : Allemagne, Finlande, Lettonie, Norvège, Canada, USA...

    Voici le documentaire qui relate ce congrès insolite :

    Cycling for Libraries - the Documentary from Kirjastokaista on Vimeo.

  • la remorque beez

    Nous l'avions repérée au festival du voyage à vélo et rapidement adoptée : la remorque monoroue Beez a donc fait partie de notre voyage en Écosse. Retour sur un produit sympa à adopter pour ceux qui pratiquent le voyage à vélo : une beez sur les routes d'Ecosse (avec photos de notre voyage).

    Quelques extraits : "Le look, c’est sûr qu’elle a un look sympa et moderne avec le bois qui apporte un petit côté nature. C’est sûr qu’elle ne passe pas inaperçue..." "Un gros avantage est sa légèreté et son faible encombrement"

  • Balade écossaise : 4 semaines de voyage à vélo

    Je ne sais plus lequel de nous deux a eu l'idée de l'Ecosse. Nous en avons parlé assez tôt me semble-t-il puisqu'à Noël nous avions déjà acheté le guide Lonely Planet et toutes les cartes d'itinéraires à vélo éditées par l'excellent organisme Sustrans.

    N'empêche que la destination faisait sourire certains (ricaner ?) : "Vous êtes sûrs de vouloir pédaler en Ecosse ?" nous interrogeaient les plus sceptiques. Peut-être avions nous une idée assez romantique de la région pour entreprendre ce voyage : les Highlands noyés dans la brume, des lieux encore suffisamment préservés pour permettre le camping sauvage, des itinéraires tranquilles à vélo pour découvrir les horizons verdoyants et des châteaux en ruine à chaque détour de chemin.

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    L'idée que les pubs seraient toujours un refuge réconfortant en cas de pluie soutenaient notre imagination : autour d'un whisky ou d'une bière, nous pourrions nous réchauffer tout en écoutant les conversations des locaux.

    Et puis, l'envie d'aller voir à quoi ressemble Nessie, le locataire à perpétuité du Loch Ness, la curiosité d'apercevoir dans la vraie vie un écossais en kilt et même pas peur des moustiques (les black midges) évoqués par tant de voyageurs. Rétrospectivement, Michel expliquera que l'annonce d'un été sec et chaud en Europe l'avait convaincu que l'Ecosse serait un bon choix. Le 11 août, coincés sous la tente depuis 24h, nous nous échappons en taxi (!) pour la ville la plus proche. Au pub, nous lisons dans le journal : "Scotland faces its wettest August in 60 years despite expert predictions that summers are getting hotter and drier." Faut-il vraiment que je traduise ? "L'Ecosse a connu le mois d'août le plus humide depuis 60 ans malgré des prévisions qui annoncent des étés plus secs et plus chauds.pub ecossais"

    Alors, comment fait-on pour voyager en cyclo-camping dans un pays où il pleut souvent, au moins une fois par jour, parfois toute la journée sans interruption. Le 10 août, il est tombé en 24h l'équivalent d'un mois de précipitations. Nous nous équipons en conséquence et apprenons à pédaler sous la pluie avec un équipement digne d'un cosmonaute. Nos sacoches sont étanches, la tente également et les papiers importants genre passeport sont conservés dans des ziplocs. Vous nous suivez encore? Alors embarquement pour un récit d'une balade écossaise avec du suspens, des rebondissements, et un heureux dénouement.

    Le 13 juillet au soir, directement après notre dernière journée de travail de l'année, nous quittons Poitiers en voiture ! Il nous faut déjà rejoindre Zeebruge pour un ferry direction l'Angleterre. La voiture passera l'été chez des amis en Belgique. Au départ du ferry, Joël qui nous accompagne s'étonne de nous voir pieds nus dans nos sandales. En effet, il pleut en Belgique au moment d'embarquer sur le ferry mais nous avons l'habitude de rouler à vélo uniquement avec des sandales. Après une nuit de traversée, nous débarquons à Hull avec vélos, sacoches et remorque et nous rejoignons la gare pour un trajet Hull-Leeds-Edimbourgh en train.

    A Edimbourgh, beaucoup de touristes autour de la gare. Nous essayons de circuler vélos à la main tout en cherchant un marchand de vélos car Michel doit remplacer un plateau sur son vélo. Entouré de touristes, un écossais en kilt joue de la cornemuse, mais il ne nous semble pas très authentique. La circulation dans les grandes villes est toujours compliquée avec les vélos chargés, c'est pourquoi nous les évitons généralement. Il nous faut parfois une demi-journée pour nous extirper des villes encombrées, bruyantes, et peu accueillantes pour les cyclistes. Le premier camping qui nous accueille est celui d'Edimbourgh. A partir de là, notre itinéraire consistera à suivre la côte est de l'Ecosse par la route n°1 qui se trouve être aussi en partie la North Sea Cycling Route jusqu'à Inverness et le Loch Ness. Comme toujours, nous improvisons l'itinéraire et les étapes au jour le jour. Nous découvrons que les campings sont rares en Ecosse et pas toujours bien équipés pour les campeurs sous tente. Les mobil-homes et les camping-cars sont plus fréquents et je sens qu'on nous observe avec pitié lorsque nous montons la tente sous la pluie. Pas de pitch (emplacement) pour les tentes à Tayport nous annonce le gérant, mais il accepte de nous laisser camper derrière un mobil-home. En revanche, nous ne pouvons bénéficier d'une douche. Parfois, une bonne surprise comme à Inverbervie où le camping réserve un petit espace pour les tentes. Au matin, nous sommes réveillés par un goéland qui atterrit sur la tente puis un rayon de soleil s'attaque à la tente pour la première fois depuis que nous sommes arrivés en Ecosse.

    tempete, ecosse

    Le 23 juillet, nous arrivons tard au camping de Banff. Il est 19h00, une tempête très violente souffle sur la côte, nous essayons de négocier un pitch un peu à l'abri, mais il semble que le règlement impose aux tentes de se placer face à la mer et à l'endroit le plus exposé. Inflexible le warden (le gardien) du camping emmitouflé dans sa parka et sa polaire. Au cours de la nuit, la tempête se déchaine, la tente plie, grince et menace de craquer. La situation ne nous semble pas très sécurisée, nous décidons de quitter le camping. Il est 4 heures du matin, nous plions bagage sous la tempête et repartons à vélo à la recherche d'un lieu abrité quelques miles plus loin.

    Le long des routes, chardons et framboises se succèdent me faisant penser que l'Ecosse c'est un peu une alternance de douceur et de rudesse. Le climat et le relief sont rudes pour nous cyclistes en comparaison de la douceur du marais poitevin ou du parc de la Brenne. Mais une demi-journée de soleil écossais est une vraie douceur à savourer car on ne sait pas trop combien de temps cela peut durer. Si les campings sont rares, en revanche les pubs sont omniprésents. Dès le premier jour, nous repérons ces lieux qui nous offrent une possibilité de nous réchauffer. En plein mois d'août, tous les pubs proposent de la soupe "Soup of the day" toute la journée mais aussi des scones, des sandwiches et des spécialités locales : haggis ou black pudding.

    A Inverness, nous n'avons toujours pas vu de moustiques. Alors que je songe à me débarrasser de ma bombe anti-moustiques et du bracelet protecteur, on nous explique que nous devrions les rencontrer sur la côte ouest de l'Ecosse. Suspens ...

    Le Loch Ness et les Highlands nous fournissent enfin les paysages fantastiques que nous attendions. Comme nous avons la chance d'avoir du soleil pendant au moins 24h, nous pouvons laisser dans les sacoches les vestes et pantalons imperméables. Libérés de cet équipement, nous profitons pleinement de la Great Glen Way entre Fort Augustus et Fort Williams. Itinéraire plutôt réservé aux marcheurs mais qui peut convenir aux cyclistes si l'on accepte quelques passages difficiles de chemins gravillonnés. L'arrivée à Fort Williams se fait tranquillement par le canal Caledonian.

    loch ness

    Nous ne savons pas encore comment continuer le voyage. Un marchand de cycles à Fort Williams nous conseille sur un itinéraire fait de saut de puces permettant de passer de ferry en ferry vers l'île de Mull après un passage sur la péninsule de Morvern, puis de débarquer à Orban. Le premier passage au départ de Fort Williams se fait sur une embarcation qui ressemble plutôt à un bateau de pêche. Nous sommes les seuls passagers, nos vélos sont solidement arrimés à la rambarde du pont en surplomb de la mer. ecosse, velo, ferryNous débarquons sur une terre qui nous semble sauvage et peu habitée. Vers 18h30, nous repérons un endroit tranquille au bord de la mer pour installer la tente. Comme il fait beau, nous nous réjouissons de pouvoir passer une soirée romantique seuls face à la mer. Hélas, d'affreuses petites bestioles noires se jettent sur nous et férocement piquent chaque espace de peau disponible : bras, jambes, visage. Leur nombre est impressionnant, en quelques minutes j'ai les jambes couvertes de ces moustiques appelés ici black midges. Nous nous enfermons sous la tente et essayons d'éloigner les indésirables à l'aide de cônes d'encens supposés les tenir à l'écart mais rien n'y fait. Même scénario sur l'île de Mull où nous débarquons le lendemain. Dans un café, j'interroge une personne qui munie d'un flacon se badigeonne l'avant-bras portant visiblement des traces de piqures et je me résigne à investir dans ces flacons que l'on voit en vente partout ici. Désormais, toutes nos soirées se passent enfermés sous la tente soit à cause de la pluie, soit à cause des moustiques!

    Décidés à ne pas se laisser impressionner ni par la pluie, ni par les midges et pour ne pas rester enfermés sous la tente, nous partons à vélo et sous la pluie vers le pub le plus proche (6 miles). Une fois secs et réchauffés, nous envisageons la visite du château de Duart quelques miles plus loin. Imposante forteresse, l'ensemble est plutôt sombre et lugubre à l'exception d'une pièce équipée d'une baie vitrée face à la mer.

    ecosse, chateau, velo

    Après ce passage dans l'ouest des Highlands, nous planifions un retour vers Edimbourgh en passant par Glasgow. De Glasgow, nous ne verrons que les banlieues car nous suivons un itinéraire cyclable (route n° 7) qui permet d'éviter la ville. Pour les raisons déjà évoquées, nous essayons d'éviter les grandes villes. Le canal Forth & Clyde constitue un itinéraire cyclable très agréable et reposant après les Highlands. A Falkirk, nous restons observer un long moment les bateaux qui montent et descendent entre le canal de Forth & Clyde et le canal de l'Union grâce à un "ascenseur" à bateaux dénommé "the Falkirk Wheel". Ce dispositif a été inauguré en 2002 et remplace une suite de 11 écluses qui n'étaient plus en service.

     A Edimbourgh, nous débarquons en plein festival. Le festival se déroule sur 3 semaines et attire beaucoup de touristes du monde entier. Visiblement, les campings sont pleins à craquer. Heureusement, la plupart du temps, nous sommes considérés comme des "backpackers" (randonneurs ). Pour nous, il y a généralement de la place contrairement aux camping-cars qui stationnent la nuit à la porte des campings en attendant que des places se libèrent dès 9h le matin.

    Normalement nos billets de retour sont prévus pour le 13 août à la gare d'Edimbourgh. Comme nous avons un peu d'avance, nous décidons de prolonger sur la côte ouest en direction de Dunbar où nous pourrons reprendre le train pour le retour sur Hull et la gare de ferry en direction de Zeebruge. Après quelques miles, je réussis à convaincre Michel de prendre le train...

    ecosse, velo

    pour poursuivre jusque North-Berwick. Reste environ 12 kms à faire sous la pluie toujours très abondante. En arrivant au premier camping de Dunbar, la gérante s'excuse de ne pas pouvoir nous recevoir non pas par manque de place mais parce que le camping est inondé. Nous constatons en effet qu'il est impossible de planter une tente au milieu d'une mare. Toujours sous la pluie, nous parcourons encore quelques kilomètres à la recherche d'un autre camping que nous finissons par dénicher. On nous propose un emplacement sur une petite butte donc pas trop inondé et pas trop loin des toilettes! Ouf, cela m'évitera la mésaventure de passer une nuit à me torturer dans mon duvet hésitant à m'équiper complètement (veste imperméable, pantalon imperméable par-dessus le pyjama), courir jusqu'aux toilettes situées à 300 mètres, revenir puis s'extirper à nouveau des vêtements de pluie sous l'avancée de la tente encombrée de sacoches de vélo avant de replonger dans le duvet. Nous restons une journée à Dunbar le temps de visiter ce petit port avec une météo qui évoque pour nous la Bretagne au mois de novembre. Heureusement, un musée local nous accueille et nous permet de tout apprendre sur John Muir, natif de Dunbar. Ayant émigré aux US, il a oeuvré pour la préservation des espaces naturels et a joué un rôle décisif dans la création du parc national du Yosemite.

    Heureux dénouement : il ne pleut pas au cours de cette dernière nuit en Ecosse. Au réveil, nous découvrons à l'horizon la mer et au large de Dunbar l'île volcanique de Bass Rock. Vite nous plions la tente alors qu'elle est encore sèche avant d'embarquer pour le voyage de retour.

    ecosse

    Pour tout cycliste, chaque embarquement sur le ferry est un petit moment de plaisir lorsqu'on dépasse les longues files de voiture pour embarquer généralement les premiers. Rappelons que le ferry est le moyen de transport le plus facile pour un cycliste comparé au train ou à l'avion. Parfois, on rencontre d'autres cyclistes chargés de bagages comme nous qui témoignent d'un voyage à vélo déjà accompli ou à venir. Au retour d'Ecosse, nous sommes les seuls cyclistes et nous songeons aux multiples endroits inaccessibles aux automobilistes que nous avons pu visiter grâce à nos vélos, à la simplicité de la vie à vélo qui nous libère des contraintes qu'impose l'automobile (bruit, vitesse, embouteillages, stationnement, pollution, coût). A l'arrivée à Zeebruge, les 50kms sont vite avalés sur du plat le long de la mer pour retrouver notre voiture bien reposée de ces 4 semaines de vacances à Koksidje, Belgique.

  • Premier vrai week-end de 2011

    Jusque là nous n'avions fait que de pâles ersatz de sorties (WE en AJ, sorties à la journée) mais là c'était décidé, on partait pour 3 jours et tant pis si la météo annonçait quelques averses éparses dans le centre, où justement c'est qu'on voulait aller.

    Et nous voilà partis samedi matin, et bien non, pas à vélo, mais en train. Direction Bellac avec un retour sur 3 jours, samedi soir étape au camping de Chateauponsac (pas vraiment sur la route du retour mais quand on aime on n'hésite pas à flâner un peu), étape du dimanche soir à Montmorillon, et retour dans l'après-midi de lundi avant l'orage.

    Donc trois jours sous le soleil avec un peu de pluie aussi.

    On a vu des DSCN1252.JPG

    et puis plein de

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    et des petites routes au milieu de la verdure DSCN1234.JPG(là ça descendait mais faut pas croire, ce n'était pas toujours comme ça)

    on a aussi rencontré les ancêtres de facebook

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    et on a même improvisé un resserrage de boulons sur un pont,DSCN1238.JPG

    on a trouvé une carte IGN n° 2029 O "Magnac-Laval" passablement mouillée mais qui peut encore servir après séchage. Celui (ou celle) qui l'a perdue peut venir la récupérer à la maison, à moins qu'il (elle) ne tourne en rond sans carte depuis dimanche

    On a re-failli la reperdre (la carte qu'on avait mise à sécher sur le pont, mais si, le pont là, celui où on a fait de la mécanique improvisée) mais Michel est allé la récupérer au fond de la rivière au risque de sa vie DSCN1241.JPG(sous le pont y'avait une rivière, il faut tout vous expliquer ou quoi ?).

    on a aussi vu des églises , trop bien pour le pique-nique et la sieste d'aprèsDSCN1263.JPG

    et desDSCN1268.JPG

    et bien sûr des DSCN1257.JPG

    et plein d'autres choses encore.

    Seule ombre au tableau: le groupe de motards qui campaient près de nous à Chateauponsac. Une dizaine de motos qui partent ensemble le matin, ça fait du bruit, presque autant que l'âne esseulé qui brayait tout seul dans son pré, mais lui au moins il savait pourquoi il faisait du bruit. Enfin!

    On est encore à se demander pourquoi il y avait tant de monde sur les routes en voiture et si peu à vélo. Ils ne savent pas ce qu'ils ont raté.

  • Voyage à vélo (4)

    Jeudi 29 juillet 2010

    De Nasbinals à Fau-de-Peyre, la route à vélo est très agréable. On trouve des framboises ou des fraises des bois un peu partout et les arrêts se multiplient. Après St Chelvy d'Apcher, on prend la direction "le Malzieu". Un panneau "partageons la route : distance 1m50 pour les vélos" nous semble de bonne augure. Hélas, une voiture nous double dangereusement malgré nos hurlements. Nous décidons de quitter la route et de tenter à nouveau un raccourci bien que la carte n'indique aucune route. Bonne idée car finalement, une petite route nous emmène en descente tranquille sur le Malzieu directement sur le camping. La responsable étant absente, nous nous installons après avoir fait le tour du camping pour choisir le meilleur emplacement. En général, il faut que nous fassions au moins 3 fois le tour complet du camping avant de tomber d'accord sur l'emplacement idéal : un arbre pour le fil à linge, du soleil le matin pour sécher la tente, pas trop de voisins, en tout cas pas avec la TV.

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    En soirée, c'est en parcourant le plan de la ville que l'on découvre "la porte aux fées" : un empilement de rochers à l'extérieur de Malzieu. On décide d'y aller même s'il faut encore grimper à vélo quelques kilomètres. Tout en haut, on croise des jeunes équipés pour l'escalade. Michel s'approche dangeureusement des rochers à pic alors que je reste prudemment sur la terre ferme.

     

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    Assez d'acrobaties pour aujourd'hui, retour à Malzieu et découverte de la ville médiévale entourée de remparts.

    Vendredi 30 juillet 2010

    Avant de quitter le Malzieu, nous faisons quelques courses. A la boucherie, le boucher prépare des steaks énormes et des rôtis pour des clients qu'il connait tous. Ici on consomme de la viande locale abattue à St Chély. Pour nous, ce sera 2 tranches de jambon et un morceau de saucisse au roquefort (saucisse sêche : un aller-retour dit le boucher).
    Puis, à la boulangerie, avec le pain aux céréales, nous achetons un sacristain et 2 mendiants (hier c'était un jésuite acheté à la pâtisserie, demain des religieuses?).

    Notre route à vélo se poursuit dans la région du Gévaudan vers la ville de Saugues par la D48, une petite route qui passe par la forêt et qui fait franchir un col à 1382 mètres : c'est un peu inhabituel pour nous car nous avions privilégié les pays plats lors de nos derniers vaoyages (la Hollande, le Danemark, le long du Danube). Je suis rassurée car finalement cela ne me parait pas insurmontable même avec les vélos chargés de bagages. Un arrêt pique-nique avec vue sur les monts de la Margeride, avant l'arrivée tranquille sur Saugues où le camping donne 4 étoiles mais reste très abordable pour les cyclistes : 6,95 euros la nuit pour 2 personnes. Après la douche et la lessive, nous repartons à Saugues toujours à vélo puisque c'est notre seul moyen de locomotion pour découvrir la Tour des anglais et savourer une bière sur une terrasse où règne l'animation du vendredi soir.

    Retour à la tente où nous profitons largement de la conversation des voisins de caravane qui ont invité d'autres campeurs. Les sujets qui les passionnent : les retraites, la sécurité, les riches trop riches, la bouillabaisse... Vont-ils refaire le monde toute la soirée et nous empêcher de dormir?

  • Voyage à vélo (2)

    Certains se plaignent que ce blog ne soit pas mis à jour assez régulièrement. Donc, accrochez-vous voici la suite du voyage à vélo 2010.

    Rappelez-vous, le 26 juillet 2010, nous arrivons à Vieillevie dans le Cantal. C'est le village de Marie G. une célèbre bibliothécaire. Nous interrogeons l'épicière, elle connait bien Marie, nous indique la maison de son père, mais Marie n'est pas là en ce moment, elle travaille à Paris (la Très Grande Bibliothèque). L'épicière nous confirme la possibilité de camper à côté de la base de canoé kayak alors en route pour le camping. En traversant le village, on passe devant l'hôtel de la Terrasse et on tombe d'accord pour y passer la nuit. Réaction étrange de notre part car généralement nous gardons l'option hôtel ou auberge de jeunesse pour les situations désespérées : régions hostiles où le camping s'avère impossible, pluies diluviennes comme en Suède en 2008. Et là, aujourd'hui nous n'avons fait que 48 kms en suivant le Lot dans des conditions très agréables. De plus, c'est le début du voyage, que va-t-il se passer dans les jours qui suivent?

    Mardi 27 juillet 2010

    On quitte l'hôtel à 9h30 et juste au moment de partir, le père de Marie nous aborde. Il nous demande si on vient de Poitiers... suit une discussion que l'on pourrait presque continuer autour d'un café, mais chacun ayant ses occupations, nous repartons direction l'Aubrac avec quelques conseils.

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    A midi, à Entraygues, on croise plusieurs cyclocampeurs, l'un venant d'Angoulême, l'autre de Suisse. Discussions autour des itinéraires de chacun. Ils voyagent seuls, mais l'un comme l'autre semblent souhaiter de la compagnie : je leur parle de cyclocamping international qui organise des week-ends à vélo ou des quinzaines en petit groupe.

    A Entraygues, je teste les toilettes située sous le bâtiment de la Poste : état désastreux, fuites d'eau, aucun accessoire genre balayette (de peur que je l'emporte?), pas de papier bien entendu. A tout choisir, je préfère un champ de maïs.

    A partir d'Entraygues, direction Laguiole par la D42. La route est tranquille, peu de vélos (parce que ça monte?) et peu de voitures.

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    A Chateau-Bousquet, alors que l'on cherche un camping, on arrive devant le parc du château. Le chatelain ferme les grilles et nous informe qu'il n'y a pas de camping ici. Nous arriverons finalement à dénicher le camping de Laguiole 8 kms plus loin, difficilement car très mal indiqué vers 20h00 après une journée de longue montée qui nous a permis de passer de Entraygues (200 m d'altitude) à Laguiole (+1000 m d'altitude). Cela nous change des itinéraires plats que nous privilégions d'habitude : Pays-Bas, Danemark, Danube, Mer du Nord...

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