28.09.2007
"C'était bien XML?"
Je viens de passer 3 jours à Lyon, non pas pour une étude sur les pistes cyclables et le Vélo’v dont tout le monde parle, mais pour une formation sur XML. A mon retour, je croise Huguette dans les couloirs (mais que faisait-elle dans les couloirs de la bibliothèque à 8h30 ?) qui me demande d’un air complice et plein de sous-entendus "Alors, c’était bien XML?"
Alors là je m’étrangle, qu’est-ce qu’elle imagine au sujet d’XML? Un truc un peu mystérieux, une gymnastique d’un genre nouveau? Tout ça parce qu’elle a entendu dire qu’XML est extensible et d’une grande souplesse?
Et bien, chère Huguette, vous faites complètement fausse route : XML c’est juste un langage informatique à balises.
Pourquoi on devrait s’y intéresser nous les bibliothécaires alors qu’on a déjà un langage de structuration des données, grâce à la famille MARC, une famille nombreuse dont je vous ai déjà parlé Huguette. La famille MARC fonctionne parfaitement mais malgré tout le bien que j'en pense, cette famille montre certaines limites; le casse-tête aujourd’hui c’est de décrire avec la famille MARC des documents qui ne sont pas prévus pour : des fonds d’archives, des thèses électroniques, des articles en ligne, etc… Or XML est un langage à balises qui pourrait s’y prêter beaucoup mieux.
Comment vous ne savez pas ce qu’est une balise ? mais vous en croisez tous les jours sur votre route. Prenons un panneau de limitation de vitesse en ville à 30. Tout le monde sait que le panneau signifie : à partir de cet endroit, la vitesse est limitée à 30 km/h, sauf quelques abrutis qui continuent à appuyer sur la pédale exprès pour faire peur aux vieilles dames et aux vélos mais ça c’est une autre histoire. Et lorsqu’arrive le panneau /30 : l’automobiliste comprend que la limitation est levée. A défaut de panneau, il est condamné à se traîner à 30 km/h et à se faire klaxonner par tout le monde.
Les balises en langage informatique, c’est un peu la même idée : dès qu’apparaît une balise, le navigateur qui est chargé d’afficher la page web l’interprète comme une indication de mise en forme ou de contenu. Exemple tout ce qui suit sera en caractère gras : comment ça vous ne voyez pas les balises ?
Ah, j’oubliais les balises sont masquées pour l’internaute (à la différence des panneaux de signalisation qui eux sont bien visibles, encore que parfois on a des doutes). Si vous voulez voir des balises, chère Huguette, veuillez utiliser le raccourci clavier ctrl U, normalement vous devriez en voir des balises. Et n'oubliez pas de fermer la fenêtre après.
Donc je peux placer un panneau (appelé balise) au début d’une phrase et je n’oublie pas de placer un panneau fin (une balise fermante) en fin de phrase , ainsi j’indique la forme que je veux donner à mon texte.
Certains panneaux routiers indiquent la nature d’une voie : ceci est une piste cyclable et surtout pas une aire de stationnement minute. Toute la subtilité d’XML tient dans cette possibilité de poser des panneaux très explicites tout le long d’un texte non plus pour une simple mise en forme (le texte est en rouge) mais pour indiquer une fonction particulière. Par exemple : le texte qui figure entre les 2 balises est un TITRE. Et ces indications sont très précieuses pour les professionnels de l’information qui souhaitent pouvoir les exploiter.
Bon, alors finalement, oui chère Huguette, c’était bien XML, ça m’a vraiment passionné et je ne regrette pas mon voyage à Lyon et les longues heures passées dans le TGV.
PS : Cet article ne dévoile rien sur XML (évidemment), mais vous pouvez vous instruire en lisant ceci:
wikipédia - xml
introduction à xml
tout savoir sur xml
22:25 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bibliothèques, xml, pistes cyclables
05.05.2007
Nouvelles d'Huguette ?
Ses commentaires ! Il nous semblait bien aussi que quelque chose manquait sur ce blog depuis quelque temps et c’est sans nul doute de ne plus recevoir de ses commentaires dont le ton toujours jeune, plein d’à propos et de gaîté bien que parfois un peu mélancolique, égaillait ce blog.
Toutes nos pensées vont donc vers notre chère Huguette en espérant avoir au plus vite de ses bonnes nouvelles et de la revoir sortir son vélo avec les beaux jours qui reviennent.
Nous serions très heureux si Mme Gaspard ou une de ses colocataires de la pension des Violettes pouvait nous donner de ses nouvelles et aussi lui transmettre toutes nos amitiés et lui dire que nous pensons bien à elle.
19:27 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.04.2007
La 2CV de l'Abbé Bernier
J'ai rencontré Huguette très enthousiaste au sujet de la bonne nouvelle du 1er avril 2007. Elle cherchait dans les pages jaunes l'adresse du Conseil régional Poitou-Charentes pour y apporter une 2CV, celle de feu l'Abbé Bernier qui n'a pas servi depuis 1956 et recevoir en échange un vélo urbain, si possible avec 18 vitesses a-t-elle précisé.
Chère Huguette, le Conseil régional Poitou-Charentes est situé rue de l'Ancienne Comédie à Poitiers. En revanche, je ne suis pas sûre qu'ils accepteront la 2CV de l'Abbé Bernier. Pourquoi ? parce que la bonne nouvelle, je l'ai rêvée le 1er avril, mais le Conseil régional n'en a pas été informé. Dommage.
18:00 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30.03.2007
Corps de liane
"C'était bien, c'était chouette chez Huguette... lire la suite"
Lorsque j'ai lu cette critique de livre sur Libé, j'ai tout de suite su que ce livre était destiné à Huguette. Je lui ai envoyé par Amazon et maintenant j'espère qu'elle me le prêtera dès qu'elle aura fini.
20:35 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.03.2007
Visite chez Europeana
Chère Huguette,
Ce week-end, je vous invite à découvrir Europeana. Vous allez me dire : encore une nouvelle chaîne de magasins comme Ikéa ou Conforama, mais pas du tout.
Europeana, c’est un peu comme le portage de livres à domicile, mais sur votre ordinateur (ou celui de la Pension des Violettes) et sans la visite de Mme G., la bénévole de la bibliothèque qui passe avec son chariot (voir votre commentaire du 15 novembre 2006)
Une très grande bibliothèque où l’on peut se promener, feuilleter des livres, mais attention des livres dont les auteurs sont tous morts depuis au moins 70 ans (une histoire de droits d’auteur).
Enfin, j’ai pensé que ça pouvait vous intéresser de retrouver par exemple : le manuel des dames, ou l'art de l'élégance, sous le rapport de la toilette, des honneurs de la maison, des plaisirs, des occupations agréables / par Mme Celnart ou encore le trésor de la cuisinière et de la maîtresse de maison... et... le dictionnaire complet de cuisine, de pâtisserie et d'office / par A.-B. de Périgord.
Savez-vous que les américains ont copié la même chose en beaucoup plus grand, une gigantesque bibliothèque qui s’appelle Google Book. Je m’y perds toujours un peu et je trouve leur service pas très fair-play. En effet, je m’installe tranquillement, je commence une lecture passionnante, je tourne la page, et surprise un message me fait comprendre que pour lire la suite, je dois acheter le livre. Vous connaissez beaucoup de bibliothèques qui prêtent des livres avec des pages manquantes ?
Avec Europeana, pas de surprise de ce genre. Sans doute les éditeurs ne se précipitent-ils pas pour rééditer les manuels de politesse du XIXe siècle. Et puis, leur service est vraiment très efficace, rapide et plein de petites attentions pour les lecteurs : une loupe pour les mal-voyants, des marque-pages pour se souvenir des passages intéressants (où l’on peut s'exercer aux folksonomies), des pense-bêtes qu’on peut ouvrir, déplacer, consulter… et même une boite aux lettres …
Etant donné mon intérêt pour la bicyclette, j’ai fait quelques recherches dans cette nouvelle bibliothèque. Tiens, j’ai trouvé ce petit extrait dans le Journal des Goncourt : mémoires de la vie littéraire, 1896
Dimanche 3 décembre. Chez Plon, on disait ces jours-ci, que la bicyclette tuait la vente des livres, d'abord avec le prix d'achat de la manivelle, puis avec la prise de temps, que cette équitation obtient des gens, et qui ne leur laisse plus d'heures pour lire.
Pour en savoir plus sur Europeana, on peut lire en ligne :
Europeana, le projet de bibliothèque numérique européenne face à Google, une émission de France Culture, Tinhinane, février 2007
Les entretiens de la BnF, Marlène's corner, novembre 2006
Europeana contre Google Livres : le comparatif, Benjamin Ferran, 22 mars 2007
22:20 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bibliothèques, européana, bibliothécaires
07.03.2007
J'ai taggué Huguette
Compte tenu des nombreux fans de Huguette Lambrerie née Bernière de la Jolly, j'ai décidé de regrouper les billets commentés par Huguette et ses colocataires, Mme Gaspard, Mme Gringoire, l'Abbé Bernier sous la catégorie "Pension des Violettes". Désormais, en un seul clic, vous aurez accès à l'intégrale de la "Pension des Violettes". Pour l'instant, cette intégrale n'existe qu'en français. Une version doublée en anglais serait en préparation.
08:47 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.03.2007
Première sortie de ..... printemps (?)
Ca y est !
Dimanche 4 mars, Vocivelo au grand complet a fait sa première sortie de sortie d'hiver. Un peu moins de 2 h dans la campagne autour de Poitiers, au milieu des premières fleurs qui pointent le bout de leur pétales et (presque) loin des voitures. Un grande bouffée d'oxygène. Dommage que le soleil ne se soit vraiment montré que sur la toute fin du parcours même s'il brille depuis.
L'espoir renaît, profitez-en.
17:55 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.02.2007
La voiture à tout prix
Décidément le vélo c'est pas votre truc, vous avez atterri sur ce blog par hasard et vous vous demandez pourquoi.
Un moteur de recherche auquel vous faites confiance s'est mépris sur vos intentions. Pourtant vous avez saisi des requêtes comme "prix voiture" "faire ses courses" "poitiers déplacements" "embouteillages ville".
Alors je ne vais pas vous laisser repartir les mains vides. Même si vous êtes allergique au vélo et que vous ne voulez pas participer au désencombrement de la circulation en ville, vous souhaitez peut-être partager votre voiture (et vos frais d'essence), ne plus être seul dans les embouteillages, écouter les infos du matin et en discuter à 2, avoir un alibi pour ne plus jamais arriver en retard ...
Tout ça vous pouvez l'avoir grâce au covoiturage : pour les poitevins sur covoiturage86. Exemple de trajet quotidien : de Montamisé au campus, de Saint-Benoît au campus, Poitiers-Montmorillon, et même Poitiers-Tours ou Poitiers-Niort etc...
Portail covoiturage pour la région Poitou-Charentes si vous habitez l'un des départements 86, 16, 79, 17.
Exemple de covoiturage en Hollande :
08:25 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : covoiturage, circulation, poitiers, embouteillages, ville, voiture
15.02.2007
Sportif moi ? JAMAIS !
A vous tous pratiquant le "VUJ" (Vélo Utile Journalier) cela vous est aussi sans doute arrivé. Moi, s'il y a bien quelque chose qui me met en boule, c'est de me faire traiter de sportif. "Oui, mais toi tu es sportif !" "Toi tu fais du sport " …
Tout cela parce que j'utilise un moyen (presque) naturel pour me déplacer.
Tout sauf sportif !
Cela remonte à très loin puisque déjà à l'école j'avais le sport en horreur. Pourquoi courir pendant une heure en rond autour d'une pelouse en essayant de mettre moins de secondes que la veille ou que le copain ?
Pour moi, à la notion de sport est associée l'image de la lutte contre le chronomètre, la lutte contre les autres, la compétition, mais aussi de plus en plus la gonflette, le dopage et les abus (de sport, d'argent et de conneries). Donc, je l'espère, tout le contraire de ce que j'essaye de faire tous les jours.
Courir ou pédaler comme un fou, en cherchant à faire plus de km que les autres et en arrivant si possible avant tout le monde, et rentrer chez soi en courant encore contre le temps.
Aller de plus en plus vite en ne faisant comme seul effort que d'appuyer de plus en plus sur un accélérateur et en étant de plus en plus dangereux pour les autres. Faire croire que l'on est fort et puissant physiquement dans sa grosse bagnole qui cours plus vite et arrive de l'autre côté du carrefour avant tout le monde alors que tout ce que l'on fait c'est montrer qu'on a plus d'argent ou au moins qu'on le croit).
NON MERCI.
Par contre, courir dans la campagne ou au bord de la mer pour rien, rien que pour sentir la machine fonctionner , taper dans un ballon pour jouer avec les autres, participer à un marathon pour voir si, là oui. Mais ce n'est pas pour moi faire du sport. C'est juste se sentir bien, écouter sa mécanique, partager quelque chose avec d'autres.
Par contre, se déplacer en sentant ses limites et en les acceptant, prendre l'air, sentir le froid l'hiver et avoir chaud l'été (et non le contraire avec le chauffage et la climatisation à fond), sentir le vent, sentir la pluie, savoir que monter est plus difficile que descendre, bref, intégrer ses limites et trouver sa place dans la vie.
Alors, là oui, pourquoi pas.
Nous sommes arrivés dans notre société à considérer qu'aller poster son courrier à 200 m sans prendre sa voiture c'est être sportif, ou monter 2 étages sans utiliser l'ascenseur c'est un exploit physique. Que dire alors de celui qui va à pieds acheter son pain et sans prendre l'ascenseur ? Super sportif le gars ! Médaille d'or aux jeux de l'(in)activité ?
"Ici repose le dernier homme de la ville qui était capable de marcher régulièrement sans faiblir jusqu'à 223 m par jour".
Donc, s'il vous plaît, évitez de me traiter de sportif, ça me fera plaisir.
18:40 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.02.2007
Folksonomie
J'ai rencontré Huguette de Lambrerie née Bernière de la Jolly alors que je revenais d'une formation professionnelle intitulée "folksonomies". Elle a cru mal entendre, m'a fait répéter, (vous avez essayé de prononcer folksonomie quand vous êtes enrhumée?) puis un peu intriguée m'a demandé de lui expliquer simplement la signification de ce terme étrange.
Donc, chère Huguette, voici quelques pistes de réflexion au sujet des folksonomies. La folksonomie c'est l'art de coller des étiquettes. Mais attention, pas n'importe comment. Par exemple, lorsque vous dites "Cette punaise de Madame Gaspard", vous commencez à faire de la folksonomie. En revanche, Plume qui pratique l'art délicat de la peinture patate alliée au collage de gommettes dans une perspective artistique rare, là ce n'est plus de la folksonomie, c'est peut-être de l'art...
Depuis toujours, les gens font de la folksonomie sans le savoir. Ranger ses photos dans des boites à chaussures avec des étiquettes par sujet, classer ses factures, créer un index pour ses recettes de cuisine… Aujourd'hui, rien n'a changé, les gens (folks) ont pris l'habitude de coller des étiquettes (des tags disent-ils parce que ça fait initié) pour tout ce qu'ils entreposent sur le web. Ce qui a changé, c'est le vocabulaire : les boîtes à chaussures pour ranger les photos s'appellent Flickr, les journaux intimes s'appellent blogs et les listes de bonnes adresses s'appellent del.icio.us, etc…
L'intérêt de ces étiquettes, c'est de pouvoir retrouver facilement ce qu'on a rangé sur le web, ses photos, ses petites notes, ses adresses, mais aussi de les faire partager à plein d'autres personnes (folksonomie) qui auraient les mêmes centres d'intérêts. Pour ce blog : vélo, voyage à vélo, cyclocamping, vélo urbain sont des étiquettes (des tags) qui parfois accrochent des gens de passage (sérendipité : trouver quelque chose d'intéressant de façon imprévue, en cherchant autre chose, voire rien de particulier).
Pas mal, mais avec parfois de petits inconvénients. Cet été, nous avons fait un voyage à vélo au Pays-Bas. J'ai étiqueté toutes mes notes "Hollande". Bon je n'ai pas beaucoup réfléchi sur le coup, mais quand j'ai retrouvé mes notes au même plan que d'autres notes dont le sujet était disons, plutôt politique, ça m'a fait rigoler. C'est qu'en folksonomie, il n'y a pas vraiment de règles, ni de syntaxe, pas de dictionnaire ni de grammaire.
Vous allez me dire : pourquoi une formation pour apprendre à coller des étiquettes? Surtout au regard d'une pratique où chacun fait ce qu'il veut. Disons que l'on touche à un point sensible pour les professionnels de la documentation. Inquiétude devant le succès d'une pratique qu'ils exercent eux depuis longtemps, mais de façon structurée sous le terme d'indexation avec des vocabulaires contrôlés, des thésaurus etc…Donc besoin de réfléchir à ces pratiques d'amateurs : sont-elles concurrentes ou complémentaires des pratiques professionnelles? Est-il souhaitable de proposer aux usagers des bibliothèques, la possibilité de coller des étiquettes sur des ressources déjà indexées par des professionnels (par exemple les catalogues informatisés)?
Chère Huguette, si votre curiosité vous pousse à en savoir plus (et pour ceux qui se sont égarés ici parce que j'avais étiqueté ma note d'aujourd'hui folksonomie), voici une liste de liens professionnels :
Office québécois de la langue française. Le grand dictionnaire terminologique
Folksonomie, Wikipédia
SERRES, Alexandre. Introduction à l'indexation, URFIST Bretagne-Pays de Loire, 2006
LE DEUFF, Olivier. Folksonomies : les usagers indexent le web, BBF 2006, n° 4
ERTZSCHEID, Olivier. Folksonomies : la communauté comme indexeur, Affordance, 2006
13:10 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : folksonomie, bibliothèques
26.01.2007
Madame Huguette démasquée …
L'équipe Vocivélo au grand complet s'est rendue le week end dernier dans notre belle capitale pour vous y représenter au Salon Des Voyageurs à Vélo qui se tenait sur 2 jours à la Maison du Travail de Denis.
Déambulant le soir sur les Grands Boulevards après une merveilleuse journée à écouter les histoires et regarder les images rapportées par ces fous du vélo qui sillonnent la planète, qu'elle ne fut pas notre surprise de découvrir que la Résidence des Violettes dont Madame Huguette nous dresse régulièrement un portrait si champêtre et nous décrit comme un endroit isolé et un peu à l'écart du monde, s'avère en fait être placé au beau milieu du Boulevard Saint Martin , l'un des plus fréquentés de Paris. Voir la photo pour preuve.
Ainsi donc Madame Huguette, vous tentiez de tromper Vocivelo ! Et bien sachez que vous avez été mise à jour !
Pardon chère Huguette pour cette facétie de potaches, sans rancune nous l'espérons, et continuez quand même à nous donner des nouvelles de vos co-pensionnaires.
13:00 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris
24.01.2007
5 minutes
Pour les plus étourdis ou ceux qui vivent sur une autre planète:
1er février 2007 de 19h55 à 20h00
Toutes les infos sur le site de l'alliance pour la planète
21:00 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, décroissance, changement climatique
15.01.2007
Inventaire à la Prévert du matériel du cycliste
Pour voir j'ai décidé de faire ce soir l'inventaire du matériel que je transporte dans mes sacoches en pensant que peut-être cela pourra donner des idées à quelques uns ou que quelques uns par la suite me donnent leurs idées.
Tout d'abord, sur mon vélo j'ai 2 sacoches: une de guidon pour les petites choses, et une sur le porte bagages pour les choses plus volumineuses.
Commençons par la sacoche de guidon:
· un sac plastique bien utile en toutes circonstances pour couvrir la selle quand je ne trouve pas un abri abrité des intempéries;
· un antivol, pour un usage qu'il est inutile de présenter. Simple filin d'acier gainé de plastique et formant une boucle à chaque extrémité. J'y porte un attachement particulier car je l'ai trouvé au bord d'une route il y a bien longtemps et que depuis, équipé d'un cadenas lui aussi récupéré, il a survécu à l'ancien vélo et m'a suivi dans tous mes déplacements;
· un serre bas de pantalon. De la Fubicy il est blanc et réfléchissant pour la jambe côté chaîne;
· quelques papillons "stationnement gênant", un peu froissés mais toujours utiles pour déposer sur les pare-brises des voitures qui empiètent sur MA voie;
· un bonnet, pour les grands froids. Souvenir de notre voyage en Norvège. Uniquement transporté l'hiver;
· une paire de gants (les bleus) en polaire pour les matins froids. Là aussi, je les laisse à la maison l'été;
· un tournevis de petite taille, tiens, il est là celui-là ? Sans doute un oubli après un matin où je soupçonnais quelque déréglage du dérailleur;
· deux clés à six pans, je les avais aussi oubliées celles-là. Ça c'est pour peaufiner un réglage de freins après avoir changé les patins. Si tu tires trop, c'est dur, voire ça frotte en permanence, si tu tires pas assez, le freinage est mou. Donc les patins neufs demandent souvent un peu d'ajustement sur les premiers parcours. En fin de compte, je n'ai jamais dû m'en servir, mais … on ne sait jamais.
· une pièce de 1 centime (d'Euro). A quoi peut-elle bien me servir ? Laissons la dormir et attendons qu'elle fasse des petits.
Sur le côté de la sacoche de guidon, 2 poches.
Dans la première:
· rien. C'est celle du côté gauche, pour un droitier ce n'est pas facile d'accès;
Dans la seconde:
· une autre clé à six pans, de mêmes dimensions que l'une des deux autres. J'ai gagné 27 g !
· un élastique, ou ce qu'il en reste car il n'a manifestement pas apprécié les écarts chaud froid du séjour. Bien utile pour accrocher des baguettes autour de la barre et du cadre au temps où je jouais à construire des cerfs-volants… Ceux qui suivent comprendront.
· Et enfin, 2 pièces de un euro et un jeton de caddie en plastique. Indispensables pour décrocher un chariot pour les courses hebdomadaires.
Voilà pour la sacoche avant. Passons à l'arrière.
· une autre paire de gants, les blancs (quand ils sont propres !) spécialisés pour la pluie ceux-là. Des vieux gants de ski en fait, un peu étroits mais ultra solides;
· un gilet fluo. Un peu de pub pour la Fubicy et surtout un signe visible la nuit. Indispensable. Je me dis même parfois que ce devrait être plus obligatoire qu'un éclairage qui, sur un vélo, est toujours un peu aléatoire et sujet à toutes sortes de pannes. OK, je fais un peu Père Noël jaune avec ce déguisement, mais au moins, ils ne peuvent pas dire qu'ils ne m'ont pas vu;
· un pantalon de "K Way". Bien plié ne prend pas de place, et ne quitte plus le vélo depuis le jour où, l'ayant laissé à la maison, je me suis fait saucer le soir en rentrant. Je trouve que c'est un accessoire indispensable à qui veut pédaler un peu par tous les temps. Pas pour de longs trajets, mais bien adapté pour un court déplacement en ville. Seul inconvénient, il ne couvre pas les chaussures qui elles finissent pas mouiller s'il pleut trop.
· une casquette. En toile imperméable, complément du précédent pour la pluie. La visière protège les lunettes de la pluie et la capuche du blouson renforce l'étanchéité de l'ensemble. Testé sous forte pluie, ça tient les 20 minutes que je mets à rentrer. Même pas mouillé à l'arrivée (sauf les chaussures qui font floc floc, y'a pas à dire, il va falloir trouver un truc);
· un tendeur. En fait un système de deux tendeurs attachés entre eux par un anneau. Super pratique et qui, je trouve, tiennent mieux que deux tendeurs séparés. Utile pour les grosses charges non prévues (ordinateur, colis à la poste …);
· et enfin, une pancarte "Doublez à 1 mètre – code de la route" que je sors quand j'en ai marre de me faire serrer de trop près quelques jours de suite. Très dissuasif et permettant de m'arrêter à la hauteur des quelques imbéciles qui viennent de me doubler d'un peu trop près à mon goût, pour leur demander s'ils savent lire.
Ce que je n'ai pas:
· un casque, pour moi peu utile en ville et surtout anti liberté;
· un nécessaire de réparation contre les crevaisons. Si je crève, je rentre à pied ou j'appelle le taxi Vocivélo;
· un masque anti pollution. On n'est pas encore à Paris ou à Tokyo;
· un écarteur. Mais là, je n'ai pas d'argument.
Voilà , c'est à peu près tout pour moi, mais en fin de compte ce n'est déjà pas si mal.
Et vous, quel équipement transportez-vous sur votre vélo et pour quel usage ? Répondez-moi sur le site , surtout si vous avez résolu le problème des chaussures sous la pluie.
22:10 Publié dans Pension des Violettes , Shopping | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vélo, équipement, sacoches
02.01.2007
Crevaison
Louis Rustin vient de faire son entrée dans Wikipédia. Quel rapport avec le vélo ? C'est lui qui a inventé les rustines, ces petites pièces de caoutchouc qui permettent de réparer les crevaisons. Et son nom, comme Poubelle, est devenu le terme générique qui désigne l'objet. En cas de crevaison, il faut toujours avoir des rustines sur son vélo. Pourquoi je vous parle de ça ? parce que ma roue était complètement à plat ce soir, je suis rentrée à pied bien que Huguette Bernière de la Jolly qui passait par là m'ait proposé obligeamment une pompe à vélo. (Je me demande bien ce qu'elle faisait sur le campus un 2 janvier à 19h00 avec une pompe à vélo à la main au lieu de regarder "Plus belle la vie".)
Pour en savoir plus sur Louis Rustin, consulter Wikipédia ou le site de Rustin.
22:00 Publié dans Déplacement urbain , Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crevaison, vélo, Poitiers, circulation
29.12.2006
Une nouvelle année
L'heure est aux souhaits : aussi souhaitons une bonne année 2007 aux cyclistes urbains avec des pistes cyclables supplémentaires, des stationnements plus nombreux, pratiques et abrités de la pluie, et même des automobilistes attentifs et courtois.
Tous nos meilleurs voeux aux lecteurs et contributeurs de Vocivélo : AnneClaire (la maman de Plume et Lili), Gilolivier, Arnaud, Huguette de Lambrerie née Bernière de la Jolly, Mme Gaspard, l'Abbé Bernier, Jeff et ses filles, Marie cycliste orléanaise, Marie G., Gilles R., Maradonnadia, PM, AnneSo, Juliencolocdarno, Arrière grand père (de Plume et Lili), Dillettante, Francine, Keith et Heather, Bloogyboulga, Mimi & Jolly, Chaaa, Julien, Melie, Nico, Martine, Laurence, el Greco, TM, Legweak, Daniel, François Massonnet, Randovélonature, ouf ... j'ai oublié personne ?
Vous avez lu ce blog, vous avez laissé un message ou vous avez contribué à la Tirelire de Plume ou à celle de Lili, MERCI et BONNE ANNEE.
19:35 Publié dans Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : noel, voeux, vélo
01.12.2006
Piétons attention
Vu dans le Nouvel Obs n° 2193 daté du 16 novembre 2006:
"Délit de lenteur
Gabrielle Rolin, 80 ans, journaliste et écrivain tout juste remise d'une opération à cœur ouvert, en a eu le souffle coupé. Alors qu'elle traversait dans les clous l'avenue du Maine à Paris pour aller acheter son pain, un agent de la circulation a cru bon de la verbaliser pour "marche irrégulière". Montant du PV : 4 €. Si le troisième âge se met à entraver la circulation, on n'en a pas fini avec les bouchons."
Où va-t-on ?
Quand la société défend le plus fort (l'automobiliste) face au plus faible (l'enfant, le piéton, la personne âgée) peut-on encore se dire dans un pays civilisé ?
L'histoire ne dit pas ce qu'il est advenu de l'agent, mais une mise à pied (au propre comme au figuré et avec obligation d'utiliser des béquilles pour se déplacer dans Paris pendant une quinzaine de jours) me semblerait une bien légère peine pour un acte aussi vil. A moins qu'il n'ait fait qu'appliquer les ordres de sa hiérarchie ?
Après le permis piéton mis en place dans nos écoles, va-t-on mettre en place le permis de traverser les rues pour lequel toute personne ne pouvant parcourir 25 m en moins de 12 secondes sera interdit de traversée de rue ?
Heureusement il semble encore rester parmi les forces de l'ordre quelques personnes sensées qui n'hésitent pas à défendre le plus faible face à l'agression des holligans ou des automobilistes.
En tous cas, j'ai une pensée émue pour Madame Huguette: si vous aussi usez de la lenteur propre à votre âge pour vous déplacer, prenez bien garde à vous quand vous traversez nos rues Poitevines et surveillez bien que nul agent ne se trouve à proximité !
23:00 Publié dans Déplacement urbain , Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.11.2006
Tirelire pour Lili
Comme Plume a déjà sa tirelire à CO2, je cherchais une idée pour sa petite soeur née en août dernier :
J'ai trouvé aujourd'hui : j'ouvre une Tirelire "Stop-pub". Le principe est simple : il s'agit d'apposer un autocollant "stop-pub" sur sa boîte aux lettres, puis de déposer 1 stop-pub dans la Tirelire de Lili. (Cliquer en haut à gauche sur la vignette Tirelire de Lili). Ce geste économise en moyenne 40 kilos de papier par an et en contribuant à la Tirelire on peut mesurer les effets cumulés de ce p'tit geste complètement gratuit.
En cette période de préparation de Noël, les publicités dans les boîtes aux lettres connaissent une inflation que l'on peut heureusement maîtriser par un geste simple.
Vous ne savez pas où vous procurer les autocollants : voir le site de l'ADEME. A Poitiers, j'ai obtenu des autocollants à la Maison de l'environnement, rue des Ecoles. J'en ai pris un petit stock d'avance, ceux qui me connaissent peuvent me demander, je leur offrirai gracieusement et j'en profiterai pour remplir la tirelire de Lili.

Quelques précisions lues sur le site de l'ADEME ou sur le site "Réduisons nos déchets" :
- la rémunération des personnes qui distribuent les prospectus n'est pas liée au nombre de prospectus distribués
(depuis 2005)
- la distribution de l'info liée à la collectivité (Mairie, Conseil Général) n'est pas suspendue
- une première évaluation a été faite par l'ADEME en 2005, voir les résultats ici
21:25 Publié dans Interlude , Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tirelire, économies, déchets, écologie
02.11.2006
Lectures
Merci à Huguette de Lambrerie née Bernière de la Jolly qui m'a offert de la lecture. Vous m'épatez chère Huguette car vous êtes décidément très branchée. Quelle bonne idée d'utiliser les services d'Amazon. Une question m'intrigue : la Pension des Violettes propose-t-elle l'ADSL et la WiFi à ses résidents ?
PS : Michel a kidnappé le Stephen King, j'ai donc opté pour la lecture de "Sarnia", l'histoire de la vie d'un pêcheur de Guernesey de 1880 à 1960.

08:20 Publié dans Interlude , Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : livres, lecture
22.10.2006
Huguette de Lambrerie passe à la TV
C'est absolument véridique : Huguette de Lambrerie née Bernière de la Jolly, passera à la TV le dimanche 28 novembre à 18h00 sur France 3. Elle a été conviée personnellement par Julien Lepers pour participer à l'émission "QUESTION POUR UN SUPER CHAMPION". Pour l'occasion, Huguette a quitté la Pension des Violettes jeudi dernier, elle est montée à Paris en TGV 1ère classe et a pu dormir dans un hôtel grand luxe du boulevard Montparnasse. La grande question que tout le monde se pose : "Huguette a-t-elle remportée la coupe du SUPER CHAMPION ?" Vous le saurez en regardant l'émission, car on doit garder le suspens.
Maintenant que je connais un peu cette chère Huguette de L., je suis persuadée qu'elle a su briller et représenter dignement le Poitou-Charentes, n'est-ce pas Huguette ?
14:00 Publié dans Interlude , Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.10.2006
Grosse frayeur
Charmante sortie dimanche dernier organisée par nos amis de Vélocité 86: le soleil était au rendez-vous, un petit mais déterminé groupe de cyclistes de tous ages, un guide exceptionnel qui connaît le moindre caillou et le plus petit chemin , pourvu qu'il soit creux, par le bout de sa pédale, un coin pique-nique au calme et au soleil qu'on aurait pu se croire en été .... bref une ballade des plus agréables ou tout se déroulait plus que bien jusqu'à ce que Jeff, un des jeunes et talentueux organisateurs de la sortie ne soit littéralement happé par une plus toute jeune personne et entraîné presque de force vers les dépendances de son habitat d'où bientôt nous parvinrent des bruits de scie électrique ou de perceuse !
Un frisson d'horreur parcourut l'assistance, et tous ceux qui suivent ce blog en sont devenus pâles et ont pour la plupart, failli se trouver mal?. Etions-nous tombés sur une assidue du blog qui ayant reconnu en Jeff un accorte pratiquant de la petite reine a voulu sur le champ tester la véracité de l'article parue dans the Sciencetest ? Je dois dire qu'en tant qu'auteur dudit article je n'en menais pas large. Dans quel état sera-t-il en ressortant ? Allais-je perdre un ami fâché à mort après cette aventure ? N'étions nous point tombés sur cette Huguette qui hante ce blog et semble des plus délurée ?
Quand au bout d'un temps qui a tous paru interminable , Jeff ressorti enfin, la foule amassée sur le chemin poussa un ouf de soulagement en voyant qu'il ne semblait pas trop affecté par sa rencontre et son explication acheva de nous rassurer: point de retour de jeunesse de la vieille en campagne, point d'effet de Vocivelo sur la libido des spectatrices des cyclistes ... juste un fil de taille bordures qui était coincé et que Jeff avec son grand cœur a remis à sa place.
Les jambes encore flageolantes mais tout de même bien rassurés, nous reprîmes ensemble notre voyage.
Quand à moi, juré , craché, que cela me serve de leçon, jamais plus de fausse bonne nouvelle sur Vocivelo !
20:15 Publié dans Lui , Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.10.2006
Y a-t-il un lecteur sur ce blog ?
Angoisse en regardant les stats de fréquentation de Vocivélo. Chaque jour enregistre en moyenne une vingtaine de visiteurs. Je trouvais que c'était pas mal pour un sujet non dénué d'intérêt mais quand même un peu pointu : la pratique du vélo à Poitiers, ça doit pas intéresser les foules. Même si de temps en temps, Michel agite la sauce par quelques notes plus vertes.
Et si les lecteurs enregistrés n'étaient que des lecteurs virtuels, des robots, des crawlers, des indexeurs de blog etc… qui passent leur temps à scruter le web ? Combien resterait-il de vrais lecteurs, à part cette chère Huguette de L. que j'ai eu l'occasion de rencontrer dans la vraie vie et je peux vous confirmer qu'elle n'est pas virtuelle du tout.
Vais-je continuer à écrire pour des robots qui avalent tout sans discernement
Autant les nourrir grâce aux générateurs de texte. Tiens j'ai essayé, ça donnerait ça :
« … qui avait tué sa femme. » Point Final. Après huit mois de travail, je venais enfin de mettre un terme à mon roman. Il était tard, les mollets me démangeaient, je n’avais qu’une seule envie : vociférer et aller me coucher. Cette chère Madame Huguette de L. avait enfin découvert qui avait sauvagement mutilé Annegabrielle à grands coups de guidon. Ce salaud d'Automobiliste, vice-président de l'Association des fondus de la voiture Corp. était maintenant sous les verrous, et je pouvais enfin les oublier tous, les abandonner au fond de mon ordinateur jusqu’à ce qu’un éditeur daigne leur prêter attention. Les yeux fermés, je goûtai ce moment de tranquillité tant attendu lorsque le téléphone sonna. Surpris, je m’empressai de décrocher : « Vocivélo ? » - oui, c’est moi - Espèce d'a*****, tu vas payer cher … On n’envoie pas l'Automobiliste si facilement sous les verrous. L'Association des fondus de la voiture Corp a beaucoup de contacts, tu dois le savoir… Regarde derrière les panneaux de piste cyclable la prochaine fois que tu sors… au cas où quelqu’un t’attendrait. » l'automobiliste raccrocha. Je restai pantois… Etais-ce une mauvaise blague d’un ami ? Ou était-ce l’heure tardive et les 3 jus de pomme que je m’étais enfilé pour clore ce torchon ? Je me redressai, arrêtant momentanément de vociférer. Je secouai la tête pour me débarrasser de la torpeur qui m’envahissait. Se pouvait-il que mes personnages soient réels… que ce vieux fantasme de tout écrivain ait curieusement pris corps pour moi ? Je me retournai vers mon écran pour y apercevoir le visage goguenard de cette chère Madame Huguette de L.. A suivre...
Pas mal pour un début
Je me console en me disant que le nombre d'IP enregistrées ne cesse d'augmenter, environ 350 IP différentes enregistrées sur le mois de septembre. Google et Cie n'ont quand même pas envoyé plus de 350 serveurs différents pour indexer mon modeste blog.
Je me console en pensant que seul un esprit humain peut concevoir des requêtes comme "aborder sa voisine", "un monde utopique", "verbaliser un cycliste sur le trottoir", " doubler avec empietement sur la voix (sic) de gauche" ou " huguette lambrerie" (elle est très connue)…
Bien sûr, je peux installer un livre d'or ou un compteur où il faudrait cliquer pour dire "oui je suis une vraie personne". Mais qui me dit qu'on a pas dressé les robots à signer les livres d'or ou à cliquer sur "oui je suis une vraie personne". Voilà pourquoi je suis angoissée, suis-je seule dans la blogosphère?
14:50 Publié dans Interlude , Pension des Violettes | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vélo urbain, poitiers
27.09.2006
Communiqué de presse 2
AFB – Paris le 27 septembre 2007 – 21:18 TU
Immense déception ce jour dans les rues de Poitiers quand la rumeur a commencé à circuler: l'article paru dans "The Scientest" et vantant les bienfaits de l'usage quotidien du vélo sur la vie sexuelle des couples serait dû à une erreur de traduction. Un célèbre traducteur en ligne a ainsi malencontreusement confondu le Thaïlandais du Dans Raek avec celui du Savannakhet et a donc traduit "Ketchmini pouatreck ragoloverdu" par "le vélo d'amour" alors qu'il signifie "le bleu de l'amour" ce qui bien entendu fait référence à une réputée pilule et non à nos chères bicyclettes bleues.
Nos journalistes ont rencontré plusieurs habitants de Poitiers qui ayant lu cet article se sont précipités chez leur marchand de cycles dans l'espoir de tester le miracle. Ainsi Madame Huguette de L., qui nous a avoué avoir passé commande d'une bicyclette neuve pour elle et pour son curé, le saint homme n'ayant pas changé son vélo depuis plus de 10 ans. "Son anniversaire tombant le 27 juin, j'ai pensé à lui faire ce petit cadeau", nous a-t-elle avoué en cachant bien malgré elle sa déception.
Gageons que pour ne pas avoir investi pour rien, nos concitoyens ne se retrouvent bientôt nombreux à arpenter nos nouvelles pistes cyclables et puis, on ne sait jamais, comme le dit si bien la sagesse populaire "il n'y a pas de fumée sans feu". Alors …
Agence France Blog – Poitiers le 27 septembre 2006 – 21:18 TU
21:45 Publié dans Pension des Violettes , Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.09.2006
Vélo et sexualité
Selon une étude parue dans "The Scientest" de juin 2006 et portant sur les couples dont au moins un des deux partenaires s'est mis à l'utilisation quotidienne du vélo pour ses déplacements trajet/travail et de loisir:
· 98 % des femmes interrogées ont noté une nette ou très nette amélioration de leur relation avec leur compagnon
· 79 % des couples ont noté un accroissement notable de la qualité de leur relations sexuelles quand seul l'un des partenaires pratique le vélo de façon quotidienne. Le taux passe à 85 % quand les deux partenaires pratiquent la bicyclette.
· 72 % des femmes avouent parvenir plus facilement et plus souvent à l'orgasme depuis qu'elles pratiquent le vélo, 56 % quand seul leur compagnon s'est mis au vélo.
· 82 % des hommes qui se sont mis au vélo quotidien avouent ressentir plus de désir pour leur compagne quand celle-ci ne pratique pas ou peu la bicyclette. Ce taux monte à 93 % si leur compagne pratique également la bicyclette.
· que 79 % des femmes et 83 % des hommes reconnaissent avoir noté une amélioration de leur relation avec leur compagnon/compagne jugé(e) plus "amoureux(se)" et "moins agressif/agressive" depuis qu'il/:elle pratique le vélo.
· enfin, la fréquence des rapports sexuels dans les couples dont les deux partenaires pratiquent le vélo au quotidien a été multipliée par 2 en comparaison de la période précédente.
Dans le même numéro de "The Scientest", une étude menée depuis 18 ans sur un échantillon comparatif d'un groupe de couples pratiquant le vélo au quotidien et d'un groupe témoin de couples dont aucun des partenaires ne pratique le vélo au quotidien, portant sur la tranche d'age de 25 à 75 ans , de milieux sociaux professionnels identiques et habitant des zones géographiques similaires, a montré:
· que les couples pratiquant le vélo sont dans 83 cas sur cent plus fidèles que les couples du groupe témoin
· qu'il y a jusqu'à 5 fois moins de divorces chez les couples pratiquant le vélo que dans le groupe des couples témoins, bien que leur espérance de vie commune soit plus élevée de 7,4 ans.
· que la délinquance chez les enfants des couples pratiquant le vélo est quasi inexistante (< 1 pour mille) quand 5,2 % des couples du groupe témoin avoue rencontrer des problèmes graves avec ses enfants.
Mesdames, Messieurs, vous savez ce qu'il vous reste à faire !
20:40 Publié dans Pension des Violettes , Science | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note






